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La FSU dénonce la politique gouvernementale

jeudi 7 juillet 2005  Enregistrer au format PDF


Le Budget du ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative est exsangue. Avec une amputation de plus d’un tiers des moyens d’interventions au titre de l’année 2005, il n’a plus la possibilité de soutenir les mouvements et associations d’éducation populaire. Menacé de disparition progressive, ce service public se défausse de fait sur les collectivités, avec tous les risques de clientélisme et d’instrumentation, ou encore d’asphyxie, que cela peut supposer pour les acteurs de l’éducation tout au long de la vie.

Aujourd’hui, de nombreuses associations connaissent de ce fait des difficultés financières tant au niveau local que national. Les grandes fédérations et mouvements de jeunesse qui voient leurs programmes pluri annuels remis en cause sont d’autant plus touchés. Leurs salariés sont directement victimes de cette politique gouvernementale dans un secteur où les précarités sont nombreuses.

Le repli du ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur des missions régaliennes et de police administrative, la remise en cause de ses interventions pédagogiques par les ministres qui se succèdent, la banalisation polyvalente de ses emplois en diminution sont autant de signes de l’abandon de toute ambition politique nationale que d’une volonté de concéder au secteur marchand des pans d’activités qui peuvent être lucratifs. C’est particulièrement choquant en matière d’action éducative complémentaire à l’Ecole quand on sait que les associations d’éducation populaire, leurs militants et leurs salariés concourent par leur action à développer du lien social et oeuvrent afin que chaque enfant puisse avoir accès aux loisirs et aux vacances, pour que tout au long de la vie l’éducation permanente soit une réalité quel que soit son milieu social.

La FSU s’élève contre la politique budgétaire du gouvernement qui compromet le développement, voire l’existence de mouvements dans une mission de service public qui, historiquement, a toujours été partagé entre l’Etat, les Collectivités et les associations.

Tout en réservant des modalités d’action spécifiques à sa nature syndicale et multicatégorielle, la FSU (qui regroupe des salariés des associations et des services publics de la branche socioculturelle) soutient la Jeunesse au Plein Air (JPA), le Comité National et Comités Régionaux des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire (CNAJEP et CRAJEP) qui ont décidé qu’en absence de réponse positive de la part du gouvernement en soutien aux associations complémentaires, ils ne participeront plus aux instances nationales et déconcentrées auxquelles ils sont associés.


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