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Audience FSU avec Luc Chatel

lundi 7 septembre 2009  Enregistrer au format PDF

Compte-rendu de l’audience du 26 août 2009


La FSU a rencontré le Ministre de l’Education Nationale le 26 août. Cette rencontre a donné lieu à un tour d’horizon au cours duquel le ministre a apporté peu de réponses précises.

Nous avons rappelé les conséquences à cette rentrée des suppressions de postes et montré comment les objectifs affichés par le ministre dans son interview (lutte contre les inégalités) sont contradictoires avec la politique de suppressions de postes. Le ministre s’est contenté de défendre les choix gouvernementaux de façon très générale.

Sur la formation des maîtres nous avons redit notre désaccord avec la publication des décrets cet été, rappelé nos revendications sur l’année de stage et demandé comment allaient se dérouler la suite et les concertations qui nous avaient été annoncées. Luc Chatel après avoir brièvement affirmé qu’il avait « renoué les fils du dialogue », qu’il parlait d’une même voix avec Valérie Pecresse, a souligné que l’essentiel du travail était encore à faire et que la plupart des sujets restaient ouverts, y compris l’année de stage : les groupes techniques prévus vont démarrer la semaine prochaine. La FSU sera reçue par le cabinet en parallèle de l’avancement des travaux.

Concernant l’école primaire nous avons rappelé notre demande de remise à plat du dispositif d’aide personnalisée ; le ministre annoncé une évaluation en cours par l’Inspection Générale.

Nous avons interrogé le ministre sur ses déclarations concernant la réforme des lycées et dit notre désaccord avec le calendrier annoncé. Le ministre s’est efforcé de minimiser le problème en affirmant que le travail mené au cours de l’année précédente et notamment le rapport Descoing avait déjà permis un travail de terrain et faciliterait les décisions ; il doit arrêter les « grandes orientations » fin septembre après une première concertation ; puis commencerait le « travail technique » pour deux mois. Nous avions redit notre scepticisme face à ce calendrier qui nous semble peu réaliste ; nous l’avons interrogé sur les « grandes orientations » auxquelles il pensait sans obtenir d’autre réponse qu’une allusion à l’orientation des élèves. Nous avons souligné la nécessité de revenir sur la réforme du bac pro dont on peut percevoir les conséquences négatives : refus de ministre qui affirme que la réforme est faite et fonctionne bien.

Nous avons ensuite interrogé sur ses intentions en matière de « remplacement » suite à ses annonces sur l’agence de remplacements : Luc Chatel a simplement répondu qu’il voulait améliorer les remplacements, qu’il n’avait pas de projet a priori et que Michel Dellacassagrande (actuel directeur de la DAF, bientôt à la retraite) serait chargé d’une mission pour faire des propositions.

Nous avons également abordé la façon dont le ministre avait abordé la revalorisation des enseignants dans son interview au Monde : le ministre a affirmé qu’il y aurait bien une revalorisation « significative » des débuts de carrière en lien avec la mastérisation mais également des mesures concernant toutes les étapes de la carrière. Il n’a pas donné de précision supplémentaire et a renvoyé à des discussions qui allaient s’engager.

Nous avons alerté le ministre sur la situation des EVS et AVS qui, malgré l’article de loi inscrit dans la loi mobilité, risquent du fait de la complexité de la procédure, de ne pas pouvoir être réemployés et demandé une véritable professionnalisation des AVS chargé de l’intégration des élèves en situation de handicap.

Nous avons également alerté sur la situation de l’EPS sans obtenir de réponse et sur la question des retraites des femmes que le ministre a semblé découvrir.

Il nous a interrogé sur l’utilisation à faire de l’emprunt national en précisant qu’il était hors de question de l’utiliser pour des dépenses de fonctionnement et il a évoqué l’économie de la connaissance : nous avons souligné qu’il était difficile y compris dans ce dernier domaine de séparer investissement et fonctionnement en rappelant qu’un équipement informatique nouveau risquait d’être inefficace sans formation ; nous avons cependant souligné l’importance de lutter contre les inégalités territoriales, en matière par exemple d’équipements sportifs ou d’accès au haut débit.


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