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Conseil Technique Paritaire Ministériel de l’Éducation nationale

jeudi 3 novembre 2005  Enregistrer au format PDF


Si le budget de l’Éducation nationale demeure le premier budget de l’État, il ne figure pas à l’évidence parmi les priorités du gouvernement et il est touché de plein fouet par une politique dont la première préoccupation est de réduire les dépenses sans souci de l’avenir. Et les artifices de présentation ne changent pas cette réalité.

Ainsi, l’augmentation affichée de 3,65% à périmètre constant doit être ramenée à une réalité moins glorieuse lorsque l’on sait que 1,67 point correspond simplement aux effets des augmentations de salaires intervenues en 2005.

Ainsi, les créations dans le premier degré sont tout aussi insuffisantes au regard des besoins qu’elles l’étaient en 2005 ; elles représentent un poste pour 53 élèves. Il en faudrait le double pour maintenir le taux d’encadrement des élèves dans les classes et scolariser les plus jeunes en maternelle. Cette situation amplifiera les difficultés déjà rencontrées en septembre 2005.

Dans les lycées et collèges, les suppressions annoncées de près de 4000 postes d’enseignants s’ajoutent à la saignée des trois dernières années et la suppression de 1350 emplois de stagiaires qui annonce une nouvelle baisse des recrutements hypothèque gravement l’avenir. Ces mesures signifient un nouvel affaiblissement de l’offre de formation et annoncent des difficultés accrues pour assurer les remplacement de moyenne et longue durée. Les besoins de l’encadrement éducatif sont encore sacrifiés, notamment du côté de la surveillance par le recours à des emplois de plus en plus précaires et à la définition inadaptée aux missions. Et l’on comprend d’autant mieux le passage en force pour imposer les remplacements au pied levé dans les établissements du second degré.

La création de 300 emplois d’infirmières est conforme aux engagements mais ne saurait masquer l’absence de création d’emplois de personnels pourtant indispensables au système éducatif. En effet, depuis trois ans, aucun emploi d’assistante sociale n’a été créé. 133 équivalents temps plein de personnels administratifs seront supprimés hypothéquant l’emploi de près de 600 contractuels.

La rentrée 2005 a déjà été marquée par un chômage tout à fait dramatique de milliers de contractuels.

On peut souligner en outre qu’aucun moyen nouveau n’est dégagé pour la mise en oeuvre de certaines dispositions de la loi Fillon, notamment celles qui concernent l’enseignement des langues vivantes, le programme personnalisé de réussite éducative : les mesures nouvelles seront pour l’essentiel financées par redéploiements, ce qui ne fera qu’ aggraver la nocivité de la loi.

Enfin, face à une inflation prévisionnelle de 1,8% aucun moyen n’est inscrit pour une revalorisation du point d’indice des traitements malgré un contentieux qui court. La dévalorisation salariale de nos professions s’en trouve encore aggravée.

Ce budget est un budget de renoncement pour les jeunes et un budget de mépris pour les personnels. Révélatrice aussi du peu de considération pour ces derniers, l’annonce du report de la mise en oeuvre de la seconde carrière des enseignants dont les objectifs étaient déjà bien modestes et revus à la baisse !


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