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Compte rendu de la rencontre avec l’expert français

mardi 25 avril 2006  Enregistrer au format PDF


Cadre Européen des Certifications Professionnelles (Direction des Relations Internationales et de la Coopération)

Compte rendu de la rencontre avec l’expert français

1 - Afin de faciliter la lecture, un petit résumé de la démarche européenne :
Année 2004, à Maastricht, émerge l’idée d’organiser la lisibilité des systèmes de formation à l’échelle européenne. Les travaux sont conduits par la Direction Générale Education et Culture (DGEC) de la Commission Européenne à Bruxelles (groupe d’experts + CEDEFOP - Centre Européen Développement de la Formation Professionnel ). Le principe de subsidiarité s’appliquant dans ce domaine, il est impossible d’appliquer une grille unique à l’échelle européenne. Est donc proposé un méta-cadre qui permettrait à chaque pays de lire le système de certification des autres pays. Ce cadre devant permettre de positionner des références conçues en termes de « résultats d’apprentissage » (pour outcomes learning). On est donc éloigné de la démarche habituellement utilisée jusque là fondée sur des parcours et des durées de formation (par exemple la grille de l’UNESCO ).
La grille adoptée est structurée en 8 niveaux :
- 1 non qualifié,
- 3 intermédiaires,
- 4 « tertiaire » (pour « enseignement supérieur » dans une problématique primaire / secondaire / tertiaire).

La grille initiale comprenait 3 descripteurs (de ces niveaux) :
- Les connaissances (knowledge)
- Les savoirs faire (skills)
- Les compétences personnelles et professionnelles (competencies), elles mêmes déclinées en 4 points : autonomie et responsabilité / capacité à apprendre / compétences à communiquer et gérer les relations interpersonnelles / compétences à l’exercice de l’activité professionnelle.

2 - Synthèse de la rencontre avec l’expert

Cette rencontre fait suite à celle du 31 mars dite de « restitution ». Assez curieusement, l’invitation à cette nouvelle rencontre n’a semble-t-il été transmise (par la DRIC) qu’aux seuls membres présents le 31 (soit 14 personnes). Résultat, 7 présents seulement ! A noter que l’UNSA avait 4 représentants (sur les 7) (+ FSU, SGEN, SNALC)

L’expert français (Richard Maniak, Inspecteur Général) fait partie du groupe restreint (Allemagne., France, Autriche, Grande-Bretagne ; Irlande) constitué par la représentation des 32 pays (*) parties prenantes du CECP. 2 réunions de travail ont déjà eu lieu (24/3, 7/4), une séance terminale aura lieu le 21/4. A l’issue de celle-ci, le groupe restreint enverra aux 32 un projet de recommandations (puisque subsidiarité) qui se réunira lui-même le 2/5. La réunion de validation (des 32) aura lieu le 23/5, au terme de laquelle le groupe restreint finalisera les recommandations pour présentation (et adoption) par la CE en septembre.

La « feuille de route » fixée au groupe restreint :
- Accord très majoritaire sur les 8 niveaux (la France aurait préféré 7)
- Les niveaux 5 à 8 concernent le « tertiaire » (sans se substituer au processus de Bologne)
- Il faut finaliser le processus (unanimité pour demander un CECP, sauf Islande et Chypre)
- Il faut simplifier, clarifier et rendre utilisable le tableau des niveaux
Ces décisions du groupe des 32 auront un impact immédiat pour la France : primo, il faudra changer l’ordre de numérotation des niveaux et secundo il faudra créer un niveau spécifique pour le doctorat (le niveau 1 français va de la licence au doctorat soit bac + 3 à bac + 8)

Les propositions de l’expert français telles qu’il nous les a présentées et qu’il compte les défendre le 21 avril 2006 en groupe restreint :
Un niveau doit avoir un double sens : 1/ par rapport à une poursuite d’études et 2/ par rapport à une recherche d’emploi.
(Donc c’est compliqué, on a droit à l’erreur, il faut construire une boite à outils. Pour cela est déjà acté : lancement d’un appel à projets fin juin (10 projets réunissant au moins 5 pays), expérimentation à partir de janvier 2007.

Le méta cadre met en relation des cadres nationaux et non des diplômes. Il s’agit d’une mise en relation, surtout pas d’une harmonisation
Le fait qu’il existe 8 niveaux CECP n’implique nullement que les 8 existent au niveau national
- Un diplôme ne relève que d’un seul niveau
- Est classant le cœur du diplôme (pas la 3° langue facultative)
- Refus catégorique du 3° descripteur (compétences personnelles et professionnelles)
Et, en tout cas, il est hors de question d’admettre que seuls les niveaux 7 et 8 aient « les compétences » pour « analyser finement les normes sociales et les relations interpersonnelles, réfléchir et diriger l’action destinée à les faire évoluer ».

Jean-Marie Canu - 20 avril 2006

(*) Groupe auquel il faut ajouter « un certain nombre » de partenaires sociaux ... désignés par les organisations représentatives au niveau européen. Je n’ai eu connaissance que de la présence duc représentant de l’UNICE (Fédération patronale européenne) lui-même membre de l’UIMM (Union des Industries et Métiers de la Métallurgie


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