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Communiqué de Presse FSU du 6 mars 2006

mercredi 8 mars 2006  Enregistrer au format PDF


L’accord intervenu entre la direction de l’Uncam (Union nationale des caisses d’assurance-maladie) et deux organisations de médecins libéraux, la CSMF et Alliance, sous la menace d’une augmentation illégale des tarifs et de grèves des gardes, prévoit qu’ à partir du 1er Août, la consultation augmentera d’un euro, passant à 21 euros (+ 5%) - le ministre n’excluant pas d’aller vers les 23 euros en 2007, sans contrepartie réelle, mais avec un simple engagement à poursuivre les efforts en matière de prescription, notamment de génériques, et une implication plus forte dans les actions de prévention, pour réaliser de nouvelles économies. D’autres augmentations ont également été actées. Quant à certains spécialistes, dont l’activité a diminué du fait du respect du parcours de soins, (notamment dermatologues,ORL, rhumatologues) ils se verront offrir des augmentations compensatoires, ce qui est assez paradoxal !

L’augmentation des généralistes coûtera 210 millions en année pleine (80 millions cette année). La FSU espère que ces décisions ne seront pas finalement payées par de futurs déremboursements au nom de la réduction des déficits.

Si, pour la FSU, il est légitime que les médecins perçoivent une juste rémunération correspondant à leur qualification et leur travail, on ne peut que regretter que la négociation se limite à des questions tarifaires. Il est temps que s’engage une réflexion sur les pratiques, qui prenne en compte notamment les besoins d’éducation à la santé, de prévention, d’une formation continue indépendante des laboratoires pharmaceutique, de la question de l’offre de soins et de l’installation des médecins, celle-ci ne pouvant être seulement subordonnée à l’exercice libéral de ce qui devrait être un véritable service public de santé.. Il est temps aussi de s’interroger sur les modes de rémunération des médecins, et sur les logiques productivistes du paiement à l’acte. Les généralistes ont tout à gagner à cette réflexion.

Dans ce contexte, la FSU rappelle également son opposition au développement du secteur 2, et aux dépassements d’honoraires autorisés par la loi Douste Blazy. La réalité aujourd’hui est que ce sont d’abord les patients qui font les frais des économies décidées par le gouvernement. notamment par l’acquittement de la franchise d’un euro ! L’accès aux soins se dégrade et la loi favorise un parcours de soins à 2 vitesses. Une réforme ambitieuse du système de santé et de son financement est donc à l’ordre du jour : professionnels, usagers, syndicats et mutuelles doivent y travailler ensemble !


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