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Éditorial : Grenelle de l’environnement

mercredi 31 octobre 2007  Enregistrer au format PDF


Pour la FSU, la mise au débat public des questions environnementales, à l’occasion du Grenelle de l’environnement et le large consensus qui s’est exprimé sur la gravité des enjeux, marque une étape décisive face à la crise environnementale profonde qui menace la planète. Elle a contraint Nicolas Sarkozy à faire un certain nombre d’annonces qui constituent de premières avancées en particulier concernant les transports, le logement, le développement des énergies renouvelables, la santé. Mais on est encore loin de la « révolution verte » annoncée ; de nombreuses ambiguïtés demeurent sur le gel des cultures OGM, sur la réduction de l’utilisation des pesticides, le nucléaire. En matière de fiscalité l’engagement sur la création d’une taxe "climat-énergie" a comme contre partie l’allégement annoncé de la taxation du travail dans le cadre de la révision générale des prélèvements obligatoires.

Cela pose problème et montre que le gouvernement continue à opposer l’environnemental et le social répondant ainsi aux préoccupations du MEDEF. Les grands objectifs retenus par le président de la République sont insuffisants et surtout la grande inconnue reste le financement : aucun engagement budgétaire concret ne permet de penser que des véritables mesures opérationnelles ni changement important seront mis en oeuvre.

Les bonnes intentions affichées risquent de se heurter aux orientations économiques du gouvernement et aux diktats du MEDEF, aux blocages de la FNSEA notamment en ce qui concerne les politiques énergétiques, agricoles, des transports, d’aménagement du territoire... La FSU note également l’absence de proposition sur le rôle de l’État, son organisation, ses moyens : absence de moyens en terme d’outils de contrôle, en terme juridique, pas de service public de l’environnement. De même l’éducation à l’environnement est absente alors qu’elle est essentielle pour avancer vers la prise de conscience et le développement de comportements "responsables".

Pour que la prise de conscience se traduise par des changements portant sur le global et les comportements, il est urgent de développer le débat démocratique et citoyen, et de mieux faire contribuer l’éducation, la recherche et la culture à l’élaboration de choix démocratiques, à de nouveaux comportements responsables et à des solutions durables. La gravité de la situation environnementale exige de poursuivre la vigilance et la mobilisation citoyenne pour aller vers des changements et des actions qui permettent d’articuler une modification des comportements individuels et la mise en cause des mécaniques du système économique qui conduisent à la situation actuelle.

Communiqué de presse FSU du 26 octobre 2007


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