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Éditorial

jeudi 3 novembre 2005  Enregistrer au format PDF


Les annonces faites par le Premier ministre lors de sa conférence de presse ne font que reprendre des thèmes réchauffés et tournent le dos à la fois aux revendications des personnels et aux besoins des services publics.

En proposant une augmentation hypothétique du pouvoir d’achat liée à une augmentation du temps de travail, il ignore les revendications salariales encore exprimées avec force le 4 octobre et fait fi de la réalité : il semble oublier que nombre de fonctionnaires, en particulier les enseignants, n’ont eu aucune diminution de leur temps de travail et surtout que l’alourdissement de la charge de travail est contradictoire avec la nécessaire évolution des métiers (travail en équipe, formation, ...).

De même le volontarisme affiché en matière d’emploi du public, assorti d’une promesse de partage des gains avec les agents, est un véritable marché de dupes tant pour ces derniers que pour les usagers : il ignore la réalité des besoins et de l’emploi dans les services publics ; l’accélération du dégraissage qu’il annonce est en contradiction avec la politique de lutte contre le chômage qu’il prétend mener.

Les mesures avancées en matière de mobilité rejoignent certes des préoccupations mises en avant par la FSU mais elles sont incompatibles avec une politique de réduction de l’emploi public et contradictoires avec la réalité que montre le report d’un an de la mise en œuvre de la seconde carrière pour les enseignants.

Au total sous couvert de modernité le Premier ministre ressert des recettes qui ne peuvent que faire reculer les services publics : ce constat éclaire son propos sur l’Etat stratège ; il dessine en fait des services publics squelettiques, de moins en moins aptes à répondre à l’ensemble des besoins d’une société moderne.

Ces annonces, intervenues sans concertation, laissent bien mal augurer des propositions de négociation que le ministre de la Fonction publique était censé faire fin octobre et qui sont déjà reportées au 9 novembre.

La FSU y voit des raisons supplémentaires d’une action unitaire des personnels et une confirmation de sa décision de participer à la manifestation nationale pour les services publics du 19 novembre.


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