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Négociations Fonction Publique

vendredi 3 février 2006  Enregistrer au format PDF


Le ministre de la Fonction publique cherche à désamorcer la grève du 2 février en assurant la promotion de l’accord minoritaire qu’il a obtenu en catimini sur les volets social et statutaire. Cet accord est intervenu après d’ultimes négociations auxquelles le ministre n’avait choisi de convier qu’une partie des syndicats et les signataires ne représentent qu’environ 1/3 des personnels dans l’ensemble des fonctions publiques.

Christian Jacob utilise cette signature pour entériner le 3ème volet, salarial. Il se livre à une manipulation des chiffres en affirmant que « le pouvoir d’achat sera garanti ». D’une part, il additionne des mesures générales (augmentation de 0,5% et 1 point d’indice uniforme soit 3,74 euros en valeur nette) et des mesures qui ne profitent qu’à une partie des fonctionnaires, qui pour certaines sont ponctuelles et limitées dans le temps et qui ne relèvent pas du maintien du pouvoir d’achat. D’autre part, il fait porter sur 2006 une mesure qui interviendra en 2007 et qui risque de se révéler la seule mesure sur le pouvoir d’achat pour cette année-là.

La réalité est que tous les fonctionnaires vont perdre au moins entre 1 et 1,3% de pouvoir d’achat en 2006 et que le retard accumulé va s’accroître. La réalité est aussi que la question d’une refonte de la grille répondant aux revendications des agents mais aussi aux besoins de la fonction publique reste entière (reconnaissance des qualifications, classements indiciaires, développement des carrières,...)

En fait, en mettant en avant 500 millions d’euros de mesures hétéroclites reportées sur une minorité de fonctionnaires, le ministre fait perdre en 2006 à l’ensemble des fonctionnaires de l’Etat environ 1 milliard d’euros en termes de pouvoir d’achat (2 milliards pour les 3 fonctions publiques) et sans doute autant en 2007. On peut difficilement concevoir un marché plus désavantageux.
Dans ce contexte le ministre est fort mal venu de distribuer les bons et les mauvais points aux organisations syndicales.

Pour la FSU les fonctionnaires ont toutes les raisons d’être dans l’action unitaire du 2 février pour réclamer une vraie politique salariale dans la fonction publique, qui passe par une revalorisation des salaires et la reconstruction de la grille, mais aussi une politique de l’emploi public et de réponse aux besoins des services publics.

Paris, le 26 janvier 2006


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