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CHANTIERS de RECHERCHE retenus par le Conseil d’Administration pour présentation au Conseil scientifique Année 2009/2010

vendredi 19 novembre 2010  Enregistrer au format PDF


Chantier "Nouveau Management
Public"

1. Fiche d’identité du chantier :
Intitulé :
" Nouveau Management Public"

a) Membres porteurs du projet :
-  Thomas Lamarche, Maître de conférences en Sciences Économiques, Université Denis Diderot Paris 7 ;
-  Romuald Normand, Maître de conférences en sociologie, UMR Éducation et Politiques ,INRP,Université Lyon II.
-  Alain Chaptal, Université Paris X, Sciences de l’information et de la communication ;
-  Pierre Moeglin, , professeur de sciences de l’information et de la communication, Université Paris 13, Labsic, Directeur de la MSH-Paris Nord ;
-  Evelyne Bechtold-Rognon, professeure de philosophie, Institut de la FSU.

b) Résumé du projet :

Le chantier a changé de nom à nouveau pour refléter le plus précisément possible ses axes de réflexion.
Après avoir consacré l’année 2008-2009 à l’étude des cadres intermédiaires de l’Éducation Nationale (Inspecteurs, Inspecteurs généraux, chefs d’établissement) et à la façon dont ces agents étaient doublement contraints par leur hiérarchie, il souhaite travailler la question de la réforme de l’État, de la redéfinition des rôles du public et du privé, de la transformation de la Fonction publique. Comment s’opèrent les transformations, par quels moyens, sous quelles formes ? Quelles formes de résistance sont susceptibles d’être identifiées et pertinentes ?

2. Présentation détaillée :

a) Compte-rendu de l’année 2008-2008 : valorisations et difficultés
Durant l’année 2006-2007, le chantier s’est poursuivi sous la forme d’ateliers de travail, réunissant toutes les 6 semaines une équipe de chercheurs et de syndicalistes. Chaque séance était consacrée à l’audition d’un travail, proposé alternativement par un membre du groupe ou par un intervenant extérieur.
Nous avons notamment auditionné Dominique Mormiron, secrétaire général du SNPI-FSU, Xavier Pons, qui travaille sur les Inspecteurs généraux, Agnès Lepage, qui a décrypté pour nous la situation actuelle des chefs d’établissement. La rencontre avec Patrick Legalès a été particulièrement éclairante, en montrant à quel point la France semble reproduire à distance la politique de « réforme de l’État » qui a eu lieu en Grande-Bretagne. Les éclairages et présentations de Romuald Normand sur la situation anglo-saxonne a complété notre étude.
L’intérêt de ces rencontres a conduit le groupe à envisager de travailler à une publication plus générale sur la politique de réforme de l’État à l’œuvre actuellement, autrement dit sur le Nouveau Management Public », en élargissant le champ de l’étude à la justice et à l’hôpital.
Les membres du chantier et notamment les auteurs de « Faut-il payer les profs au mérite ? » ont été très sollicités et ont participé à de nombreux stages et rencontres dans toute la France. Ils ont contribué à des dossiers sur la thématique du chantier dans diverses publications, notamment Nouveaux Regards.
La principale difficulté rencontrée a été d’intéresser aux travaux du chantier des militants syndicaux. Le chantier est porté par un groupe de chercheurs universitaires et de membres de l’Institut très motivés, mais les syndicats sont en revanche peu présents, que ce soit à travers la présence de responsables syndicaux ou de militants. Cette absence contrarie une des priorités du chantier, qui est de progresser dans la réflexion sur l’impact des nouvelles formes de « management de l’éducation » sur les pratiques syndicales.

b) Objectifs :

Le groupe veut garder la question de la mesure comme axe fédérateur : évaluation des élèves, des enseignants, des enseignements ; mesure des biens immatériels, des biens de connaissance, du travail intellectuel, des activités de service, des compétences... Ce chantier sur la performance croise de façon particulière la question du travail, des formes de mise au travail et donc de façon générale l’évolution du « rapport salarial enseignant ».
Cette réflexion, en déconstruisant les modalités d’évaluation issues d’une pensée organisationnelle qui privilégie la performance au détriment d’une analyse sociétale,.permettra d’avancer vers une réflexion concrète sur les conditions de l’action syndicale.
Il va s’atteler à la question de la réforme de l’État, de la redéfinition des rôles du public et du privé, de la transformation de la Fonction publique : comment s’opèrent les transformations, par quels moyens, sous quelles formes...Pour répondre à ces interrogations, une publication sur les politiques de réforme de l’État, en élargissant le champ de l’étude à la justice et à l’hôpital en particulier, est prévue début 2010.

c) Méthodologie :

Le travail mené continuera à être résolument interdisciplinaire (économie, sociologie, information, communication…). Il associera des acteurs de terrain, des acteurs syndicaux et des chercheurs, dans la perspective de produire une réflexion ancrée dans l’action et dans les pratiques.
Le groupe se réunira deux fois par trimestre et invitera un intervenant extérieur une fois par trimestre.
Le groupe a la volonté de s’inscrire dans une diffusion des travaux scientifiques : réunions publiques à la MSH PN et à l’Institut de recherches de la FSU, publications dans la revue Nouveaux Regards à destination du monde enseignant….

d) Composition du groupe de travail :

- Jean-Pierre Archambault, CNDP, mission veille technologique ;

- Yves Baunay, Institut de recherche de la FSU ;

- Evelyne Bechtold-Rognon, professeur de philosophie, Institut de la FSU ;

- François Bouillon, Président de l’Institut de recherche de la FSU ;

- Marylène Cahouet, Institut de la FSU ;

- Alain Chaptal, MSH-Paris Nord ;

- Yolande Combes, professeur de sciences de l’information et de la communication, Université Paris 13, Labsic ;

- Odile Cordelier, vice-présidente du CSEE, SNES ;

- Roser Cusso, Maître de conférences Sociologie, Université Paris 8, Institut de la FSU ;

- Éric Delamotte, professeur de sciences de l’information et de la communication, GERIICO, Université Lille 3 ;

- Jean-Michel Drevon, FSU, co-auteur de « Fonctionnaire, quelle idée ! » (Syllepse, 2008) ;

- Gérard Grosse, Institut de la FSU ;

- Gisèle Jean, IUFM de Poitiers ;

- Thomas Lamarche, Maître de conférences en Sciences Economiques, Université Paris 7 ;

- Pierre Moeglin, , professeur de sciences de l’information et de la communication, Université Paris 13, Labsic, Directeur de la MSH-Paris Nord ;

- Marie-Hélène Motard, professeur de philosophie, Institut de la FSU ;

- Romuald Normand, Maître de conférences en sociologie, UMR Education & Politiques, INRP/Université Lyon 2 ;

- Daniel Rallet, professeur de sciences économiques et sociales, Institut de recherche de la FSU ;Annie Vinokur, Professeur émérite d’économie à l’Université de Paris X, membre de l’UMR EconomiX, Université Paris X ;

e) Équipes et laboratoires impliqués dans le projet :

- GERIIC : Groupe d’Études et de Recherche Interdisciplinaire en Information et Communication, Université Lille3 ;

- GERME, Groupe d’Études sur la Régulation et les Mutations des Économies, Université Paris 7 ;

- Labsic, Laboratoire des sciences de l’information et de la communication

– LabSic, EA n°1803 Université Paris 13 ;

- Institut de recherche de la FSU.

Projets de chantier de recherche pour le programme 2009-2010

Politiques néolibérales
et action syndicale

1.-Fiche d’identité du chantier :

1.1. Intitulé :

Politiques néolibérales et action syndicale

1.2. Membres porteurs du projet

La composition du groupe de travail est la suivante : Michel Blay, Yves Careil, François Castaing, Pierre Clément, Guy Dreux, Christian Laval, Daniel Rome, Francis Vergne.
L’animation et l’organisation du séminaire ont été plus particulièrement assumées par un groupe de quatre personnes : Pierre Clément, Guy Dreux, Christian Laval, Francis Vergne.
La mise à jour a été prise en charge par Guy Dreux.


1.3. Objet du projet

- Étudier le déploiement de la logique néolibérale dans le champ de l’éducation, de la culture et de la recherche –
- Réfléchir aux nouvelles conditions de l’action syndicale.

1.4.  Bilan de l’activité 2008-2009


Ce que nous avons fait :

Echange

Notre première préoccupation a été de continuer à exercer une « veille » intellectuelle vis-à-vis de la production théorique qui concerne notre objet. Il s’est agi de maintenir et d’entretenir les liens d’échange avec tous ceux qui travaillent dans les domaines qui nous concernent.
Nous avons des contacts suivis autant avec des chercheurs de diverses disciplines. La présence parmi nous de Pierre Clément a été un apport, puisqu’il a fait lien de multiples manières avec le champ de la recherche universitaire.

Production

Le second axe de notre activité est notre propre production. Il s’est agi de continuer à la formation d’une vraie communauté de recherche syndicale. C’est ainsi que nous avons pu entendre dans notre séminaire ou lire sur notre blog de nombreuses contributions des membres du groupe de travail.

Nous avons cherché à articuler le travail d’observation empirique et le travail d’élaboration théorique sur la nature du néolibéralisme comme nous l’avait demandé le CS du 20 novembre 2008.
Nous avons travaillé sur des objets particuliers : les politiques néolibérales dans enseignement supérieur, professionnel, le marché de l’éducation, la compétition, le nouveau management public, les rapports éducation/emploi) mais nous avons toujours cherché à travailler aussi les dimensions théoriques de notre objet (qu’est-ce que le néolibéralisme ?).

Diffusion

Le troisième axe pratique concerne la diffusion de notre travail dans deux directions : le mouvement syndical et social d’un côté, le monde académique de l’autre. Il s’est agi de mettre en pratique la double pertinence de nos travaux : pertinence politique, pertinence scientifique.

Le séminaire et le blog ont mis à disposition des syndicalistes un ensemble d’exposés, de discussions, de textes et documents qu’ils peuvent librement utiliser. Nous avons également participé à un dossier de Nouveaux Regards n°44 sur le néolibéralisme.
Nous avons publié des textes ou des entretiens que l’on nous a demandés dans des revues (Nouveaux Regards, VRS, Ecole émancipée). Certains écrits ont eu des échos dans la presse interne (compte rendu dans la revue Unité et action par José Tovar d’un article de la Pensée). Nous sommes régulièrement invités à participer à des conférences-débats auxquels nous nous rendons dans la mesure de notre disponibilité. Il va sans dire que nous sommes les premiers désolés de ne pas pouvoir répondre à toutes les invitations que nous recevons.

En direction du mouvement social et des associations : nous sommes également invités par des organisations les plus diverses : FCPE, ATTAC, associations locales de citoyens, universités populaires, comités de parents/enseignants, « café de sciences sociales », etc.

Nous sommes associés à l’Appel des appels et engagé à l’occasion de la journée Europe des savoirs du 30 mai 2009 dans l’action du réseau Printemps 2010. Notons ici que la journée Europe que nous voulions organiser a été remplacée par notre participation à la journée « Europe des savoirs » du 30 mai au « 104 ».

La diffusion, ce sont aussi des publications et des impacts dans des publications extérieures. Articles ou compte rendus dans l’Humanité ou l’Humanité dimanche, article dans la Pensée, dans des ouvrages collectifs (GFEN), interview dans les Inrockuptibles par exemple.

Nous nous sommes attachés à garder le plus grand nombre de liens avec des univers académiques les plus différents. Cet ensemble de relations s’est traduit par des demandes de participation ou de collaborations à des numéros de revues, ou à des livres collectifs (GFEN, La Pensée, Actes de la recherche en sciences sociales, Raison présente, Cités, etc.).
Sur le plan international, nous avons des contacts avec l’université d’Osaka. Nous avons participé à un ouvrage collectif et international sur la transition de l’école à l’emploi (« Transition from School to Work »). Nous continuerons par ailleurs nos échanges avec nos collègues de l’université d’Osaka, H. Yakushiin et M. Yamanouchi, têtes de réseau d’une recherche internationale.


2.-Présentation de la recherche pour 2009-2010 :

Evolution envisagée

L’année 2009-2010 sera une année de transition. Les publications qui rendront compte des avancées déjà réalisées, nous poursuivrons et approfondirons notre travail sur les politiques néolibérales et l’action syndicale en mettant désormais l’accent sur le deuxième volet : « l’action syndicale ». Le Congrès de la FSU en janvier en fait sentir un peu plus la nécessité.


Objectifs théoriques et pratiques

Nous poursuivrons le travail selon nos trois « axes pratiques » de recherche : échange, production propre, circulation des travaux. Mais, au rythme de notre recherche, le temps est venu de publier les résultats de nos travaux. L’année 2009-2010 sera donc largement consacrée à la publication de nos travaux et de l’accompagnement de la diffusion des livres que nous voulons faire. Elle sera également consacrée à l’intensification des liens internationaux, à la préparation d’un nouveau projet, à l’amélioration de nos outils.

Séminaire

Le séminaire reprendra en octobre. Il est essentiel dans la mesure où il permet des rencontres, des échanges, des liens durables. Nous continuerons l’alternance à nos yeux féconde élaboration théorique / examen d’objets. Notre première séance pourrait porter sur les leçons théoriques et politiques à tirer de la lutte des universitaires et des chercheurs. Le séminaire au rythme d’environ quatre ou cinq fois l’an.

Publications

* Nous consacrerons une grande partie de notre temps à la composition et à la rédaction d’un livre collectif issu des travaux du séminaire Il portera sur néolibéralisme, l’enseignement et la recherche. Son titre n’est pas encore arrêté, mais un plan provisoire est établi, ainsi que la répartition des chapitres. Ce sera un livre de taille « raisonnable » : environ 120 pages. Participent à la rédaction Pierre Clément, Guy Dreux, Christian Laval et Francis Vergne. Date de remise du manuscrit : mi-octobre pour une publication en janvier, au moment du Congrès de la FSU. Les éditions Syllepses/Nouveaux Regards nous semblent adaptées à ce genre d’ouvrage.

* Nous mettrons au point la publication du livre élaboré depuis deux ans par Guy Dreux et Gilles Candar (Président de la Société d’études jaurésiennes) sur l’histoire de la naissance des retraites en France, à l’occasion du centenaire de la loi de 1910. Il ne s’agit pas ici de faire simplement œuvre de commémoration mais de souligner la fécondité des thèmes apparus au cours des débats entre socialistes au moment de l’élaboration et du vote de cette loi. Cette publication s’inscrit dans la continuité d’une recherche plus large sur la conception de la République sociale, recherche initiée par la publication de l’anthologie de texte de Jean Jaurès, De l’éducation (Syllepse/Nouveaux Regards).

* Nous traduirons et publierons la traduction actualisée d’un ouvrage Schooling in Western Europe, un ouvrage anglais coordonné par Ken Jones et qui connaît déjà une version italienne et espagnole (cf. le projet Annexe n° 2). Ce travail s’inscrit doublement dans le cadre de notre travail de recherche par son thème et par les liens internationaux que nous voulons développer. On prévoit une publication pour mars 2010. L’éditeur pourrait être également Syllepse.

Amélioration des outils

L’effort, sous la responsabilité de Guy Dreux, portera sur le blog qui s’est avéré d’une grande utilité, mais reste encore un peu « chaotique ». Quelques arrangements techniques devraient permettre d’améliorer la lisibilité de ce blog.

Liens internationaux

Nous comptons participer activement et à notre manière à la préparation du « Printemps 2010 » sur l’Europe des savoirs. La publication de la traduction de Schooling in Western Europe constituera une contribution à cette action européenne. On peut imaginer une présentation conjointe des quatre versions du livre (anglaise, italienne, espagnole et française), donnant à voir la dimension européenne de la recherche et de la lutte.

2.3 Méthodologie

Les trois axes définis dans le précédent projet n’ont pas changé :

* Les aspects doctrinaux des politiques néolibérales

* Les politiques néolibérales et leurs traductions concrètes (changements institutionnels, pratiques et contenus pédagogiques)

* Les politiques néolibérales, les mutations sociales et l’action syndicale

2.4 Composition du groupe de travail

La composition du groupe de travail n’enregistre pas de changement par rapport à l’année précédente.

Projets de chantier de recherche pour le programme 2009-2010

Chantier Travail

Programme chantier travail 2009/2010

A partir de 2006, depuis les premiers pas du chantier, la question du travail émerge de plus en plus comme une question essentielle de la société. Les tensions montent chez les salariés et les manifestations de cette crise du travail se multiplient. Elle est au cœur de la crise sociale. Y sont confrontés tous les acteurs du monde social : employeurs, syndicalistes, salariés.

Le colloque que le Collège de France a tenu en collaboration avec le CNAM pendant trois jours, les 23, 24 et 25 juin 2009, sur « travail, identité et métier » présentant les travaux issus de l’ensemble des sciences sociales, signe l’importance acquise par cette question dans le monde de la recherche. Le séminaire national que tient la C.G.T., au niveau de ses instances de direction, indique l’insistance de la question du travail dans le monde syndical.
La pertinence du chantier travail de l’Institut s’en trouve renforcée. Sa responsabilité en est d’autant plus grande.

I/ Fiche d’identité du chantier

Intitulé : le travail : de l’activité de travail à l’activité syndicale.

Membres porteurs du projet : équipe reconstituée

Yves Baunay, Institut

Daniel Rallet, Institut

Sylvette Uzan-Chomat SNUTEFI-Pôle emploi

Gérard Grosse, Institut

Marylène Cahouet, Institut

Catherine Remermier, SNES, recherche SNES-CNAM

Elizabeth Labaye , SNES et FSU secteur santé

Michelle Ollivier, SNUIPP

Alice Cardoso, SNES, groupe métier

Marc Lesvignes, SNUIPP 94

Jean-Luc Le Guellec, FSU Bretagne

Philippe Dormagen, FSU Bourgogne

Agnès Verdurand, SNES.

Chercheur-e-s intervenants

Dominique Cau-Bareille, Jean-Luc Roger, Yves Schwartz, Cécile Briec, Marie-Anne Dujarier,Dominique Lhuillier, Françoise Lanthéaume, Christine Castejon, Christophe Heloux

Résumé du projet :

Epauler et outiller les syndicalistes pour traiter la question du travail (comme activité) dans leur activité syndicale. Confronter le travail des chercheurs et l’activité des syndicalistes et établir des coopérations productrices de savoirs spécifiques sur le travail. Accompagner et tirer parti des travaux de Cécile Briec sur l’activité syndicale selon une méthodologie associant chercheur et militants syndicaux.

Deux publications envisagées à partir des matériaux accumulés au sein du chantier :

- Travail enseignant.

- Travail à Pôle emploi.

Bilan d’activité 2007-2008

Dans leur grande diversité, les activités du chantier ont pour objectif de mettre les professionnels – syndiqués ou non de la FSU, les syndicalistes à divers niveaux de responsabilité et des chercheur-e-s sur le travail en situation de faire mouvement ensemble sur la question. Elles ont la particularité de rassembler sur un même thème « le travail » des personnels représentant toutes les catégories de travailleurs appartenant à une même fédération. Elles sont, à ce titre, pluricatégorielles. Elles visent à produire, dans leurs échanges, des savoirs nouveaux voire originaux sur le travail comme activité. Un matériau important a été accumulé lors de ces activités qui est accessible sur le site du chantier (institut) et qui servira pour la ou les publications envisagées.

Forum travail et syndicalisme : 28 mai 2009

Deuxième forum centré sur le thème : travail invivable et capacités de transformation, responsabilités syndicales et de la recherche.
La transcription est réalisée et figure sur le site.
Les expériences données et à voir et les débats ont davantage porté sur l’activité syndicale croisée avec celles des chercheurs.

Coorganisation de stages régionaux dans le cadre de la FSU, sur le travail :

- Stage FSU à Créteil le 17 avril 2008. Il en est résulté la possibilité de constituer un terrain de recherche avec le SNUIPP 94 pour la recherche de Cécile Briec.

- Stage FSU Rhône-Alpes qui se poursuit avec des initiatives locales diverses.

- Stage FSU Bretagne qui se poursuit également et qui servira de ligne directrice dans l’organisation des stages en 2009/2010.

- Stage SNUTEFI Ile de France

- Stage FSU Bourgogne

- Stage fédéral des 10 et 11 juin 2008 « harcèlement au travail »

Trois séances de séminaire sur quelques aspects du travail :

- 10 décembre 2008 : « le travail enseignant » avec Dominique Cau-Bareille et des institutrices de maternelle.

- 4 février 2009 : « la souffrance des enseignants » avec Françoise Lanthéaume, Christophe Hellou, Dominique Cau-Bareille.

- 8 avril 2009 : « l’emprise des prescriptions sur le travail » avec Nathalie Clar, Sophie Avarguez, Sylvette Uzan-Chomat.

Ces séminaires ont fait l’objet de transcriptions et sont disponibles sur le site .

Participation et interventions de l’Institut dans d’autres colloques sur le travail :

- Université de l’ORT 25/27 septembre 2008 à Port de Bouc

- Paroles rebelles, Chambéry lees 6/8 novembre 2008

- Journées Jacques Duraffourg 12/14 mars 2009, Marseille, université de Provence

- Travail et philosophie, ORT/institut de la FSU, Paris le 20 novembre 2008

- Travail et démocratie, journée du 2 mai 2009

- Séminaire âge et travail du CREAPT, 18/20 mai 2009-06-22

Ces interventions et comptes-rendus sont disponibles sur le site.

Suivi et débats autour de recherches actions menées par les syndicats ou l’Institut

La recherche de Cécile Briec sur l’activité syndicale menée avec le SNUIPP 94

La recherche CNAM – SNES sur l’activité et les métiers d’enseignant du 2nd degré, Co-Psy, CPE.

La recherche action SNU Pôle emploi sur les « identités professionnelles des agents du Pôle emploi.

Coopération avec le groupe femmes SNES et FSU sur le thème « Travail et genre ».


Présentation de la recherche pour 2009/2010


Objectifs poursuivis :

Il s’agit d’abord de poursuivre la coproduction de savoirs originaux par des activités communes réunissant chercheur-e-s, professionnels de divers secteurs, syndicalistes et coordonnées par l’Institut.
Cette coproduction ne va pas de soi.

Les connexions entres activités syndicales, activités de recherche, activités de travail, n’ont rien de naturel ; elles restent à construire selon des dispositifs, modalités et actions à imaginer.
Le chantier s’interrogera plus particulièrement sur la façon de comprendre et surmonter les obstacles d’ordre épistémologiques, linguistiques, méthodologiques, éthiques… en construisant en commun des activités de travail sur le travail, dans une visée de transformation.
Pour travailler à l’élucidation de ces obstacles et contradictions qui est l’objectif central de cette année, seront mobilisés des « objectifs d’action » qui seront autant de chemins parcourus dans cette direction. Voies empruntées et actions menées dans le but d’éclairer les multiples aspects des relations entre activité professionnelle, activité syndicale et activité de recherche.

Poursuivre les activités engagées en 2008/2009 : un 3èle forum travail et syndicalisme ; stages : le 13 octobre 2009 FSU du Var, stage travail ; fin 2009 : syndicalisme et retraités (stage organisé dans le cadre du centre de formation FSU piloté par la SFR retraités en coopération avec le chantier travail de l’Institut, les 25 et 26 novembre 2009 ; séminaire sur quelques aspects du travail. Premier thème envisagé à l’automne : « Les risques psycho-sociaux ».


Evolution envisagée :

Participer à des recherches

- La recherche CNAM/SNES à travers la participation au groupe métier du SNES et sous d’autres formes à réfléchir

- La recherche SNU Pôle emploi

- La recherche de Cécile Briec avec le SNUIPP 94 et production d’articles à partir de cette recherche.

Approfondir les directions de travail amorcées :

- Travail et genre avec le secteur femmes du SNES et de la FSU

- Travail et santé selon la demande des syndicats de la FSU et de la FSU

- Travail et formation professionnelle

- Travail et emploi : une demande du SNU Pôle emploi

- Travail et évaluation dans le système scolaire (une réflexion à approfondir)

Une proposition à approfondir : travail dans la crise. Réflexion à mener à partir d’un texte de F.Daniellou sur « L’ergonomie et les débats sur la performance de l’entreprise

Développer des coopérations internationales :

- Contact établi avec des chercheur(e)s québecquois(e)s qui travaillent sur le travail, travail enseignant, travail et genre.

- Invitation à un séminaire au Brésil : « Ergologie, travail et développement » à Belo-Horizonte du 3 au 7 novembre 2009
(Coopération à développer par l’intermédiaire de Daisy Cunha, chercheure brésilienne qui pourrait intégrer le conseil scientifique de l’Institut.)

1/ Chercheur-e-s (sur le travail)

Différentes approches et méthodologies. Différents corpus scientifiques. Travail sur les approches et les concepts pour rendre compte du réel du travail, de son « épaisseur ».


2/ Professionnels et syndiqués de base (ou non syndiqués)

- Travail vécu à travers différents métiers, des situations singulières de travail, des histoires particulières…

- Sujets du travail réel au delà des prescriptions.

- Sujets au travail, acteur des transformations des situations de travail. 3/ Syndicalistes à des niveaux divers de responsabilité :

- Porteurs d’une représentation du travail (du leur et de celui des autres).

- Facilitateurs de collectifs de travail, de métier…, facilitateurs de transformation des situations de travail.

- Acteurs eux-mêmes d’une activité : l’activité syndicale militante (qu’on peut analyser aussi avec les approches communes à l’ensemble des activités (y compris celles du travail)

3/ Syndicalistes à des niveaux divers de responsabilité :

- Porteurs d’une représentation du travail (du leur et de celui des autres).

- Facilitateurs de collectifs de travail, de métier…, facilitateurs de transformation des situations de travail.

- Acteurs eux-mêmes d’une activité : l’activité syndicale militante (qu’on peut analyser aussi avec les approches communes à l’ensemble des activités (y compris celles du travail)

Une activité singulière

Pour le chantier il s’agit de réaliser des productions de savoirs à partir de la confrontation / coopération / coproduction / de ces trois pôles.
Les activités du chantier ont consisté et consistent à donner corps à ce dispositif, à le mettre en activité, au travail, pour produire des savoirs mais surtout des actions de transformation des situations de travail par les « travaillants ».

Une conception sous-jacente des savoirs et des régimes de production des savoirs

Contrairement à la sociologie classique, notre chantier ne prend pas le travail et ceux qui travaillent comme un objet de recherche qu’on examinerait en surplomb. Il ne peut s’inscrire de ce fait dans les formes canonisées de la recherche académique. Il part du constat de la multiplicité des sources du savoir et des modes de production du savoir sur le travail.
Le problème du chantier est de construire la méthodologie ou les méthodologies ou approches les plus adéquats à l’objet même du chantier. .

Des formes concrètes diverses

Les « stages » construits à partir de la parole de ceux et celles qui travaillent.
Les forums « travail et syndicalisme »
Le séminaire du chantier
La participation à d’autres forums, colloques, séminaires…
Les recherches actions menées par le SNES et le SNU Pôle emploi.
Le matériau accumulé par les activités du chantier permet d’envisager la production d’une publication.

L’Ecole et ses critiques

1- Intitulé du chantier :

L’ECOLE ET SES CRITIQUES

Chantier de recherches prévu sur deux ans

2- Les porteurs du projet

- Michel Deschamps, Gérard Blancheteau, Danielle Czal, François Bouillon et Gabriel Langouet, prof émérite des Université et sociologue, constituent le quatuor d’animation.

- Le deuxième cercle est constitué de chercheurs associés : Philippe Mazereau, maître de conférence à l’université de Caen, et nous avons mis en place trois collaborations importantes, avec Stéphane Bonnery, maître de conférence Paris 8 d’une part et André Robert, professeur d’Université et Bruno Garnier de l’UMR « Education et politique » d’autre part.

- Enfin d’autres membres de l’Institut constituent l’équipe permanente : Evelyne, Marylène, Yves Baunay et Daniel Rallet.

Cette équipe, se rencontre une fois par mois, un peu plus pour le noyau permanent qui assure le lien avec André Robert, Stéphane Bonnery et d’autres chercheurs ou universitaires que nos travaux nous donnent l’occasion de rencontrer.
Nous nous sommes constitué en équipe de recherche.

3- Notre problématique s’articule autour de 3 grands enjeux que je vais vous détailler

1 - Identifier les discours portés sur l’école, visée comme institution de la maternelle à l’Université dont nous avons d’emblée définis les contours comme traitements raisonnés et construits portant jugement critique sur la nature et le rôle de l’institution scolaire aujourd’hui.
Nous faisons l’hypothèse d’un certain renouvellement de ces discours.

2 - Préciser les lieux d’énonciation et ceux qui les tiennent, à qui ils s’adressent et leurs impacts et donc comment ils nourrissent l’espace public, le débat public.
Chercher à déterminer leurs sources de légitimité. Notre hypothèse étant que les discours sur l’école reçoivent plus leur légitimité dans le discours public que par la pertinence propre au secteur éducatif.

3 - S’intéresser à la manière dont l’école entend ses discours et s’inscrit dans le débat. Nous avions émis l’hypothèse initialement d’une école « écoutante ». Si nous ne reprendrions plus, un an plus tard ce mot, nous avons toujours la préoccupation de cerner ce qui est du domaine d’évolutions nécessaires qui appellent réponse, peut-être pas seulement de l’école, mais dans l’interaction école/société, et ce qui est du ressort de choix politiques (néo libéraux, conservateurs et progressistes…)
De ce point de vue l’école peut-elle se concevoir comme sujet et pas seulement objet de discours ?

4.-Bilan de la première année 2008-2009

Nous nous sommes attelés à mieux définir notre objet de recherche, en dégageant trois grands champs de discours

- les discours savants : celui des chercheurs, des experts et d’explorer leur degré de diffusion. Ces discours sont issus de diverses disciplines universitaires, dont la sociologie a pris une part importantes, mais pas qu’elle (sciences de l’éducation, philosophie, économie, histoire, linguistique….). Les discours sur l’école sont aussi portés par d’autres ouvrages : les essais de diverses natures, les témoignages, les biographies, les œuvres de fiction.

- les discours que nous qualifions de « politiques » : ceux des décideurs (notamment ceux de l’Institution, discours officiel des Ministres et des services du MEN) et ceux des collectifs d’acteurs, pas seulement les enseignants et leurs formes d’expression (syndicats, mouvements pédagogiques), mais aussi les familles, les parents, les jeunes ainsi que la mouvance des associations qui gravitent autour de l’école.

- les discours publics et médiatiques : celui de l’opinion à travers les médias, les sondages, les œuvres de création (films, théâtre, littérature moderne touchant à l’école…).

Au plan méthodologique, nous avons été amené à :

- à aborder des questions spécifiques à l’analyse des discours : nous devons intégrer dans notre recherche une méthodologie empruntée à la rhétorique des discours, et des théories de l’argumentation, ainsi qu’une analyse lexicologique (les mots des titres de presse, les mots des titres d’ouvrages).

- à dégager les éléments de continuité et de rupture des discours portés sur l’école pour repérer leur renouvellement. C’est dans ce cadre que nous situons notre hypothèse d’émergence de nouveaux discours.
Nous n’en sommes pas au même niveau d’avancement dans l’étude de ces trois niveaux de discours.

Le plus avancé est celui sur la presse.
Quatre mois d’articles sur l’école dans neufs quotidiens nationaux permettent d’appréhender les thématiques dominantes de discours et la manière dont la presse fonctionne.
Nous avons fait le choix de 2009 et de 2005. Pour le choix de 2009, Bien nous en a pris parce que les enseignements que nous en tirons actuellement sont riches à tout point de vue. Nous avons émis l’hypothèse de 2005, à cause de la loi d’orientation…. Mais cela peut bouger en fonction de nœuds possibles, identifiés au cours de notre recherche. Par exemple, la question de la Réforme, nous paraît une thématique sensible ;

Nous avons commencé à préciser le cadre et la méthode de travail sur les discours savants :

- D’abord dégager le corpus des ouvrages parus entre 2000 et 2009 (en référence avec le travail produit par l’équipe de Jacky Beillerot, Paris X)

- Puis travailler à une catégorisation de ce corpus, de manière à pouvoir travailler les contenus de discours d’ouvrages représentatifs du corpus

- Enfin identifier ces contenus, mettre en évidence les « complexes discursifs », les variances et invariants des discours, voire comment la recherche peut ouvrir de nouvelles portes.

Nous démarrerons en septembre l’investigation des discours « politique », ceux institutionnels et associatifs.

Perspectives 2009-2010

1- le caractère vaste de notre recherche et l’obligation de resserrer l’entonnoir.

- En ce qui concerne la presse : nous allons être amenés à faire des choix. Nous avons commencé à repérer les discours dans la presse écrite quotidienne : comment travailler sur les hebdos et magasines, sur la presse Internet, sur les blogs ?

- Pour les discours savants : un échantillonnage représentatif d’un corpus exhaustif est incontournable. Une méthodologie de lecture d’ouvrages, une grille d’analyse doivent être approfondies.

- Pour les discours « politiques », là encore couvrir la décennie posera problème. Nous nous appuierons sur la presse politique et syndicale, sur celles de familles et des parents.

Les outils de travail ne sont pas encore précisément définis : faut-il y ajouter l’étude des congrès ? L’analyse des rapports officiels ? Cible-t-on les mêmes années que celle de la presse…. Tout ceci est encore en débat.

2- Nos travaux nous conduiront-ils à sélectionner des moments de crise de l’institution et les discours qui s’y rattachent ou au contraire faut-il s’attacher à cerner les éléments transversaux.

3- Nous poursuivrons nos contacts avec des équipes de recherche :
l’équipe de l’UMR de Lyon, une équipe autour de Romuald Normand centrée sur l’étude des discours néo conservateurs en France, ces dernières années, une équipe de CNRS à Strasbourg….

4- Nous chercherons à produire, pour Nouveaux Regards, des articles rendant compte de nos travaux, dans la perspective d’une publication finale.
Nous prévoyons un colloque en fin d’année scolaire et peut-être un séminaire intermédiaire.

5- Pour fonctionner, au-delà d’une journée de décharge de Danielle Czal, nous aurions besoin d’une aide à mi-temps de l’équivalent d’un ingénieur de recherche, pour affiner nos corpus, faire des recherches dans divers organismes, poursuivre l’analyse de la presse, faire avancer nos analyses lexicologiques.

Qui sont et que font les enseignants ? La condition des enseignants

1.-Fiche d’identité du chantier 

1.1. Intitulé.

Qui sont et que font les enseignants ? La condition des enseignants

1.2. Membres porteurs du projet

Régine Tassi, professeur de philosophie, Institut de recherches de la FSU

Denis Paget, professeur de lettres, Institut de recherches de la FSU, auteur de Petite histoire des collèges et des lycées, Editions du Temps, 2008.

1.3. Résumé du projet

L’objectif du chantier est de cerner la grande diversité sociologique des enseignants, les différences de conditions d’exercice de leur métier, leurs pratiques, la manière dont ils perçoivent leur place dans la société et la manière dont celle-ci les perçoit. A cet effet, il est nécessaire de mener des enquêtes auprès des enseignants eux-mêmes.
Face à l’ampleur du sujet, et en tenant compte des propositions de la réunion du Conseil scientifique (CS), la première étape, servant de repérage, consiste à produire un ouvrage présentant une série de portraits d’enseignants.

1.4. Bilan de l’activité 2007-2008 et 2008-2009

Première étape (2007/2008- 2008/2009) : portraits et paroles d’enseignants.
Nous avons commencé par travailler sur une série de portraits diversifiés d’enseignants du primaire et du secondaire afin de rendre compte de la réalité de leur situation sous différents angles. En préalable, et en vue de la rédaction de ces portraits, nous avons décidé de recueillir des matériaux sous forme de témoignages : essentiellement des interviews et des textes biographiques.

Concernant la méthodologie, notre première tâche a consisté à élaborer :
une grille permettant de rappeler les sujets ou questions que nous souhaitons voir aborder dans le portrait. Il ne s’agit pas d’une fiche-grille en forme d’enquête, ou trop directive. L’objectif est de rédiger des portraits qui ne soient pas sur le même modèle, afin d’éviter l’ennui dû à la répétition. Il s’agit plutôt d’une grille d’entretien, relevant du « pense-bête », qui permette, tout en respectant la dynamique propre de l’échange, de ne pas oublier les thèmes importants.

Les grands axes de cette grille sont les suivants :

Pourquoi êtes-vous devenu enseignant ?
Vos activités et votre vécu professionnels : perceptions, difficultés rencontrées, gratifications. Qu’est-ce qui a changé dans la durée selon vous ? Que pensez-vous de la formation reçue ? Quel est votre rapport avec les syndicats enseignants ? Comment évaluez-vous la vie dans l’établissement ?
Quelles sont les conséquences et implications de votre vie professionnelle dans votre vie privée ?
Votre carrière/ votre avenir ?

- Un cadrage pour la conduite des entretiens
Comment aborder, structurer et mener efficacement un entretien ?
Comment mettre en œuvre une communication, instaurer une relation de confiance avec la personne, développer une écoute active, avancer à partir de questions ouvertes ? Comment être attentif à ce que l’on induit et à l’influence qu’on exerce sur l’autre ?

Une typologie des personnes à interroger : diversité et représentativité

Une répartition du travail.

- Une identification des opportunités et également des difficultés rencontrées ou à prévoir. 
Le fait d’être en lien direct avec le milieu enseignant constitue un atout considérable pour travailler avec lui et repérer les personnes à interroger.

14 entretiens réalisés à ce jour

Aujourd’hui, nous disposons de 14 entretiens d’enseignants, de la maternelle au secondaire. Il s’agit d’enseignants en lettres, en histoire-géographie, en compta-gestion, en éducation musicale, en OPC. Egalement de professeurs des écoles.
Nous avons commencé à travailler à l’exploitation de ces matériaux discursifs, à y repérer des éléments partagés, des tendances profondes et des éléments faisant symptôme.

Nous partons de plusieurs dimensions de la fiche méthodologique :

- l’origine sociale de l’enseignant et ses motivations dans le choix du métier

- la formation (où apparaît globalement une insatisfaction profonde)

- les difficultés rencontrées dans le métier, les souffrances

- les aspects et affects positifs

- le rapport vie privée/vie professionnelle

- le rapport avec les parents d’élèves.

Les difficultés que nous avons rencontrées tiennent au fait que ce travail, de nature sociologique, demande du temps, et que toutes les personnes travaillant à ce chantier sont des enseignants en activité. C’est pourquoi nous avons dû réévaluer le temps nécessaire pour mener à bien ce projet.

2.-Présentation de la recherche de 2009-2010 

2.1 Evolution envisagée

Publication de l’ouvrage des portraits d’enseignants en fin d’année 2009 ou au début 2010.
A partir de cette première production, nous pourrons réaliser (et faire réaliser) des enquêtes auprès de groupes d’enseignants, de certaines autres catégories socio-professionnelles, et de l’opinion en général. Il s’agira d’obtenir une « photographie » plus précise de la condition des enseignants et de la manière dont la société les perçoit.

A l’issue de la réunion du CS, d’autres propositions ont été envisagées : quelles sont les conditions de travail des enseignants ? Quelle est la nature de leur métier ?

2.2 Objectifs théoriques et pratiques

Aboutir à une meilleure connaissance des enseignants, permettre une meilleure communication pour que s’installe durablement dans l’opinion une représentation plus juste de leur condition et de leur travail. Sortir des lieux communs ou des clichés trop souvent véhiculés dans les médias. Il existe en effet peu de documents et d’enquêtes consacrés à l’expression des enseignants sur leur travail, sur leur condition de vie.
Ce travail a également des répercussions syndicales. Il pourra en effet fournir des éclairages et des arguments pour l’action revendicative.

2.3. Méthodologie (réunions, auditions, enquêtes, partenariats) et résultats attendus

Il s’agit de pratiquer une observation de terrain en laissant une large place à la parole des enseignants ; de recueillir des données empiriques, qui nous fournissent du contenu, à partir d’enquêtes auprès des enseignants, d’auditions et de questionnaires auto-administrés.
A ce jour, il nous reste à réaliser des entretiens d’enseignants dans les domaines scientifiques et en EPS.
Pour les partenariats, nous envisageons de travailler avec des équipes de recherche universitaires.
Nous souhaitons programmer deux rencontres : l’une avec la MGEN, sur la question de la souffrance chez les enseignants ; et l’autre avec une jeune doctorante en sociologie qui prépare une thèse sur la naissance du corps enseignant, l’identité professionnelle, les rapports sociaux de sexe.
Nous souhaitons pouvoir mener quelques recherches de données statistiques auprès de sociologues et des syndicats.
Nous souhaitons également travailler en lien avec quelques autres chantiers de l’Institut, tel le chantier sur le travail
Nous souhaitons programmer deux rencontres : l’une avec la MGEN, sur la question de la souffrance chez les enseignants ; et l’autre avec une jeune doctorante en sociologie qui prépare une thèse sur la naissance du corps enseignant, l’identité professionnelle, les rapports sociaux de sexe.
Nous souhaitons pouvoir mener quelques recherches de données statistiques auprès de sociologues et des syndicats.
Nous souhaitons également travailler en lien avec quelques autres chantiers de l’Institut, tel le chantier sur le travail.

2.3. Composition du groupe de travail

- Yves Baunay

- François Bouillon

- Marylène Cahouet

- Jacques Degouys

- Daniel Labaquère

- Denis Paget

- Daniel Rallet

- Régine Tassi

3.-Moyens nécessaires : décharges,
locaux, remboursements

Le travail restant à accomplir de collecte de données de terrain par le biais d’entretiens et d’enquêtes impliquera des déplacements.
Il faudra aussi envisager quelques transcriptions réalisées par un professionnel bien que, jusqu’à présent, nous nous soyons débrouillés par nous-mêmes, mais ce travail est jugé très lourd.
Il faudrait également pouvoir disposer d’ouvrages, de périodiques et de rapports relatifs à la recherche envisagée.
Il est donc indispensable de prévoir quelques moyens financiers pour ces différents postes.

Des réunions régulières seront aussi nécessaires dans les locaux de l’Institut ou de la FSU.

Cela suppose également du temps à y consacrer, donc la nécessité de décharges horaires.

Régine Tassi


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