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Benoit Bossard (FSU 44, Ecole Emancipée)

mardi 5 décembre 2006  Enregistrer au format PDF


Ne rien s’interdire pour la sortie de l’autonomie

- La perspective de la réunification du mouvement syndical, faisant référence à l’éclatement de 1947, rappelée à juste titre dans les textes de la FSU, n’est actuellement un guide ni pour le court terme ni pour le moyen terme.
- Les initiatives de la FSU (CLUI...) relèvent plutôt de l’unification du mouvement syndical de lutte et de transformation sociale sur des bases démocratiques, pour contribuer à « plus d’efficacité, plus de cohérence dans la construction d’alternatives syndicales aux choix économiques et sociaux » comme le disent ses textes.
- L’échec des initiatives type CLUI vient en partie de la FSU (ne pas faire si la CGT ne marche pas), mais aussi des partenaires (CGT, Solidaires, opposition CFDT) dans ces initiatives. Les prochaines initiatives de la FSU et leur avenir dépendront aussi de ces partenaires. L’interaction est évidente.
- L’évolution de la situation a considérablement renforcé la nécessité pour la FSU de sortir de l’autonomie : globalisation des attaques libérales, destruction des services publics (bien sûr que la privatisation de GDF regarde la FSU )... et remise en débat de la question de la représentativité.
- Il est paradoxal que le mouvement syndical confédéré se prive de l’apport en terme de réflexion et d’action de la plus grosse fédération de la Fonction Publique d’Etat, très largement majoritaire dans l’Education Nationale. Ce paradoxe issu de 1947 était alors vécu comme transitoire et ne devant pas durer.
- Il est paradoxal que la plus grosse fédération de la Fonction Publique d’Etat ne puisse nourrir sa réflexion et ses actions des éléments de la situation du monde salarié tout entier. Ce paradoxe issu de 1947 était alors vécu comme transitoire et ne devant pas durer. Il devient aujourd’hui de plus en plus mortifère pour la FSU.
- Dans ces conditions, il est important que la FSU déclare qu’elle ne s’interdira rien pour sortir de l’autonomie : ouverture, adhésion de nouveaux syndicats, partenariat privilégié et organisé avec des organisations syndicales (confédérées ou non), union syndicale, confédéralisation...
- Il s’agit de faire bouger la situation. On préfère le faire avec nos partenaires syndicaux, et dans les meilleures conditions, mais cela dépend aussi d’eux. Il faut apprécier ce qui est réalisable, mais s’interdire a priori telle ou telle voie ne peut que fragiliser nos positions. Et nous condamner à subir !


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