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Education

vendredi 27 janvier 2006  Enregistrer au format PDF


Les intervenants confirment l’analyse de la FSU depuis plusieurs mois : sur le terrain éducatif, une vraie contre réforme est mise en place, confirmée par l’avalanche de mesures décidées ou annoncées.

Les questions éducatives sont bien entendu le reflet d’une politique plus large et le rapport de force à construire sur ce terrain est un élément du rapport de force général.
La commission a considéré indispensable de développer de façon indissociable l’action sur chaque sujet (recrutements, ZEP, carte scolaire, apprentissage junior, remplacements, etc.) et une véritable campagne d’opinion pour la défense du service public d’éducation, coordonnée nationalement.

La commission constate que si la FSU a élaboré depuis des années des propositions alternatives, celles ci ont été trop peu portées à la connaissance des personnels, de l’opinion publique. La FSU, qui vient d’être confortée comme organisation largement la plus représentative du secteur éducatif, doit se mettre en situation de pivot d’une réaction de haut niveau face aux décisions gouvernementales et faire en sorte que ses propositions soient au centre du débat qui va se développer à l’approche des échéances électorales.

La commission a centré sa réflexion sur les formes que pourrait prendre cette campagne d’opinion - action.

Elle propose d’articuler plusieurs temps et initiatives :

  • organiser l’action diversifiée sur tous les dossiers d’actualité (et soutenir les initiatives prises par certains syndicats sur ZEP, recrutements, carte scolaire, lecture, ...)
  • réussir la semaine d’actions unitaire du 30 janvier au 4 février
  • réussir la grève du 2 en y intégrant les questions du service public d’enseignement
  • entamer immédiatement une grande campagne d’opinion contre les mesures ministérielles et pour faire connaître nos propositions alternatives. Cela auprès des collègues, des parents, de l’opinion en général, avec interpellation systématique des élus (CG, CR, Députés et Sénateurs). Il est en particulier nécessaire d’intervenir sur les questions de politique éducative régionale. Un matériel fédéral serait mis à la disposition des militants pour la campagne ;
  • dans le cadre de la campagne, organisation de forums ou états généraux locaux devant déboucher sur des états généraux nationaux au 3ème trimestre.
  • Réussir une initiative revendicative, la plus unitaire possible, en mars, du type grève et/ou manifestation nationale (les intervenants ont essentiellement parlé de manif)

Des formes de résistance apparaissent comme le refus d’appliquer le texte ministériel sur la lecture, la question se pose de ce type de réaction sur le PPRE ou l’apprentissage junior, par exemple.

Un débat a eu lieu sur l’appel des chercheurs, la quasi totalité des intervenants considérant que si cet appel est positif comme appel solennel contre le renoncement, il ne recouvre pas l’ensemble des propositions actuelles de la FSU, ne remettant pas en cause la loi Fillon, le socle, etc. La majorité des intervenants souscrit à la décision du BDFN de le faire connaître, le diffuser et d’appeler à le signer massivement, mais considère que la campagne d’opinion ne peut en rester aux problématiques et propositions faites par les chercheurs.

S’est posée fortement lors de la commission la question de l’unité pour agir. Comment, avec qui, avec quelles plates-formes ? En effet chacun est bien conscient que même si entre organisations, il y a un certain nombre d’analyses convergentes, il y a aussi, tant dans les analyses de nombre de décisions gouvernementales que dans les propositions alternatives, des différences fortes, voire des divergences sur certains points (sur le socle par exemple). Tous les intervenants disent qu’il est indispensable de rechercher l’unité, mais bon nombre signalent que cela ne peut être le but en soit au risque de rechercher des accords à minima, ce qui pourrait mettre la FSU en difficulté pour développer certaines de ses propositions et ce qui pourrait aboutir à ce que des problématiques importantes ne soient pas posées avec force. Rechercher l’unité nécessite de rechercher des compromis, mais il ne peut être question pour la FSU de s’en tenir à ce qui fait compromis et de ne pas avancer ses propositions spécifiques.

C’est pourquoi, sur les états généraux, l’accord s’est fait pour dire qu’ils ne devaient pas prendre la forme meeting mais bien la forme de débats, de confrontations d’idées, pour aller au fond des choses.

Mais nous n’avons pas tranché avec clarté sur une question :

  • la FSU doit elle être l’organisatrice, le maître d’oeuvre qui invite les autres syndicats, les associations de parents, les organisations éducatives, des chercheurs, etc. à venir débattre au risque de restreindre la participation de ceux et celles-ci à des responsables uniquement ?
  • Les états généraux doivent-ils être co-organisés avec d’autres, avec le risque de minimiser les propositions propres de la FSU et son rôle central dans la réflexion ?

Si on ne tranche pas cette alternative, on sera de toute façon confrontés à cette question dès la mise en œuvre de l’initiative.

Il semble par contre qu’il y ait accord pour dire que s’il n’y avait pas unité, la FSU devrait lancer ces états généraux, de même que la manifestation nationale.


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