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Ecole Emancipée FSU

mardi 5 décembre 2006  Enregistrer au format PDF


Avenir de la FSU : se poser les bonnes questions...

La FSU, que beaucoup d’entre nous (dans l’EE, dans UA et au delà) ont voulue et continuent à construire, est « mortelle ». La bataille sur le CPE l’a encore montré : alors que de plus en plus de questions interprofessionnelles la concernent directement, ni sa force militante, ni sa dynamique interne (bien trop peu fédérale), ni sa représentativité (contestée simultanément et avec la même force par les gouvernements et les autres confédérations) ne permettent à la FSU de faire véritablement face à ses responsabilités, de développer et défendre ses mandats.
Si la question de la représentativité relance aujourd’hui la question, c’est bien le dépassement de l’autonomie et la question d’une unification syndicale qui continue à se poser. Depuis sa naissance, la FSU a cherché à trouver des médiations : ne pas ajouter à la division, mais ne pas disparaître, ni se rallier à un quelconque panache, ne pas s’enfermer dans un camp, ni découper à priori...Sans attendre tout des autres !
Chacun sait que la CGT est un interlocuteur incontournable. Mais chacun voit aussi que la CGT ne veut pas de nous : ni de nos 170 000 fonctionnaires, alors qu’elle se fixe l’objectif primordial (et justifié) de s’implanter dans le privé, ni du signal politique que cela représenterait alors que son alliance stratégique reste la CFDT. Toutes nos propositions sont restées lettre morte et il est illusoire de proposer une démarche de rapprochement commun tant que nous ne nous donnons pas les moyens d’avoir un rapport de forces pour peser dessus.
La confédéralisation de la FSU n’est pas crédible. D’abord parce que, pour le coup, nous ajouterions à la division, sans offrir une perspective suffisamment crédible à nos adhérents. Ensuite parce que nous avons déjà le plus grand mal à nous construire sérieusement et efficacement là où nous sommes, alors le privé !
Soulignons l’urgence de construire dans la Fonction Publique Territoriale un unique syndicat s’adressant non pas aux seuls TOS mais bien à tous les agents de la territoriale. Faute de quoi le succès réel, mais relatif (il est surtout dû à notre représentativité chez les TOS), que nous venons de remporter pourrait se traduire lors des élections de 2008 par une désillusion cinglante.
Solidaires et l’UNSA sont confrontés aux mêmes questions d’isolement que nous. La FSU doit trouver les moyens de construire un rapport de force pour mieux faire avancer notre syndicalisme en pesant plus pour les mobilisations, sur le terrain de la représentativité vis à vis des confédérations et des pouvoirs publics.
Déjà faite au dernier congrès, la proposition d’une Union syndicale ouverte, pluraliste et reprenant pour partie les conceptions syndicales mises en oeuvre par la FSU doit être débattue aujourd’hui à la lumière de l’actualité syndicale. Adressée à tous, car nous sommes partisans d’un syndicalisme pluraliste et non identitaire, elle laisse la possibilité à tous ceux qui le souhaitent d’en être partie prenante.
Faute de débat préparé, le congrès de Marseille n’aura guère de marge de manoeuvre mais il doit au moins permettre de se poser les bonnes questions.
Si nous ne le faisons pas, alors les tentations de repli l’emporteront, l’espace non -enseignant se rétrécira, la FSU que nous voulons construire depuis plus de 10 ans ne sera plus qu’un rêve.
Il est encore temps de cesser de subir !


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