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Citations…

jeudi 17 février 2011  Enregistrer au format PDF


- Violence sexuelle sur enfants :

Extraits de La sexualité, j’en parle avec mon enfant. 2008 Pascale Poulain, psychologue clinicienne.

« […] entre deux et cinq ans, l’enfant est en général très demandeur. Il a repéré le plaisir que lui procure la zone génitale. Sa demande d’être touché est une tentative de séduire son parent […]. C’est aussi un moment où il va être très exhibitionniste, tout à la joie de ses émois érotiques et à la fierté de ses désirs œdipiens » p.32


-  Violence sexuelle sur les femmes :

« Être coïté » peut vous paraître trop scientifique pour la chose indiquée, toutefois je ne vous proposerai pas « être baisé », trop vulgaire, mais qui a le mérite de bien exprimer le sado masochisme qui vient infiltrer le féminin ».

« Vulgairement, l’expression « je me fais baiser par mon père » condense bien l’érotisme et le sadomasochisme punitif ».

« Au stade génital enfin, à la puberté, le masochisme devient subir le coït, être violée, ou enfanter dans la douleur. C’est le stade où la différenciation devient masculin /féminin (et n’est plus castré/non castré), marqué par la complémentarité des sexes, avec la reconnaissance du vagin chez la fille, l’avènement de l’éjaculation chez le garçon. » Conférence d’introduction à la psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent, mercredi 11 juin 2003, André Brousselle, SPP, « Masochisme masculin, masochisme féminin »

« Je m’éloigne de la conception d’un féminin assimilé à « châtré » ou à « infantile », pour définir un masochisme érotique féminin, génital, qui contribue à la relation sexuelle de jouissance entre un masculin et un féminin adultes. […] Ce masochisme, chez la femme, est celui de la soumission à l’objet sexuel. Il n’est nullement un appel à un sadisme agi, dans une relation sadomasochiste […] mais une capacité d’ouverture et d’abandon à de fortes quantités libidinales et à la possession par l’objet sexuel. Il dit "fais de moi ce que tu veux !" […]. L’amant de jouissance investit le masochisme de la femme en la défiant, en lui parlant, en lui arrachant ses défenses, ses tabous, sa soumission. […] la femme sollicite de lui l’effraction et l’abus de pouvoir sexuel. […] Depuis la nuit des temps, les hommes doivent arracher les filles à la nuit des femmes. [...] Avant cet acte de création, le sexe féminin était "loué à l’anus" ». Jacqueline Shaeffer, mai 2000, « Féminin et refus du féminin », SPP


-  Hiérarchie sexiste

« l’"infériorité" de la femme puise à des sources explicitement sexuelles. […] [Selon Freud, la maîtresse est] "inférieure" […] par la position qu’elle occupe dans le coït, un coït électivement a tergo (par derrière). On rejoint cette fois explicitement le propos de saint Augustin […] : sans la satisfaction qu’il tire de l’accouplement, comment l’homme consentirait-il à "mettre ce membre qui lui est si cher" dans le sillon féminin, sans égard "aux immondices et ordures qui passent par ce cloaque". […] ladite "infériorité" des femmes est pour part (la plus tenace) une exigence de l’inconscient des hommes, plus précisément de leur libido incestueuse » J. André, 1994, p.15-16

« Le complexe de castration du garçon apparaît lorsqu’il constate, en voyant le sexe féminin, que le membre viril, si précieux à ses yeux, ne fait pas nécessairement partie du corps. […] De même, le complexe de castration chez la fillette naît à la vue des organes génitaux de l’autre sexe. Elle s’aperçoit de la différence ; elle en comprend toute l’importance. L’envie du pénis s’empare d’elle […]. La fillette, lorsqu’elle découvre son désavantage, ne se résigne pas facilement […]. L’envie et la jalousie jouent un rôle plus considérable dans la vie spirituelle de la femme que dans celle de l’homme. […] La découverte de la castration marque, dans l’évolution de la fillette, un tournant décisif, qui est à la fois le départ de la féminité et celui des névroses et des perversions. », Irène Roublef, Encyclopedia Universalis, 1997, p.787

Bibliographie :

DELPHY Christine, L’ennemi principal 1. L’économie politique du patriarcat, Paris, Syllepse, coll. « Nouvelles Questions Féministes », 2002 (1998).

DWORKIN Andrea, Pornography : men possessing women, Boston, Plume, 1991 (1981).

GUILLAUMIN Colette, Sexe Race et Pratique du pouvoir. L’idée de nature, Paris, Côté femme, coll. « Recherche », 1992.

MACKINNON Catharine, Le féminisme Irréductible, discours sur la vie et sur la loi, Paris, Des femmes, 2005 (1987).

MATHIEU Nicole Claude, L’anatomie politique : catégorisations et idéologies du sexe, Paris, Côté femme, coll. « Recherche » 1991.

MICHARD, Claire. Le sexe en linguistique, sémantique ou zoologie ? 2003, Paris : L’Harmattan.
PLAZA, Monique. « Pouvoir « phallomorphique » et psychologie de « la Femme », un bouclage patriarcal », 1977. Questions féministes 1 : 91-119.

PLAZA, Monique. « La même mère » Questions féministes n° 7, 1980, pp. 71-93

ROMITO, Patricia. Un silence de mortes. La violence masculine occultée, 2006. Syllepse : collection Nouvelles Questions Féministes.

TABET, Paola, La construction sociale de l’inégalité des sexes. Des outils et des corps, Paris, L’Harmattan, coll. « Bibliothèque du féminisme », 1998.


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