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Editorial :

lundi 11 février 2008  Enregistrer au format PDF

projet de loi sur les OGM


Le débat parlementaire s’engage en ce moment même sur le projet de loi sur les cultures d’OGM. Pour la FSU, l’annonce de l’activation de la clause de sauvegarde sur le MON 810 qui a suspendu provisoirement la culture de ce maïs OGM en France a permis que s’engage sereinement ce débat qu’elle estime nécessaire puisqu’il engage l’avenir de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement.

Cette loi doit permettre de garantir la possibilité de produire et de consommer sans OGM, principe d’ailleurs entériné par le premier article du projet de loi. De ce point de vue, la FSU s’inquiète d’un projet de loi qui en l’état fait du seuil européen d’étiquetage des OGM un seuil de contamination génétique « acceptable » (0,9%) ; seuil qui n’a pas de fondement juridique mais qui constituerait un « droit à polluer ».

La faible participation des sénateurs lors de la première journée de débat et la volonté affichée, au travers d’amendements, de remettre en cause les avancées du Grenelle de l’environnement sont autant de signes inquiétants.

Le débat parlementaire et l’adoption de la loi constituent pourtant un enjeu majeur en France. Ils doivent permettre de prendre en compte la "rupture" du grenelle et la volonté des citoyens. Ce serait également un point d’appui pour impulser en Europe, sous présidence française, une vraie réforme de l’Autorité européenne de sécurité des aliments et imposer le principe de précaution comme un élément essentiel de la décision publique.

Communiqué de presse FSU du 8 février 2008


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