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mardi 13 octobre 2009  Enregistrer au format PDF


17 octobre MANIFESTATION POUR LES DROITS DES FEMMES à PARIS

Le 17 octobre est un appel d’associations, de syndicats et de partis politiques à participer à cette manifestation qui entend dénoncer les attaques encore plus violentes envers les femmes dans cette période de crise : précarité, inégalité salariale, travail à temps partiel imposé, chômage ….
La mobilisation se fait autour de 6 thématiques : LIBERTÉ, AUTONOMIE, DIGNITÉ, LAïCITÉ, ÉGALITÉ, SOLIDARITÉ. Ces thèmes rappellent l’importance pour les femmes de disposer librement de leur corps et du respect de leur sexualité, mais aussi d’obtenir une réelle égalité financière, sociale et politique, leur autonomie et leur dignité en dépendent. Cette mobilisation affirme aussi que la laïcité est primordiale et qu’il faut refuser toute ingérence des intégrismes religieux dans la vie des femmes.

ATTAQUE des services dans les hôpitaux qui pratiquent des IVG en l’Ile de France

Nous savons qu’il est déjà particulièrement difficile d’avoir une IVG durant la période des vacances d’été dans toute l’Ile de France, et qu’alors les délais amplement dépassés obligent les femmes à aller à l’étranger.

Aujourd’hui le gouvernement met encore plus en danger la vie et la santé des femmes car des centres importants qui pratiquent les IVG sont transférés vers d’autres structures. Ainsi sont fermés depuis mai pour Paris : Broussais (1309 IVG sous techniques chirurgicales ou médicamenteuse), Tenon (523) et pour le Val de Marne Jean Rostand (119) où il ne restera plus qu’un centre (Bicêtre). Cela s’ajoute à la cinquantaine de centres (petits ou grands) pratiquant les IVG fermés ces dernières années, avec parfois des raisons avancées faisant force de loi comme la sécurité, ce qui est loin d’être vérifié…

Non seulement on oblige les femmes à aller dans une autre région mais il n’est pas acquis que les hôpitaux qui subsistent puissent accepter de nouvelles IVG, soit pour des raisons du nombre trop important d’actes avec le même personnel, soit en application de « la clause de conscience » ; ainsi Saint Antoine qui fait déjà 645 IVG devra absorber les 523 de Tenon ….

Là encore il y a un hiatus entre l’égalité formelle et l’égalité réelle. Que vaut la possibilité de pratiquer une IVG si on ne trouve aucune structure pour le faire !


PRÉCARITÉ TOUJOURS PLUS GRANDE POUR LES ÉTUDIANTES

La mutuelle étudiante LMDE, avec l’Observatoire Expertise et Prévention de la Santé des Etudiants (EPSE), a réalisé une enquête en juin 2008 (ENSE 2) plus affinée que celle de 2005 (ENSE 1) dans les méthodes et correctifs.

Il apparaît que des différences existent entre étudiantes et étudiants et entre lieux de résidence, tant sur le plan de la santé que sur celui de la sexualité. Le modèle contraceptif préservatif/pilule est très prégnant pour les jeunes qui souhaiteraient d’autres modes de contraception. Surtout la situation des DOM est inquiétante.

A la Réunion 10 % des étudiantes déclarent n’utiliser aucun moyen de contraception, 8,6 % en Martinique, contre seulement 2 % en métropole. En métropole 62 % des étudiantes utilisent actuellement un moyen de contraception contre 60 % à la Réunion, 50 % en Guadeloupe et seulement 38 % à la Martinique. Ces chiffres montrent la nécessité d’organiser des grandes campagnes régulières auprès des jeunes sur l’information et l’éducation à la santé. Ils montrent aussi qu’il est urgent de faire une analyse plus fine par territoire.

Les personnels de l’éducation nationale ont bien sûr toute leur place à prendre dans ces campagnes qui doivent d’ailleurs commencer bien en amont de l’enseignement supérieur.

D’autre part, l’enquête montre que le choix d’un gynécologue ou d’un généraliste pour prescrire un moyen de contraception dépend du milieu social et culturel. Les boursières choisissent plus un généraliste (37 %), idem pour les étudiantes qui ont eu une mère non scolarisée (56 %) et dans les DOM (65 % à la Réunion, 43 % en Martinique et 40 % à la Guadeloupe). Les dépassements d’honoraires des gynécologues peuvent bien sûr être des phénomènes explicatifs surtout que les médecins en secteur 1 sont peu nombreux et ne peuvent plus absorber de nouvelles clientes.

Nous devons lutter contre tous les obstacles financiers liés à un manque d’information, ou à la mauvaise volonté de certaines professions (pharmaciens et pilule du lendemain) dans l’accès à la contraception pour les jeunes : « la meilleure contraception est celle que l’on choisit », ainsi que dans l’accès à l’IVG.


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