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Editorial : Un projet de loi pour la sécurité sociale sans surprise

mardi 25 septembre 2007  Enregistrer au format PDF


Sans surprise le projet de loi de financement de la sécurité sociale, présenté cette année à Bercy (tout un symbole), reprend les antiennes assénées depuis des mois. Certes le déficit est important, mais les mesures prises depuis la loi Douste-Blazy notamment, ont fait la preuve de leur inefficacité et pourtant le gouvernement décide de poursuivre dans cette voie.

En effet, si des mesures intéressantes sont envisagées, comme la régulation de l’installation des médecins, ou l’expérimentation de paiement forfaitaire des médecins, le gouvernement, au prétexte de la lutte contre la maladie d’Alzheimer impose de nouvelles franchises qui aggravent encore le reste à la charge des patients et pénalise les malades. Aujourd’hui la logique qui semble s’imposer peu à peu est celle de l’autofinancement : les malades paient pour les malades, avec tous les risques de retard d’accès aux soins. Quelle politique de santé publique est donc menée ! Dans son discours Nicolas Sarkozy avait considéré que pour relever le défi majeur de la dépendance, il fallait faire appel à une complémentaire privée. Tout montre que les principes fondateurs de la Sécurité Sociale sont profondément remis en cause.

Or, d’autres choix sont possibles pour les maintenir : c’est d’abord par une politique dynamique d’emploi et de salaires que se résorbera le déficit de la Sécu ; et des choix de financements solidaires qui taxent les revenus financiers. En ce sens la proposition d’une cotisation sur les stocks options irait dans le bon sens.

Il faut aussi agir sur la politique de santé et l’organisation du système de soins, qu’il faudrait plus préventif, interpeller les politiques environnementales, et mettre au cœur des préoccupations le travail qui « rend malade ».

La FSU considère que la situation mérite des mobilisations importantes qui construisent des alternatives. Elle confirme sa participation aux initiatives du 29 septembre contre les franchises médicales, dans le cadre du collectif national. Elle appelle à participer le 13 octobre à la manifestation de l’Andeva et de la Fnath, pour exiger une autre politique de santé publique, de nouveaux droits pour les salariés en matière de santé au travail et contre une privatisation rampante de la sécurité sociale.

Communiqué FSU du 25 septembre


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