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CDFN des 16 et 17 mars : motion pour l’avenir du SCEREN (CNDP-CRDP)

mardi 24 mars 2009  Enregistrer au format PDF


La FSU, au vu de l’aggravation de la crise financière et sociale qui affecte le SCÉRÉN (Services Culture Éditions Ressources pour l’Éducation Nationale), réseau des centres de documentation pédagogique :

- s’oppose aux suppressions et gels de postes, aux interruptions et non-renouvellements de détachements d’enseignants, aux projets de licenciement de contractuels, à la mutation forcée de biatos : pour les directions, baisser la masse salariale afin d’équilibrer les budgets prime désormais sur le développement des activités, les missions d’édition, de documentation, de formation-animation étant devenues des variables d’ajustement ; les personnels payent ainsi les frais d’erreurs de gestion, les problèmes de gouvernance et les errements de la délocalisation du CNDP à Chasseneuil-du-Poitou ;

- proteste contre le déficit de dialogue social dans le SCÉRÉN, le manque de vitalité démocratique des instances, les cas individuels de maltraitance et d’humiliations (comment admettre les pressions contre des agents ayant accompli l’essentiel de leur carrière au CNDP ou en CRDP et poussés à prendre leur retraite avant d’avoir toutes leurs annuités ?) ; en temps de crise, pourtant, il faut plus que jamais mobiliser toutes les compétences et rassembler les personnels, non les diviser ;

- déplore le défaut de tutelle du ministère de l’éducation nationale, qui n’a pas anticipé les problèmes actuels, n’exprime aucune vision stratégique pour le CNDP et les CRDP, voire respecte de moins en moins leur mission statutaire d’édition, de production et de développement des ressources éducatives, dans tous les domaines de l’éducation » ; une clarification doit s’opérer entre le ministère et ses services déconcentrés d’une part, et le SCÉRÉN d’autre part, sur leurs rôles respectifs ;

- estime anormal que l’État verse chaque année au SCÉRÉN une dotation qui ne couvre pas le montant total des salaires de ses agents : 98,6 millions d’euros, votés par le Parlement au projet de loi de finances 2008, pour des salaires de 105,7 millions d’euros ; il est impératif que l’Etat assume ses responsabilités et rétribue entièrement ses personnels !

- juge indispensable que, au lieu de la « performance », de la rentabilité à courte vue, de l’« efficacité programmée », l’identité de service public du SCÉRÉN redevienne l’axe fédérateur des projets d’établissement et des orientations de ses 32 centres et de leurs 120 implantations au plus près des communautés éducatives : remédier aux inégalités territoriales dans l’accès aux ressources éducatives, fournir des outils pédagogiques aux professionnels de l’éducation, accompagner les réformes ministérielles, favoriser les arts et la culture ainsi que les TICE, œuvrer pour les publics de l’éducation prioritaire, participer à la prévention et à la lutte contre l’illettrisme, contribuer à la réussite de tous les élèves – autant de dimensions de l’utilité sociale du SCÉRÉN, aujourd’hui directement menacé de démantèlement par manque de volonté politique et de moyens.


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