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Les femmes représentent la grande majorité de nos professions et pourtant …

mercredi 6 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


Contrairement aux partis politiques, il n’y a pas de faiblesse numérique des femmes dans nos organisations. En étant largement syndiquées, elles ont pris leur part aux transformations sociales dans notre secteur…

Des obstacles socioculturels

Les relations femmes/hommes dans nos sociétés fonctionnent comme un ensemble de systèmes symboliques implicites qui régissent l’ensemble des relations et les hiérarchisent. Les stéréotypes et les visions dépassées du rapport entre les sexes perpétuent, sans que chacun-e y prenne réellement garde, des organisations et des modes de pensée sexués. Les lois ont mis en place l’égalité de droit mais pas de fait, et pour la plus grande majorité des femmes, articuler vie privée, vie professionnelle, vie syndicale restent une épreuve.
La politique des quotas c’est reconnaître que certains groupes, minoritaires ou discriminés, doivent pouvoir être représentés pour être entendus.
La parité c’est admettre que les femmes sont à même de représenter, comme les hommes, la société et pas seulement leur genre d’appartenance.
La parité, permet que les femmes –moitié de la population- accèdent pleinement au statut de citoyenne. C’est reconnaître un juste principe de démocratie.

Faire advenir ces nouvelles représentations ?

La composition sexuée des syndicats nationaux, est extrêmement variée. Imposer la parité au SNICS (90% de femmes), et au SNCS (peu de femmes), n’est pas réaliste. Chaque organisation se doit d’étudier finement la composition du milieu qu’elle syndique afin de prendre les décisions les plus adaptées à une meilleure représentativité. Le nombre de femmes dans leurs instances se doit de tendre vers la représentativité réelle de leurs syndiqué-e-s.
Même si dans un certain nombre de syndicats nationaux on note des évolutions positives, les statistiques sexuées des secrétaires départementaux FSU indiquent une faible participation des femmes : 21 femmes (co)SG en 2009 pour 85 hommes. Les statistiques entre 2007 et 2009 permettent de vérifier que les SD sont de plus en plus collégiales (18 départements contre 8 en 2007) ce qui contribue à une meilleure présence des femmes.
Par ailleurs, rien n’empêche les tendances de respecter la parité dans toutes leurs représentations.
Une étude dans un des syndicats de la FSU, élaborée en 2006 et 2007, confirme qu’à responsabilités égales, les femmes « consomment » moins de décharges, quelle que soit la responsabilité assumée (secrétaire ou trésorier-e). Nous constatons lors de l’analyse des sections départementales, que cette tendance est également très marquée (Les statistiques exactes seront produites lors d’un prochain Pour Info).

Où donner des signes de transformation ?

Dans les sections départementales il serait profitable de mettre en place des mesures un peu plus contraignantes, par exemple sur l’attribution plus égalitaire des décharges. Pourquoi ne pas prendre une mesure distribuant un peu plus de décharges aux sections départementales collégiales si celles-ci permettaient à plus de femmes de prendre des responsabilités ?

Pourquoi ne pas inciter les composantes dans les instances à avoir des délégations correspondants à la sociologie de leur milieu.
Il faut ainsi mettre réellement en place l’observatoire de la parité voté il y a 3 ans.

C’est aussi un enjeu d’efficacité, et de plus la représentativité de notre fédération ne peut sortir que renforcée. Il appartient de comprendre cette situation afin de proposer des modes d’organisation et de fonctionnement pour y remédier.

Nina Charlier, Noël Daucé, Marie-Caroline Guérin, Elizabeth Labaye, Eliane Lancette, Arlette Lemaire, Gilles Moindrot, Daniel Robin, Stéphane Tassel, Unité et Action


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