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Editorial

mercredi 4 octobre 2006  Enregistrer au format PDF


Le gouvernement vient d’adopter un projet de budget qui confirme une réduction des moyens des services publics, avec notamment la suppression nette de 15019 emplois de fonctionnaires, dont plus de 7000 dans l’éducation. Et pour la première fois depuis des dizaines d’années le budget de l’Etat est en diminution en euros constants.

Ces suppressions manifestent clairement que les fonctionnaires sont considérés d’abord comme des variables d’ajustement budgétaire au mépris d’un examen de la réalité des besoins. Ainsi va se poursuivre une orientation qui, jouant à la fois sur la baisse du nombre d’agents et la détérioration de leur pouvoir d’achat, signifie clairement aux personnels le mépris dans lequel est tenu leur travail et leurs missions.

Ce sont les services publics qui vont voir réduire sensiblement leur capacité de répondre aux besoins de notre société. Et le gouvernement qui prétend lutter contre le chômage prend des mesures qui ne vont faire qu’accroître la précarité et contribuer au chômage des jeunes.

C’est particulièrement vrai en matière d’éducation où en dépit de quelques ajustements les suppressions atteignent un niveau rarement atteint et vont se traduire à la fois par un recul des capacités d’assurer la réussite de tous, une dégradation des conditions de travail des personnels, et encore plus de précarité : le communiqué du conseil des ministres confirme d’ailleurs que l’éducation ne fait pas partie des priorités gouvernementales.

L’affirmation selon laquelle le projet de budget du gouvernement viserait notamment à « donner la priorité au pouvoir d’achat, à l’emploi et à l’égalité des chances » et « préparer la France aux défis de demain » n’est qu’un slogan démenti par l’examen des mesures envisagées, qui traduisent des choix à courte vue qui vont à l’inverse de ces intentions et compromettent l’avenir.

Paris, le 27 septembre 2006


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