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CDFN des 19 et 20 septembre 2006 : texte Action

mercredi 27 septembre 2006  Enregistrer au format PDF


L’été a été marqué par la violence de la guerre menée par l’armée israélienne au Liban et ses conséquences continuent de se faire sentir. Alors que la campagne présidentielle semble déjà lancée avec son cortège de déclarations et des petites phrases, le gouvernement de Villepin poursuit sa politique de régressions.

C’est le cas bien sûr dans l’éducation où les coupes budgétaires prévues pour 2007 vont s’ajouter à celles accumulées depuis 4 ans et s’articulent avec la remise en cause de l’éducation prioritaire, la baisse des recrutements, la réduction des exigences (socle, PPRE), le tri social des élèves, l’apprentissage junior et plus généralement l’abandon de toute ambition de réussite de tous mais aussi le développement de la précarité. De même se multiplient les déclarations qui remettent en cause des principes fondamentaux du service public d’éducation. La FSU s’oppose à toute remise en cause du principe de mixité sociale et à la promotion de l’enseignement privé.
C’est le cas dans la Recherche où le gouvernement tourne le dos à ses engagements sur les créations de postes et cherche à faire passer en force sa conception autoritariste de l’organisation de la recherche. C’est aussi le cas dans la fonction publique avec la poursuite d’une politique qui consacre la perte du pouvoir d’achat de tous et essaye d’avancer une « gestion des ressources humaines » fondée sur l’arbitraire, l’individualisation, la mise en concurrence, les fusions de corps voire le démantèlement des administrations centrales (comme au ministère de l’EN).. C’est également le cas dans les services publics avec le projet de privatisation de GDF.

Alors que le Ministre de l’Intérieur a été obligé à des reculs par l’action de RESF à laquelle la FSU a fortement contribué, il n’en a pas pour autant renoncé : des dizaines de milliers de familles et de jeunes sont condamnés à la précarité, sous le menace permanente de l’exclusion ; et l’on n’hésite pas à envoyer la police dans une école maternelle pour se saisir d’un enfant ; la loi CESEDA a été votée et l’affaire de Cachan montre la volonté gouvernementale de faire des coups de force contre les libertés en recourant à des effets médiatiques sans se soucier des conséquences humaines. C’est dans ce contexte qu’est engagé le débat parlementaire sur le projet de loi dit de « Prévention de la Délinquance » qui, loin de proposer une véritable prévention, s’inscrit dans une logique encore plus répressive, de contrôle des plus défavorisés, de défiance envers le travail des professionnels du social, de l’éducatif et de la santé et de remise en cause de celui-ci.

Dans ce contexte la FSU entend orienter son action autour de quelques grands axes à la fois pour obtenir des résultats immédiats et peser sur les débats politiques.
Il s’agit de construire un grand mouvement social pour l’éducation : la réussite de la grève du 28 doit en être une étape importante et le CDFN appelle les personnels à la préparer collectivement et à profiter de cette journée pour débattre des revendications et des suites ; en même temps il importe de mener une large campagne d’opinion, de contacts avec les personnels, les parents, le public, d’intervention auprès des élus en utilisant le matériel unitaire et surtout le tract fédéral. La FSU s’adressera à ses partenaires pour envisager des suites unitaires d’ampleur nationale.

Les Etats Généraux pour l’avenir des jeunes sont complémentaires de cette démarche ; outre les questions d’éducation ils doivent permettre d’avancer des propositions sur l’emploi, les droits, l’autonomie de la jeunesse. Le CDFN appelle les SD à s’en emparer et à organiser aussi largement que possible des assises et des débats.

Le droit à l’éducation pour tous passe aussi par le refus de toute chaise vide dans nos écoles : la FSU continuera à agir, notamment avec RESF, pour combattre les expulsions et obtenir la régularisation de tous. Le CDFN appelle les personnels a être vigilants et à s’opposer à toute tentative d’expulsion de jeune ou de famille d’enfant scolarisé.

Le CDFN renouvelle sa solidarité avec les expulsés de Cachan : il dénonce les interventions policières et exige d’urgence un logement décent et pérenne pour tous ; il apporte son soutien à la manifestation nationale du 30 septembre.

La FSU entend contribuer à construire avec tous ceux qui le souhaitent un mouvement dans la fonction publique pour obtenir des mesures permettant le maintien et le rattrapage du pouvoir d’achat de tous et une refonte de la grille et combattre les suppressions de postes, la précarité, les restructurations et la remise en cause des statuts.
Le CDFN donne mandat au BDFN dans sa prochaine réunion de discuter de l’organisation d’un colloque sur la fonction publique avant le congrès.

La FSU souhaite contribuer aux actions de défense et amélioration des services publics qui peuvent s’organiser autour de la défense de GDF et elle est disponible pour toute initiative unitaire rassemblant salariés et usagers. Elle confirme son engagement dans Convergence pour la défense des services publics.
La loi Prévention de la Délinquance ne concerne pas les seuls travailleurs sociaux ou éducateurs mais tous les personnels : à ce titre la FSU est prête à contribuer à des initiatives d’action, notamment en liaison avec le Comité National Unitaire et appelle à soutenir les actions menées dans le cadre de la journée nationale d’action et de grève du 10 octobre pour le retrait du projet de loi.


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