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Groupe Formation Professionnelle, Qualification, Emploi

mercredi 6 février 2008  Enregistrer au format PDF

Réunion plénière le 9 janvier 2008
Formation Professionnelle : quelle articulation entre Formation Initiale et Formation continue ?


1-Contexte :
Réforme de la Formation Professionnelle annoncée (Rapport Carle - débat au Sénat en séance publique le 22 janvier)
Annonces de Darcos sur généralisation Bac pro trois ans , menaces sur BEP et enseignement professionnel public...
Elaboration des PRDF, prérogatives des collectivités régionales sur la FP (articulation avec Rectorats sur carte des formations... cf. Compte-rendu du groupe FPQE réunion de novembre sur PRDF)
Mandats FSU : Pas de concurrence entre FI/FC, une FTLV s’appuyant sur une FI de haut niveau, refus de l’apprentissage sur le temps de la scolarité pour tous jusqu’à 18 ans...

2- Formation Professionnelle : diplômes, modes d’accès, effectifs...

- Effectifs de la formation professionnelle :
voir documents (INSEE http://www.insee.fr/fr/ffc/bfe/BFE_306bisDD.xls et
CEREQ Bref n° 235 novembre 2006 http://www.cereq.fr/cereq/b235.pdf)

La France est très mal placée en Europe du point de vue de la formation des salariés : Les adultes se forment essentiellement sur le temps de travail (87%, le maxi en Europe dont la moyenne est à 70%) mais peu pour l’obtention d’un diplôme (1% en France, le mini en Europe, 13% en Suède, moyenne 5%). La participation des entreprises au financement des formations diminue depuis 1990, elle ne dépasse pas 3% de la masse salariale.
En 30 ans la durée moyenne des formation est passée de 60 à 30 heures, par contre le taux d’accès à la formation est passé de 15% à 40%. En résumé,plus de salariés accèdent à des formations mais sur des formations plus courtes donc moins diplômantes (adaptabilité au cadre de travail).La formation continue diplômante bénéficie surtout aux personnes de niveau bac pour préparer des BTS, 18% des BTS délivrés le sont en formation continue (chiffres 2005).
En conclusion le CEREQ note que « les frontières entre formation initiale et formation continue sont plus étanches en France que dans la plupart des pays de l’Union européenne ».
Dans l’agriculture, lorsqu’il y a des jeunes adultes en formation CAP après une période de travail, les formateurs apprécient la dynamisation du groupe ; les jeunes en apprentissage CAP agricole sont en général en difficulté scolaire, ce qui n’est pas le cas de jeunes en apprentissage industriel.

On n’a aucune information sur les formations dans les entreprises ; on n’a que peu d’infos sur les adultes inscrits à l’université dans la mesure où ils s’inscrivent souvent en formation initiale.
Voir Site www.cnfptlv.gouv.fr http://www.cnfptlv.gouv.fr

Dissociation Formation /Certification : l’objectif libéral, c’est le passage de la qualification par l’EN à la certification par des organismes extérieurs c’est sur ce thème que devrait se positionner la FSU ; Dans un débat organisé par le CEREQ, Forestier a dit que ça ne servait à rien de spécialiser les cursus scolaires trop jeunes : 50% des jeunes formés ne travaillent pas dans le métier appris (par exemple dans l’hôtellerie, 80% des jeunes formés au niveau CAP quittent le métier) ; Importance du diplôme : ceux qui sont diplômés restent plus dans l’emploi que les autres ;
La Région IdF s’est fixé comme objectif de passer de 60000 à 100000 apprentis, cela se fait au détriment de la formation continue et de la VAE ;

La question de la « Formation qualifiante "différée" ?
Est-ce, du point de vue de la FSU, une réponse, parmi d’autres dispositifs, au décrochage et aux sorties sans qualification ?
Le point de départ est l’accord national interprofessionnel (ANI) de 2003 qui pose en perspective l’idée d’une année de formation financée par les pouvoirs publics pour ceux qui auraient quitté le premier cycle du supérieur sans diplôme. Une vision très restrictive, on le voit. La loi de 2004 ne reprend pas cette thématique ;
En France, la formation est marquée par un séquençage Formation Initiale/Formation Continue fortement marqué. On a le plus fort taux d’Europe de jeunes scolarisés à 18 ans et le plus faible d’adultes en formation continue à visée diplômante - et non pas simplement qualifiante.
Doit-on dès lors penser en continuum de formation du berceau au tombeau ? (A l’encontre de l’idée que « tout se joue à l’Ecole » ?).
Doit-il y avoir un droit à réparation pour ceux qui n’auraient pas bénéficié d’une bonne formation initiale ?

Des propositions sont déjà dans le paysage syndical et politique :
la CGT revendique 10% d’une vie de travail consacrée à la formation
professionnelle (4 ans) ; l’article 900-3 du code du travail pose le principe d’un droit opposable à la formation de base (non mis en oeuvre) ; le HCEEE prône le modèle danois (droit au retour en formation de 6 ans sur les 10 premières années professionnelles) ; Le PS propose un droit de tirage inversement proportionnel au nombre d’années d’études ; Mais en même temps nous savons qu’il y a un risque à parler de « formation différée » : celui d’affaiblir la formation initiale ; il faut élaborer nos propres réponses, au-delà du socle incontournable (formation initiale de haut niveau pour tous ; formation tout au long de la vie qui ne se résume pas à la formation professionnelle ; Problématique du droit de tirage et du droit universel à la formation ; pour certaines catégories on peut imaginer un rattrapage, mais cela s’oppose au droit universel .

La FSU ne peut pas se désintéresser de ces propositions et des débats qu’elles suscitent.

De la part du groupe de pilotage :
Jean-marie Canu, Monique Daune-Parra-Ponce,
Philippe Dormagen, Thierry Reygades,
Isabelle Sargeni-Chetaud


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