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Hors Thèmes : La Culture en lutte.

mercredi 6 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


Du mouvement entamé le 23 novembre au Centre Pompidou, relayé depuis dans la plupart des établissements importants du MCC, on peut tirer leçons et espoir. A rebours des idées reçues sur les conflits catégoriels, il montre la capacité des agents du service public culturel à se mobiliser à la fois sur une défense des emplois et une défense des valeurs ; dans les AG, il est question de la RGPP, de la casse des statuts, mais également des métiers, des missions de service public, de la démocratie.

Dès les premiers jours, l’intersyndicale trouve ses marques, à trois, à quatre ou à sept, suivant la nature des actions à mener. Le rôle de la FSU dans cet ensemble ? Relier, faire apparaître des convergences entre des situations que l’administration voudrait disjoindre, expliquer, encore et encore, la nécessité d’articuler des revendications locales précises avec une plate-forme nationale. Se fondant sur cette position de mise en relation des niveaux de lutte, nos deux syndicats (le SNAC et les sections SNASUB de la Bpi et de la Bnf) sont parmi les premiers à établir le constat de l’incapacité de Frédéric Mitterrand, de sa faiblesse, de son manque total de sens politique et de marge de manœuvre.
Valois est dépassé, Valois ne peut que répartir la pénurie en essayant de déguiser en concessions aux agents en lutte de sordides manipulations de chiffres. Mitterrand l’avoue lui-même lorsqu’il se dit « prisonnier de la technostructure » (sic) et solidaire de ce gouvernement auquel il a prêté une image et un nom.

Tout cela est expliqué aux agents qui nous interpellent en AG : « Puisque tout se traite à Matignon et à l’Elysée, faites remonter nos exigences dans vos fédérations, demandez leur d’interpeller Fillon ». Plus le mouvement se développe, plus il devient clair qu’il n’est pas isolé, qu’il croise d’autres luttes de services publics qui n’ont peut-être pas la même faveur auprès des médias. Devant Beaubourg on parle de la Poste, sous la pyramide du Louvre, des agents de l’ONF, interdits de manifestation devant leur siège de l’avenue de Saint-Mandé, rejoignent les grévistes de la culture.

Les demandes se précisent : notre lutte a certes ses spécificités, mais elle doit être articulée avec un mouvement de tout le service public. A cet appel de la base, relayé par les secrétaires nationaux, trois fédérations répondent positivement d’emblée : la CGT, Solidaires, et nous. La porte, bien sûr, reste ouverte pour d’autres.
Voilà la FSU Culture : à la fois un style d’action et une politique. Pour l’action, l’initiative est laissée à l’imagination des militants, assurés de trouver un écho et une aide : lors d’un déplacement à Moulins, Mitterrand fut chaudement accueilli parce qu’un camarade du SNAC a donné l’alerte et organisé une action.

Côté politique il faut transmettre, relier, expliquer, anticiper le dépeçage du ministère entre une partie qui se fondrait dans le tourisme et une autre qui deviendrait un ministère de l’information – ou de la propagande.

SNAC - FSU


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