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Commission éducation

jeudi 30 mars 2006  Enregistrer au format PDF


Trois questions ont été abordées

1- Lecture

Suite à la décision du Ministre de l’Education au mois de décembre, d’interdire la méthode globale et d’imposer la syllabique au CP, une réaction unitaire (syndicats, parents, mouvements pédagogiques) à l’initiative du SNUipp s’est organisée (pétition, publications, réunions ...). Le ministre a persisté en publiant une circulaire aux écoles en janvier et en proposant une modification des programmes de 2002. Mais face à la contestation (conférence de presse, boycott du CSE...) le Ministre a dû faire marche arrière et proposer d’autres textes de modification des programmes.
Ces annonces sur la lecture du Ministre sont dans la même logique régressive en matière d’éducation que les mesures sur l’apprentissage, le socle commun, les ZEP....Elles contribuent par ailleurs à jeter le doute et la confusion dans l’opinion et avec les parents sur ce qui se fait réellement à l’école primaire alors que toutes les comparaisons internationales montrent que la France est au même niveau que les autres pays, que les jeunes ne sont pas plus en difficulté aujourd’hui qu’auparavant.
La question du sens de la lecture est tout autant importante que celle du déchiffrage. C’est pourquoi l’enjeu aujourd’hui est bien la question de la prise en charge des élèves en difficulté scolaire et notamment la prise en compte de la difficulté des enfants des milieux populaires face aux apprentissages.
Par ailleurs l’aspect autoritaire et injonctif du Ministre est inacceptable et fait suite aux prescriptions sur la dictée (on peut craindre d’autres injonctions de ce type par exemple sur le socle).
Comme nous devons le faire sur les ZEP, l’apprentissage...il est nécessaire et urgent que la FSU diffuse ses contre propositions. La commission propose, afin de faciliter le travail des SD, que les différents documents édités par le SNUipp ou le groupe unitaire sur la lecture soient mis à leur disposition.

2 - ZEP

La prétendue « relance » des ZEP prévoit le classement des actuels ZEP/REP en 3 nouvelles catégories et va rayer de la carte des ZEP de nombreux établissements et écoles EP3. Ces mesures se font par redéploiement des moyens imposé à l’ensemble des collèges (suppression d’une demi-heure pour chaque classe de 5ème et de 4ème). Une récente note de service sur les « réseaux ambition réussite » introduit une déréglementation pour les personnels (postes à profil, lettres de mission locales, bivalence au collège, promotion hors barème...).

Si les mobilisations restent timides dans l’ensemble, des actions dans les départements ont eu lieu (occupations nocturnes...). Plusieurs syndicats de la FSU ont tenu le 8 mars dernier des assises ZEP. Ces assises ont dénoncé la logique ministérielle de renoncement pour les élèves de milieux populaires et exigé d’autres choix en matière d’éducation prioritaire. Les débats et enquêtes ont mis en évidence la perte de moyens (jusqu’à 480 heures par établissement), l’absence de mesures pour améliorer la scolarisation des élèves en ZEP, une organisation dérogatoire des enseignements en collège EP1 et une remise en cause des statuts et missions des personnels.
Par ailleurs, il est noté, qu’en même temps qu’il n’y a pas de réponse en terme de réelle relance pour les établissements et écoles actuellement en ZEP, les REP, les lycées, le champ de l’enseignement professionnel, voire de la place de l’école primaire, sont négligés dans ces nouvelles mesures.
La commission propose qu’un texte « ZEP : ni ambition, ni réussite...une politique de renoncement », examiné et amendé en commission, soit annexé au texte action du CDFN.

3 - Campagne éducation

La question est posée de l’utilisation du tract FSU par les sections départementales et des initiatives spécifiques prises.
Si pour certains, l’absence d’initiative nationale dans le calendrier pèse pour impulser ou non des initiatives départementales, d’autres estiment que les départements ont organisé des initiatives ou des mobilisations via les syndicats nationaux (ZEP, carte scolaire, recrutements, STAPS, lecture...). Si des actions ont eu lieu localement sur la carte scolaire et les ZEP, la mobilisation d’ensemble est difficile à réaliser et l’action sur le CPE est venue percuter la mobilisation éduc . Le lien entre le CPE et les questions éduc s’il est nécessaire à faire pour convaincre nos professions et l’opinion (formation/emploi/qualification) n’est pas si simple. Il est encore moins évident si on veut l’élargir à l’ensemble des questions éducatives...

La commission estime nécessaire une initiative éducation FSU d’ici la fin de l’année. Il revient au CDFN de se prononcer sur les actions à mettre en œuvre.
Afin de faciliter la visibilité FSU et de contribuer à la mobilisation, elle propose l’édition d’un nouveau tract FSU.

Par ailleurs, il a été évoqué la nécessité d’un travail fédéral sur le nouveau cahier des charges des IUFM proposé par le Haut conseil de l’éducation.


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