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FSU 22

mardi 5 décembre 2006  Enregistrer au format PDF


Sections locales

Le débat sur les sections locales rebondit à ce congrès. Une question posée à la fin d’un chapitre du texte du thème 4, deux propositions de modifications des statuts, nous amènent à nous exprimer sur cette question :
« Quel bilan peut-on faire de l’implantation de sections locales dans les départements ? »
A cette question, nous proposons quelques éléments de réponse.
Dans les Côtes d’Armor, c’est une tradition établie de longue date et il y a actuellement six sections locales. D’ouest en est : Lannion-Trégor, Paimpol, Guingamp, St Brieuc, Dinan, et sud du département.
Elles sont reconnues par la section départementale qui leur réserve un siège chacune au CDFD.
Elles se sont réunies deux fois cette année : la première pour faire le bilan de rentrée, la seconde pour préparer le congrès.
Elles recoupent des réalités diverses.
Une existence formelle.
Deux sections locales ont une existence « sur le papier ». Elles ne se réunissent que sur impulsion du secrétariat départemental, pour préparer un congrès. Il s’agit de Saint-Brieuc, la Préfecture, où nous n’avons pas (encore ?) réussi à articuler les deux niveaux (local et départemental). A Saint-Brieuc, la FSU, c’est le secrétariat départemental. Le Sud (Loudéac), est peu à peu devenu un désert syndical, ou du moins fédéral... Nous ne parvenons pas à relever la chose.
Une existence formelle... et un peu plus.
A Dinan, comme à Guingamp (villes d’environ 10/15 000 habitants), la section existe. La réunir est difficile, la faire fonctionner régulièrement l’est plus encore. Mais elle est connue et reconnue localement, et a des capacités d’action (et même d’initiative) locale. Elle se retrouve sur des appels unitaires locaux. Relais d’actions nationales ou départementales, mais aussi participation (et même impulsion) à des mobilisations locales (défense de l’hôpital de Dinan, contre la subvention à l’Université Catholique de Guingamp...). A Dinan, nous avons même un local !
Une existence réelle.
Deux sections locales entrent dans cette catégorie.
- Paimpol :
La section a repris une activité régulière depuis 2003. Un fort groupe d’enseignants y a été en première ligne de la grève, majoritairement FSU, très présents (pour ne pas dire omniprésents) dans l’interpro locale...
A la rentrée 2003, nos camarades (appartenant au SNEP, au SNES, au SNUEP et au SNUipp) ont relancé la section locale FSU, qui, depuis est restée active. Conférence de presse de rentrée, lutte pour les services publics, grand débat pour l’école, conférence de Richard Hatcher (syndicaliste britannique)...
Depuis leur réactivation de la section, la question de la structuration est restée posée en permanence.

- Lannion : la FSU-Trégor :
La section locale fonctionne régulièrement. Elle a un bureau, des AG... Elle a vraiment un rang d’UL, avec un représentant élu.
De nombreux syndicats la composent (SNUipp, SNES, SNEP, SNUEP, SNUAS/FP, SNICS, SNESUP, SNASUB, SNUTEFI, ...). Elle occupe un rôle éminent dans la vie sociale et politique locale, et va disposer prochainement d’un local dans la future maison des syndicats.
Autant dire que nous sommes attachés aux sections locales... et que ce qui existe dans les statuts actuels ne nous convient pas, non plus que ce que l’on peut lire dans le thème 4.
Sans nous prononcer de façon précise sur telle ou telle formulation, nous sommes favorables à deux modifications :
- la prise en compte des sections locales dans le texte du thème 4 ;
- une modification des statuts qui confère aux sections locales une place réelle, institutionnelle, dans la FSU.
En effet, nous pensons que les sections locales ne sont pas une survivance du passé, mais une exigence pour l’avenir. Elles jouent un rôle .
essentiel dans la vie syndicale départementale. Leur bilan, contrasté selon les endroits, est largement positif et leur implantation s’avère une nécessité pour l’activité et le rayonnement de la FSU dans le département.
L’élargissement du champ de syndicalisation, ajoutée à ce qui se joue au plan des territoires (conseils de développement, maisons de la formation professionnelle, ...) nous impose des responsabilités plus étendues. Ceci ne fait que rendre plus indispensable l’implantation de sections locales « de type UL ».
Tel est l’avis du CDFD de la FSU des Côtes d’Armor, qui prépare sur ce sujet un document plus complet.


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