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Jean Marie Canu (SNESup), membre du CNFPTLV pour la FSU

mardi 5 décembre 2006  Enregistrer au format PDF


Education / formation / qualification / emploi : Les tâches de la FSU

Dans son rapport au monde du travail, les missions de l’Ecole changent.
Subissant les attaques du patronat et des libéraux aux commandes à Bruxelles, les diplômes risquent de perdre leur valeur d’échange inscrite dans les conventions collectives. De preuve d’une qualification acquise ouvrant accès à un emploi correspondant, le diplôme tend à devenir un simple signal pour l’employeur. L’Entreprise se voit instituée en lieu de construction des compétences que le système éducatif serait incapable de réaliser. Progressivement, le patronat cherche à s’imposer comme seul à même de sanctionner ces compétences acquises par la délivrance de CQP qui n’ont pas la même valeur que les diplômes nationaux. Pour les jeunes entrant sur le marché du travail et pour les salariés en activité, les anciennes garanties collectives, le droit du travail lui-même, disparaissent peu à peu, laissant le marché déterminer « librement » qui mérite de sauver son emploi, sous réserve d’avoir fait la preuve de son « employabilité ». Dans ce contexte dégradé, l’accès à la formation tout au long de la vie, la possibilité de faire valider son expérience, deviennent des variables d’ajustement de l’emploi. En même temps que s’amplifie le poids de la formation continue dans la construction des parcours professionnels, les lieux de décision en matière d’éducation et de formation se déplacent progressivement du côté des partenaires sociaux.
La FSU n’accepte pas ces mutations qui, sous prétexte de répondre à l’évolution annoncée vers un monde du savoir plus mobile, conduisent à retarder l’accès des jeunes à l’emploi stable, à précariser les salariés en activité et à condamner une fraction importante de la population munie du seul viatique du « socle commun des compétences » à occuper des emplois prétendument non qualifiés.
Cette offensive gouvernementale et patronale se heurte à l’opposition d’une partie des syndicats et des collectivités territoriales ainsi que du mouvement social.
Avec ceux-ci, il est possible d’organiser la résistance et de construire des alliances autour des questions de FTLV qui constituent l’un des terrains privilégiés de l’action interprofessionnelle à investir et à développer rapidement.
Afin de mieux coordonner les équipes militantes qui, en son sein, sont déjà pleinement impliquées dans ces luttes, il importe que le congrès de la FSU mandate le prochain CDFN pour constituer un groupe de travail permanent ouvert à tous ses syndicats et aux courants de pensée.


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