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CDFN mai 2008, texte action

lundi 26 mai 2008  Enregistrer au format PDF


Ce CDFN se tient dans une période d’actions fortes et que nous avons contribué à construire. Les journées du 15 et du 18 mai ont montré la force de la mobilisation dans les services publics et notamment l’éducation nationale, la culture, l’enseignement supérieur et la recherche.

Mais au-delà, ce sont de multiples secteurs qui sont entrés dans l’action : depuis les employés de la grande distribution jusqu’aux retraités en passant par les salariés de l’audiovisuel. De ce point de vue, le mouvement courageux des travailleurs sans-papiers est exemplaire : ils ont pris la décision de se battre au grand jour malgré les risques.
C’est que la politique menée par le président et le gouvernement apparaît clairement pour ce qu’elle est : une politique de régression qui, au nom de la réforme, accroît les inégalités et s’attaque aux acquis sociaux et aux solidarités sans répondre aux attentes de plus en plus fortes en matière de salaire ou d’emploi.

Ainsi, dans la fonction publique, la RGPP se révèle un redoutable instrument qui sacrifie des pans entiers de missions, remet en cause le rôle et la place des services publics ainsi que le statut de la Fonction publique et qui taille de façon dramatique dans l’emploi public et amplifie la précarité. Dans le même temps, le pouvoir d’achat des actifs et des retraités continue à être amputé et les carrières écrasées, le SMIC venant encore une fois de passer au dessus du minimum fonction publique. Et le projet de loi « mobilité » qui doit passer à l’Assemblée nationale le 10 juin est un instrument de plus de remise en cause des garanties statutaires et une boîte à outils pour les redéploiements. Le rapport Silicani propose de pousser encore plus loin cette remise en cause.

Ainsi le gouvernement prétend imposer aux chômeurs des conditions de plus en plus dégradées qui vont peser sur les conditions d’emploi de tous.

Dans ce contexte de lutte, le gouvernement a choisi l’affrontement. Non seulement il affiche la volonté de maintenir voire d’accentuer sa politique mais il multiplie les attaques contre le mouvement et les organisations syndicales, notamment la FSU. Et l’annonce au soir du 15 mai d’un projet de loi imposant un service d’accueil des élèves les jours de grève par les communes et la remise en cause des conditions d’exercice du droit de grève constitue une diversion et une inacceptable provocation. En difficulté sur le fond des questions éducatives il choisit l’esquive.

Certes, la lettre du ministre de l’éducation propose d’ouvrir des discussions sur un certain nombre de sujets, mais il reste encore vague, et esquive des questions centrales, comme celle des moyens et de l’emploi et celle de la politique éducative.

Dans ce contexte, nous avons la responsabilité à la fois de continuer à construire un mouvement élargi inscrit dans la durée et d’appuyer cette mobilisation sur une campagne d’opinion, qu’il s’agisse de retraites, de services publics ou d’éducation et de Recherche.

Le CDFN appelle les personnels à assurer la réussite de la journée d’action du 22 mai pour la défense de nos retraites solidaires et contre l’allongement de la durée de cotisations. Il les appelle à participer massivement aux manifestations et à faire grève dans l’unité partout où c’est nécessaire pour le succès des manifestations.
Il considère nécessaire que cette journée soit une étape ; la FSU s’adresse aux autres organisations pour débattre des suites et appelle les personnels à en débattre.

En matière de fonction publique, la FSU proposera aux autres organisations une nouvelle étape d’actions fin mai ou au plus tard début juin avec grèves et manifestations. Le CDFN appelle à amplifier la campagne d’opinion autour de l’appel « le service public est notre richesse » et à organiser partout des débats sur nos propositions et la signature de l’appel. Il appelle au succès du meeting prévu le 7 juin.

La FSU proposera une mobilisation unitaire contre la dégradation annoncée par la réforme de l’Ircantec.

Le CDFN soutient l’action du collectif contre la casse du Service des droits des femmes et appelle à signer la pétition.

Le CDFN invite les Sections Fédérales de Retraités, s’appuyant sur la mobilisation, à préparer sans tarder les initiatives d’automne avec les autres organisations de retraités, pouvant prendre la forme d’une manifestation nationale.

Dans le domaine de l’éducation, le CDFN appelle à assurer le plein succès de la journée du 24 mai et à en faire une journée nationale de manifestations qui réunissent tous les secteurs de la communauté éducative : parents, personnels de l’éducation, jeunes, associations… La FSU proposera à ses partenaires de poursuivre et amplifier l’action en construisant des mobilisations les plus unitaires (rendez-vous hebdomadaires de manifestations, grèves,…). Il proposera d’articuler une nouvelle journée d’action éducation avec l’étape fonction publique qu’elle propose. Le CDFN appelle au succès de l’Academic Pride du 27 mai dans les universités et la Recherche.

Le CDFN apporte son soutien aux personnels de l’AFPA en grève le 29 mai contre la marchandisation et la privatisation qui remettent en cause l’AFPA en tant qu’outil essentiel du Service Public de la Formation Professionnelle.

Le CDFN s’oppose à la proposition de loi gouvernementale concernant une nouvelle définition de « l’offre valable ou acceptable d’emploi », établissant une dégressivité des références salariales en fonction de la durée d’inscriptions des chômeurs en imposant également un durcissement des conditions de mobilité.
La radiation après deux refus d’emplois au 12è mois concernant toute offre rémunérée au dessous du niveau d’allocation chômage nous fait directement enter dans un système à l’anglo-saxonne. Le CDFN donne mandat, dans un cadre unitaire le plus large possible, pour participer aux initiatives sur la négociation d’une nouvelle convention Unedic pour obtenir des niveaux d’indemnisation de haut niveau pour tous les chômeurs. Le transfert des excédents ponctuels de l’UNEDIC en direction des régimes vieillesse constitue un coup de force gouvernemental qui est particulièrement indécent à l’heure où aujourd’hui moins d’un chômeur sur deux inscrits à l’ANPE est indemnisé par l’UNEDIC.


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