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FSU 13 (le secrétariat de la FSU 13 : Jean-François Longo (secrétaire général), Jean-Paul Beauquier, Gilbert Jean et Gilberrt Tomasi (secrétaires généraux adjoints)

mardi 5 décembre 2006  Enregistrer au format PDF


Mettre en œuvre les décisions de Perpignan

La force de la FSU, son implantation et ses résultats électoraux dans l’Education Nationale dans tous les corps de celle-ci, est aussi sa faiblesse, car même majoritaire dans la plus importante administration française, elle ne peut parler au nom de tous les fonctionnaires, répartis en plus dans trois fonctions publiques :celle de l’Etat, celle des collectivités locales et celle de la fonction hospitalière.
L’ouverture de la FSU sur les autres fonctions publiques ne peut se réaliser en attendant que des départs se produisent dans d’autres organisations syndicales du fait du mécontentement de leurs membres quant aux orientations suivies, comme cela a été le cas récemment. La génération contestatrice de 68 s’éloigne.
Or, sans élargissement et sans renouvellement, la FSU ne pourra conserver sa place dans le syndicalisme français. Ce qui nous rend incontournable dans certaines mobilisations, c’est notre force dans un secteur important qui se mobilise, à certain moment très fortement. Mais on nous oublie rapidement pour d’autres enjeux sociaux
La représentativité de la FSU est niée non seulement par le pouvoir mais par nos partenaires syndicaux.
Il serait suicidaire de penser ou de faire comme si la solution à cette situation pouvait venir de quelque décision du politique en oubliant de déployer les moyens dont on peut disposer pour contraindre à une telle décision ; c’est nous qui devons gagner la bataille politique de la représentativité.
L’ouverture du Congrès de Perpignan prenait implicitement en compte ce constat . Mais pour l’heure nous en sommes restés à ce constat alors qu’il nous faut avancer. Mais comment ?
Nous avons dès lors deux entrées ;
d’abord l’action pour les revendications qui est la marque réelle de la représentativité et qui produit les différences y compris entre organisations syndicales ;
et, en même temps, le développement d’une stratégie offensive d’implantation et d’élargissement parce que le syndicalisme FSU a de l’avenir ou mérite d’en avoir un.
Il ne s’agit rien moins que de mettre en œuvre le congrès de Perpignan
Nous ne pouvons ici nous dérober à certaines responsabilités : c’est l’implantation et l’élargissement qui conditionnent l’avenir de la FSU, ce que le congrès précité avait bien vu .On ne peut se satisfaire d’attendre que des forces frappent à notre porte pour nous renforcer ; on ne peut pas plus attendre quelque mansuétude du pouvoir, quel qu’il soit, pour une organisation dont le principe reste la satisfactions des revendications clairement exprimées par les personnels.
Avons-nous actuellement les moyens statutaires de mettre en œuvre les décisions d’élargir le champ d’intervention de la FSU ?
1-L’accueil de nouveaux ;
Nous en sommes réduits à accueillir dans un enthousiasme mitigé des syndicats déjà constitués qui, entrant dans le cadre ouvert à Perpignan en font la demande. Cela d’ailleurs n’est pas vrai dans tous les cas de figure puisque faute d’atteindre 70% de voix favorables au CDFN, certains syndicats remplissant les conditions fixées ont été refusés, pour de mauvaises raisons, confondantes même quand on songe à ce que doit être le syndicalisme (pensons précisément à l’enseignement privé sous contrat qui remplit une mission de service public).
Cette modalité de renforcement de la FSU doit au moins être encouragé, ce qui signifie que le travail interne d’information, de motivation, de conviction de tous les syndicats nationaux actuels, de toutes les sections départementales doit être entrepris ; depuis 2004, nous en sommes pour l’essentiel au « marchons, marchons » des chœurs d’opéra, la musique en moins.
2-L’aide aux syndicats :
Certains syndicats nationaux ont soit entrepris depuis Perpignan d’envisager leur propre expansion dans un nouveau champ (le SNICS dans la FPH par exemple), soit ont un champ d’investissement large et diversifié (le SNUCLIASS) qui justifie une intervention massive de la FSU et des SN pour l’aider à se développer. Ni dans un cas ni dans l’autre les efforts consentis par la FSU et les SN ne correspondent à ce qui est nécessaire. Quant aux modalités d’organisation, au plan local il faut nous doter de vrais développeurs dans d’autres administrations, c’est-à-dire concrètement aider en premier lieu ceux qui ont fait le choix de la FSU dans certaines administrations de l’Etat ou dans les collectivités²locales : aide matérielle et/ou financière. Appui par des camarades des gros syndicats de la FSU par la tenue de permanences par exemple. Un renforcement au niveau national de ces aspects là est aussi indispensable.
3-Unions
Il apparaît en outre que le SNUCLIASS est statutairement une Union et il ne peut pas en être autrement vu le statut de la FPT et la multiplicité d’employeurs et de modalités d’exercice du droit syndical. De même dans la FPH la constitution d’une union pour agglomérer des syndicats (le nombre de métiers dans la FPH le justifierait aisément), à partir de coordinations d’infirmières mais aussi de sections regroupant des personnels de catégories diverses pourrait être une réponse plus appropriée.
C’est pour ces raisons que nous pensons non seulement nécessaire mais urgent de modifier l’article 4 des statuts
4- Branches
C’est la même logique qui nous fait proposer une structuration en branches : la circulation d’un type de FP à l’autre n’étant pas la règle, une branche Education permettrait dans un cadre fédéral (et non pas simplement intersyndical, et nous avons connu des tentations de travail commun avec des partenaires hors FSU plutôt que FSU) des échanges et mises en commun et nos CDFN pourraient valider des projets communs suffisamment avancés. Cela n’a évidemment rien à voir avec une structuration en secteurs : droits et libertés est un secteur, retraites, est un secteur, international, est un secteur : éducation , santé, travail/ emploi, travail social, équipement /aménagement du territoire/agriculture sont des branches ..
La question dans tous les cas est la même : la FSU doit être plus efficace donc plus puissante et réciproquement. Nos propositions vont dans ce sens car elles offrent un cadre plus pertinent pour cela.
Il nous faut en permanence articuler l’unité au sommet et à la base, ce qui suppose un renforcement du niveau national
L’unité intersyndicale est non seulement nécessaire mais indispensable si l’on veut donner confiance aux salariés dans leurs organisations et si nous voulons obtenir des résultats tangibles. Elle est à valoriser partout où on le peut, elle doit être une ligne de conduite permanente des syndicats de la FSU.


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