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Déclaration commune : Apprentissage junior et égalité des chances

vendredi 23 décembre 2005  Enregistrer au format PDF


1- Les organisations CGT, FCPE, FEP-CFDT, FSU, Ligue de l’enseignement, SGEN-CFDT, UNL et UNSA-Education expriment leur refus le plus total de l’« apprentissage junior » qui constitue une remise en cause de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans. Cette mesure, présentée par le Premier ministre comme une réponse à la crise des banlieues et aux violences urbaines, constitue un recul historique inacceptable.

Loin de répondre à la demande des jeunes d’égalité des droits, loin de répondre à leurs besoins, c’est une mesure supplémentaire de renoncement et de stigmatisation pour une partie de la jeunesse.

Loin de constituer une voie de diversification au collège, cette mesure signe la fin du collège pour tous. Elle organise l’éviction précoce des élèves en difficulté en mettant en place une voie d’exclusion. En outre, en répondant à l’échec scolaire par l’apprentissage, on dévalorise de fait la voie professionnelle et on s’exonère de toute réflexion sur les causes de cet échec.

Tout le monde sait qu’il faut à ces jeunes « plus et mieux d’Ecole ». Ce n’est donc pas en leur donnant « moins d’Ecole » qu’on leur permettra de résoudre leurs difficultés scolaires. Toutes les études (CEREQ, Commissariat au Plan) montrent aujourd’hui la nécessité d’élever les niveaux de qualification. Le monde professionnel lui-même assure qu’il a besoin de jeunes de plus en plus qualifiés.

On ment aux jeunes, on ment aux familles, en leur faisant croire que ce dispositif leur facilitera l’accès à une qualification. Aucune réelle perspective d’avenir ne leur est offerte.

On leur ment aussi quand on leur fait croire qu’après avoir été privés des enseignements nécessaires, ils pourraient revenir à tout moment dans le cursus ordinaire et y réussir.
Pour assurer la réussite de tous les jeunes, c’est une tout autre politique éducative qu’il faut d’urgence définir et mettre en œuvre.

2- Le projet de loi sur l’égalité des chances prévoit la mise en place du contrat de responsabilité parentale. Ce pseudo contrat, puisqu’il prévoit des sanctions lorsque les parents n’ont pas signé le contrat « de leur fait » et « sans motif légitime », est en réalité une stigmatisation des familles les plus exposées aux difficultés qui ont plutôt besoin d’une aide et d’un accompagnement positif.

Organisations signataires : CGT, FCPE, FEP-CFDT, FSU, Ligue de l’enseignement, SGEN-CFDT, UNL et UNSA-Education.


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