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Communiqué emploi

mercredi 4 juin 2008  Enregistrer au format PDF


Après la réunion du Conseil Supérieur de l’Emploi, la FSU marque son total rejet des propositions gouvernementales définissant "l’offre valable", « acceptable ou raisonnable d’emploi ». Certes les adjectifs fluctuent dans les expressions de la Ministre, du Secrétaire d’Etat à l’Emploi ou du Président de la République (discours prononcé à Melun le 16 mai dernier) mais le fond des orientations gouvernementales ne change pas.

Il s’agit en organisant une dégressivité des références salariales selon la durée d’inscription au chômage d’imposer une régression sociale qui concerne l’ensemble de la population active : salariés, chômeurs ou précaires.

Les trois paliers de dégressivité automatique au 4ème mois d’inscription, au 6ème mois culminent avec la situation imposée au 12ème mois.
Le nouveau texte impose des conditions très dures puisqu’après 6 mois de chômage (la référence salariale ayant baissé de 20 %), la mobilité est de 2 heures de trajet par jour et de 60 kilomètres aller et retour.
Dans toutes les zones rurales, ou dans toutes les villes de province, sans réseau de transports en commun dense, cela laisse le seul choix de posséder un véhicule.
Or aujourd’hui le coût d’entretien d’un véhicule ou le coût de l’essence sont de plus en plus élevés.

La radiation après deux refus d’emploi au 12ème mois concernant toute offre rémunérée au-dessus du niveau d’allocation chômage est un acte gravissime. Car nous rappelons que moins d’un chômeur sur deux inscrit à l’ANPE est indemnisé par l’UNEDIC, que l’indemnisation prend pour niveau 57,4 % du dernier salaire et que la moyenne des allocations versées n’excède pas 800 euros.

Si le texte du gouvernement est avalisé par le Conseil des Ministres à la mi-juin, il risque d’être voté par le Parlement avant la fin de la session parlementaire.

Cela démontre qu’il est une pièce essentielle dans la méthode gouvernementale pour faire baisser à tout prix les chiffres officiels du chômage.

Il met également ainsi la pression sur la négociation de la nouvelle convention UNEDIC qui a pour échéance la fin de l’année.
Nous devons tout faire pour éviter le basculement dans un système à l’anglo-saxonne qui comme en Grande Bretagne a eu pour résultat l’élargissement de la précarité, de l’appauvrissement et la multiplication des « travailleurs pauvres ».

La FSU appelle l’ensemble des syndicats, des organisations de chômeurs et des associations concernées à se réunir pour envisager les initiatives de protestation sous toutes les formes possibles.

Communiqué FSU du 27 mai 2008


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