Pour Info - FSU - En ligne


Accueil > Archives > Année 2005-2006 > N°351 du 29 mai au 2 juin 2006 > Contribution de Pour la reconquête d’un syndicalisme indépendant

Contribution de Pour la reconquête d’un syndicalisme indépendant

mardi 30 mai 2006  Enregistrer au format PDF


Après le retrait du CPE, ne faut-il pas sauver l’école, sauver notre statut ?

La jeunesse et les salariés, dans l’unité, avec leurs organisations, par la grève et les manifestations réunissant jusqu’à 3 millions de personnes viennent d’imposer un recul au gouvernement. BDFN après BDFN, avec d’autres militants, nous avons été amenés à batailler pour que la FSU appelle à la grève (ainsi, au BDFN du 27 février, nous avons soumis un amendement demandant que la FSU appelle à la grève le 7 mars, qui a recueilli 61 % des voix. Mais un texte doit obtenir 70 % des suffrages pour être validé ! ) puis se prononce pour l’appel à la grève générale.

Le gouvernement a dû retirer le CPE, mais il poursuit néanmoins et accélère les mauvais coups :
- transfert des 93 000 TOS,
- protocole sur les directeurs d’école signé le 10 mai aboutissant à la création de 50 000 EVS rétribués 574 euros par mois ,
- socle commun d’appauvrissement des connaissances ,
- 249 collèges « ambition réussite », où seront expérimentées, pour les élèves la destruction du caractère national de l’enseignement, le remplacement des connaissances par des compétences et pour les enseignants la casse de nos statuts particuliers : certifiés, agrégés, PE .

Ne sommes nous pas face au démantèlement de la Fonction Publique et de l’Education Nationale ?

Aussi, tout ne dépend-il pas de l’indépendance des organisations syndicales, dont la FSU, de leur unité pour la défense des personnels et de leurs garanties statutaires ?

Faut-il alors :
- revendiquer pour les TOS des « cadres d’emplois spécifiques » ... dans la fonction publique territoriale, comme le font les responsables de la FSU ...ou plutôt demander leur maintien dans la Fonction Publique d’Etat avec toutes leurs garanties de fonctionnaires d’état ?
- participer aux groupes de travail rédigeant les fiches du RIME (répertoire interministériel des métiers) visant à détruire les 900 corps de fonctionnaires pour ne remplacer qu’un départ en retraite sur deux ? Ne faut-il pas quitter ces groupes de travail, comme le demandent des syndicats nationaux de la FSU ?
- participer à l’installation de la Commission de débat Université Emploi en présence de De Villepin le 25 avril, commission chargée « d’organiser le débat sur les liens entre université et emploi »avec pour thèmes « la professionnalisation des études dans le cadre du cursus Licence-Master-doctorat » et « l’apprentissage et le développement de l’alternance » ?

« Alternance et apprentissage » : n’est-ce pas justement ce que les étudiants ont combattu pendant des semaines de grève générale dans les universités ?

Aujourd’hui l’Union Européenne veut réduire les organisations syndicales à n’être que des partenaires des gouvernements et du patronat mettant en œuvre, au nom du « dialogue social », les directives européennes, corédigeant les projets de réforme ministériels. Peut-on accepter ?

Comment la FSU et ses syndicats nationaux pourraient-ils continuer à exister si l’éducation nationale, fondée sur des programmes, des horaires et des diplômes nationaux décernés par des fonctionnaires de l’état, n’existe plus ?

Après le mouvement contre le CPE, pour porter un coup d’arrêt à la politique du gouvernement de Villepin, inspirée par l’UE, de destruction des acquis sociaux, de la Fonction publique et de l’éducation nationale, ne faut-il pas l’unité ?

J-Paul Crouzet, J.Lefebvre (jacklefebvre1@free.fr)


RSS 2.0 | Plan du site | Réalisé avec SPIP | Site national de la FSU