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Durcissement du contrôle des chômeurs

vendredi 25 janvier 2008  Enregistrer au format PDF

Une nouvelle étape dans le durcissement du contrôle du retour à l’emploi des demandeurs d’emploi semble planifiée.


Le porte–parole du gouvernement a en effet avancé que le refus de 2 offres d’emploi acceptables devrait pouvoir être sanctionné.
Ainsi, une nouvelle promesse électorale du président de la République va être mise en œuvre.

Déjà au mois de septembre, à Macon, il avait proposé de sanctionner les demandeurs d’emploi refusant une offre d’emploi.

Un nouveau critère est utilisé : l’offre d’emploi « acceptable ». Une première question se pose : en quoi une offre d’emploi est différente d’une offre valable d’emploi ? il faudrait peut-être préciser que cela pousse à accepter des emplois précaires et mal payés, sous qualifiés.

Il pourrait s’agir de diminuer les garanties et les références par rapport à une offre antérieure, dont pouvait bénéficier un chômeur en termes de niveau salarial, d’expérience professionnelle, de qualification, de durée de déplacement, de formation, de conditions de travail, et en liant cette dégradation à la durée d’ancienneté dans l’inscription au chômage.
Cette notion est à mettre en relation étroite avec la négociation en cours concernant la modernisation du marché du travail. Dans les propositions défendues par le MEDEF, l’ article 15 stipule de préciser le contenu d’une offre d’emploi en la liant étroitement à l’ancienneté dans le chômage.
Une fois de plus, nous constatons une étonnante promiscuité entre les discours gouvernementaux et patronaux.

La négociation entre les partenaires sociaux doit se conclure le 10 janvier. La FSU espère que le mouvement syndical fera front dans l’unité la plus large pour refuser ces mesures particulièrement régressives qui concernent non seulement le devenir des chômeurs, leurs conditions de retour à l’emploi mais aussi la situation de l’ensemble des salariés.

Ce dont souffrent aujourd’hui les chômeurs, c’est de l’absence d’une politique économique et sociale ambitieuse , permettant de créer des centaines de milliers d’emplois de qualité. Et l’Etat, en supprimant des milliers de postes de fonctionnaires, contribue aussi à l’absence de perspectives d’emploi pour tous.

Dans l’attente d’un retour à l’emploi, les chômeurs doivent pouvoir bénéficier de systèmes de formation rémunérée qualifiante ou diplômante et/ou un revenu de remplacement correct pour tous(tes).


Communiqué FSU du 5 janvier 2008


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