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Mais jusqu’où iront-ils ?

vendredi 3 février 2006  Enregistrer au format PDF


Le Ministre de l’Intérieur réaffirme sa volonté de "toiletter" l’ordonnance de 45 relative aux mineurs délinquants.

Dans la lignée de ses déclarations qui ont participé à la révolte des jeunes des quartiers en difficulté, il déclare dans l’exposé des motifs de son projet de loi sur la prévention de la délinquance : "La capacité de nuire de cette tranche d’âge [13-16 ans] a changé et certains experts pensent que l’on peut la comparer aujourd’hui à celle des 16-18 ans".

La loi Perben I avait déjà institué des "sanctions éducatives" à l’égard des enfants dès l’âge de 10 ans. Aujourd’hui, le Ministre de l’Intérieur veut éloigner ces enfants de leur domicile pendant 1 mois en les plaçant en internat et les condamnant à des "travaux scolaires". A partir de 13 ans, ce serait des "périodes d’initiation au travail non rémunérée", c’est-à-dire en quelque sorte des travaux forcés pour des enfants !

La volonté de répression des adolescents et des enfants en difficulté n’a plus de limite aujourd’hui pour le gouvernement. Après le projet d’ouverture des prisons pour mineurs (décrites par le Ministre de la Justice comme des prisons construites autour de la salle de classe), le "danger" vient maintenant des enfants de 10 ans. Il faut s’en protéger, les éloigner, les enfermer !

La dérive sécuritaire, banalisée par l’instauration de l’état d’urgence fin 2005, fait de tous les enfants des personnes dangereuses dont il faut se protéger. Il n’est plus question d’éducation, d’insertion, de protection. Aujourd’hui, il n’y a plus d’enfance !

Un coup d’arrêt à cette politique est indispensable. La mobilisation de tous, professionnels de l’enfance, syndicalistes, associatifs, parents d’élèves doit s’organiser pour interdire au gouvernement de continuer sa politique sécuritaire, notamment envers l’enfance et la jeunesse en difficulté.


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