Pour Info - FSU - En ligne


Accueil > Archives > Année 2010-2011 > N°473 - Du 8 au 12 novembre - 2010 > CTPM MEN du 4 novembre, déclaration FSU

CTPM MEN du 4 novembre, déclaration FSU

vendredi 12 novembre 2010  Enregistrer au format PDF


Par la déclaration commune, la FSU a exprimé ses plus vives inquiétudes pour le service public du fait des suppressions d’emplois envisagées. Elle réaffirme sa demande de retrait du projet de loi de réforme des retraites. Les menaces portent aussi sur les emplois aidés, ce qui est doublement préoccupant par rapport aux personnes concernées bien sûr et par rapport aux services qu’elles rendent, à la perte d’expérience qui en découlera.

Lors de la précédente réunion du CTPM, vous vous étiez engagé à réunir des groupes de travail sur la situation des non titulaires du ministère. Nous constatons pour le moins un retard certain puisque nous venons à peine d’être contactés pour une entrevue bi-latérale. Un tel dossier ne peut être travaillé sans la réunion de groupes de travail aux sujets identifiés. Nous soulignons l’urgence qu’il y a à en traiter. Nous dénonçons la suppression de la validation des services de non titulaires pour la pension.

Nous avions aussi débattu, à notre demande de la situation des stagiaires enseignants. La réalité confirme les craintes que nous avions exprimées en juillet et tranche avec le déni qui nous avait été opposé. Les inégalités de traitement d’une académie à une autre, d’un département à l’autre sont inacceptables, elles choquent profondément nos collègues. Comment justifier des différences de service qui vont quasiment du simple au double ! C’est plus qu’un immense gâchis c’est un immense mépris de ces jeunes collègues. C’est un déni complet de la formation des enseignants. Ce ne sont pas les déclarations lénifiantes du ministre qui masqueront la réalité.

Pour les stagiaires du second degré, il y a des mesures urgentes à prendre pour leur assurer dès maintenant de pouvoir suivre leur formation sur le temps de travail, pour répondre aux besoins de ceux qui rencontrent des difficultés aiguës. Ce n’est pas en les incitant à la démission que les problèmes seront résolus. Pour la prochaine rentrée scolaire, il est indispensable d’ouvrir immédiatement des discussions tant sur la formation des stagiaires de cette année que sur la formation des lauréats des concours 2011. Pour les uns comme pour les autres, des décharges de service doivent être garanties.

Pour le premier degré, des améliorations notables doivent également être apportées. Pour la rentrée prochaine, il n’est d’ailleurs pas concevable que les professeurs des écoles stagiaires soient placés seuls en responsabilité d’une classe dès le mois de septembre. Dans le bilan d’étape que nous avons demandé au ministère et qui devrait se tenir en décembre, nous ferons des propositions pour faire évoluer positivement la formation des enseignants aussi bien sur l’année de stagiaire que sur celles des masters.

Confrontés à des conditions de travail détériorées, les enseignants reçoivent le billet du ministre intitulé « pacte de carrière ». Il faut dire combien l’usage de ce terme « pacte » apparaît inapproprié. Il ne peut s’agir de contractualisation individuelle, à l’opposé des principes statutaires de la Fonction publique élaborés tant pour assurer l’égalité de traitement que pour garantir aux personnels les moyens d’une action à l’abri de tout lobby. Le terme de « pacte » laisserait alors entendre qu’il y aurait eu accord entre le ministre et les personnels, par l’intermédiaire de leurs organisations syndicales. Chacun sait ici que cela absolument est faux.

Les personnels ne sont pas dupes. L’amélioration de la rémunération est limitée aux débuts de carrière. Les projets de mobilité n’ont trouvé aucun accompagnement de l’administration alors que la loi de réformes des retraites de 2003 en faisait un élément clé pour les enseignants. L’ouverture d’un portail ne peut résoudre les blocages générés par les suppressions de postes, par la suppression des détachements ou par le refus d’accorder des décharges de service pour des missions particulières indispensables au fonctionnement du service public.
Le DIF débuterait à cette rentrée scolaire alors que la loi reconnaît ce droit aux agents depuis le 1er juillet 2007. Mais comment le faire valoir quand les quelques actions inscrites dans les plans de formation sont annulées pour financer celles proposées aux stagiaires et quand le projet de budget divise les crédits par deux ?
Face aux difficultés professionnelles qu’ils vivent les personnels attendent des personnels d’inspection qu’ils puissent remplir une mission d’observation et de conseil. S’éloigner de cette approche ne manquerait pas de rendre conflictuel le chantier annoncé sur l’évaluation des enseignants.

L’ordre du jour nous permettra d’aborder la question de la « santé et du bien être » au travail. Le retard pris et le peu d’engagement des recteurs pour réaliser les recrutements possibles de médecins rendent peu crédible cet engagement.


RSS 2.0 | Plan du site | Réalisé avec SPIP | Site national de la FSU