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Laurent Boiron, Jean-Marie Barbazanges (Ecole Emancipée SNES)

mardi 5 décembre 2006  Enregistrer au format PDF


Précarité : Arrêter la spirale !

Hier, le plan Sapin ou la chronique d’un échec annoncé :
En dépit de titularisations par le biais des concours réservés et examens professionnels (14000 seulement dans le second degré), l’échec était en germe dans le dispositif qui n’avait pas la volonté d’en finir avec la précarité. Avec des personnels non titulaires toujours plus nombreux et environ la moitié des ayants droits à ce dispositif qui n’ont pu accéder à la titularisation, le plan Sapin fut un échec important. Le légitimer en y apposant la signature de la FSU etait une erreur. Dernièrement la DARES estimait à 400 000 le nombre de contrats courts dans la FP...
Aujourd’hui le CDI ou la précarité institutionnalisée :
Le gouvernement détourne de son objectif la circulaire européenne sur la réduction de l’emploi précaire pour mettre en place le CDI qui n’est en rien un moyen de faire diminuer la précarité dans le SP d’éducation. On ne peut que constater que ce décret de juillet 2005 permet à l’administration de « rationaliser le recours à l’emploi précaire » ! Chaque Recteur est libre d’adapter le dispositif souvent en réduisant au maximum le nombre de non titulaires qui peuvent « bénéficier » de la transformation de leur contrat en CDI. Cela entraîne souvent le recrutement de nouveaux précaires alors que les plus anciens restent au chômage en attendant de voir leurs droits épuisés et de se retrouver au RMI. Et que dire du recours toujours plus important à la vacation qui prive les collègues de droits aussi élémentaires que la retraite ou les congés payés ? La création, grâce au CDI, d’une nouvelle catégorie de non titulaires non fonctionnaires est une attaque fondamentale contre le statut. Pourquoi continuer à recruter des fonctionnaires si des contractuels peuvent exercer leurs missions à leur place et ce sans aucune garantie statutaire ? Face à cette situation, la lutte contre la précarité devrait être un axe essentiel du combat syndical en général et de la FSU en particulier. Ce n’est pas le cas. Les mots d’ordre actuels ne sont pas mobilisateurs car ils n’apparaissent que comme des accompagnements de mesures scandaleuses. Il ne peut être question pour la première fédération de la Fonction Publique de négocier des aménagements à la marge. C’est pour cela que la FSU doit être porteuse d’un mandat clair, mobilisateur et sans concessions : abolition du recours à la précarité, titularisation de tous !


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