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CDFN mai 2008, texte droits et libertés

lundi 26 mai 2008  Enregistrer au format PDF


Le CDFN de la FSU appelle l’ensemble des personnels à participer aux actions organisées du 19 au 25 mai dans le cadre de la campagne pour la Votation citoyenne, - qui vise à faire intégrer dans la loi le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales -, en votant partout où une votation est organisée et en participant à l’organisation de ces votations.

Le CDFN de la FSU condamne les violences policières (gaz lacrymogènes, molestage, insultes, mises en garde à vue, relevé d’empreintes ADN...) exercées contre les lycéens depuis le début de leur mouvement pour la défense de l’école, comme à Brive, à Poitiers ou à Grenoble par exemple, mais aussi les pressions, les sanctions (exclusions temporaires, conseils de disciplines,…) et les menaces exercées sur la poursuite de la scolarité des jeunes par certaines directions d’établissement. Elle appelle l’ensemble des personnels à s’y opposer, et continuera à agir dans le cadre unitaire avec les autres organisations syndicales d’éducation, lycéennes, étudiantes, et les associations de parents d’élèves. Le CDFN de décembre a voté une motion de solidarité avec un jeune lycéen nantais grièvement blessé par tir de flashball.
Ce lycéen de 17 ans vient de perdre définitivement l’usage de son œil. La plainte déposée par les parents n’a toujours pas été jugée recevable.
Le CDFN demande que l’enquête judiciaire en cours aille au bout de la recherche de responsabilités, que la plainte des parents soit jugée recevable, que les auteurs soient sanctionnés.

Plus largement, la FSU dénonce les fréquentes arrestations de militants qui souhaitent simplement exprimer leur opinion, comme récemment en Isère où des militants ont été contrôlés et fouillés, leur matériel militant saisi et certains menottés et emmenés par la police lorsqu’ils refusaient de se laisser fouiller.

Le CDFN s’associe à la protestation des syndicats de Créteil contre la tentative de licenciement qui touche une collègue, Thérèse Chérifi, et s’associe également aux initiatives prises pour la défendre.

La mise en place de bases de données nécessaires à la gestion des établissements scolaires doit offrir toutes les garanties nécessaires au respect des libertés publiques et de la vie privée des élèves et des familles.
L’anonymat des données est une condition non négociable dès lors qu’elles devront être transmises en dehors de l’établissement, et partagées avec d’autres utilisateurs que les seuls personnels de l’établissement où elles ont été collectées et saisies.
La FSU, réunie en CDFN, refuse la transmission aux maires des données sensibles comme la nationalité, le comportement des élèves ou leur absentéisme et la remise en cause du secret professionnel.

La grève des sans-papiers sur leur lieu de travail est importante en ce sens qu’elle met au centre l’apport des sans-papiers à la richesse du pays. La FSU, toujours impliquée dans le réseau RESF, doit favoriser l’unité du mouvement, son élargissement et manifester sa solidarité en se rendant sur les sites d’occupation et en collectant de l’argent.

Les choix que Nicolas Sarkozy prétend imposer dans le cadre de la présidence française de l’UE ne peuvent qu’inquiéter. Son projet de pacte européen et sa politique d’ « immigration choisie » conduiraient notamment à l’interdiction de régularisations massives et à l’exclusion aux portes des frontières des demandeurs d’asile. La FSU participera activement cet automne à un contre-sommet à l’occasion de la réunion du conseil européen et de la tenue d’une conférence interministérielle euro-africaine sur le co-développement. Après l’action du 7 mai à Bruxelles, elle appelle ses adhérents à se mobiliser contre la directive « de la honte » qui vise à allonger jusqu’à 18 mois les délais de rétention des immigrés sans-papiers aux portes de l’Europe

Le CDFN se satisfait que la France ait enfin décidé de reconnaître la nécessité d’une journée mondiale contre l’homophobie. Elle salue l’annonce selon laquelle la France luttera contre l’homophobie sur la scène internationale dans le cadre d’une déclaration pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité. La FSU sera toutefois vigilante pour éviter que ces annonces ne soient qu’un affichage, ou ne servent d’alibi pour masquer l’accentuation d’autres discriminations. Elle souhaite que la journée mondiale soit inscrite au calendrier éducatif général des manifestations phares tenues tout au long de l’année scolaire. Elle appelle les personnels à participer aux marches des fiertés LGBT à Paris et en région dont le thème cette année est « Pour une éducation sans AUCUNE discrimination ».

Sur le dossier des OGM, le gouvernement entend passer en force, remettant en cause un point important des conclusions du Grenelle de l’environnement. En effet, le texte admet de fait un seuil de contamination, en prônant la coexistence des cultures OGM et non-OGM. La FSU ne cautionne pas la conception mensongère de la mention sans OGM et s’élève aussi contre les artifices de procédure qui ont conduit à remettre en cause le refus exprimé par les députés (motion Chassaigne)

La FSU a participé aux Etats généraux pour le pluralisme des médias. Elle partage les inquiétudes exprimées au sujet de la réforme du financement du service public de l’audio-visuel et de la perspective d’une réduction des moyens qui lui sont alloués. Contre les tentatives d’asservir l’information et la culture au pouvoir politique et à de grands groupes privés, il est urgent de construire un pôle public et associatif des médias sans but lucratif, véritable service public de l’information et de la culture, garant du pluralisme, riche de sa diversité. Le statut public de l’AFP, aujourd’hui menacée de privatisation, doit être conforté.


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