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Journée de solidarité : la fuite en avant ?

jeudi 7 juillet 2005  Enregistrer au format PDF


Tout en reconnaissant l’échec de l’imposition d’une journée travaillée supplémentaire le président de la commission parlementaire d’évaluation choisit la fuite en avant : il affirme sans démonstration véritable que le "principe" est bon et se contente de proposer plus de souplesse dans les modalités.

A ce titre il propose pour l’éducation une mesure qui illustre parfaitement la démarche idéologique qui préside à son propos : ajouter un jour de présence des enseignants en l’absence des élèves n’apporterait rien de plus à la solidarité et n’améliorerait pas le système éducatif ; cela ne pourrait être perçu que comme une brimade.

Il ignore ainsi les raisons profondes de l’opposition des français à cette mesure qui relève du "travail gratuit" et de la volonté d’allonger le temps de travail : l’injustice d’un dispositif qui fait porter l’effort sur les seuls salariés et son insuffisance au regard du problème posé.

Ce que démontre le déroulement de cette journée, ce n’est pas la nécessité d’assouplir les modalités mais celle de renoncer à cette mesure en recherchant par la négociation des modalités de financement de la protection sociale qui répondent aux besoins de la dépendance.

Paris, le 23 juin 2005


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