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Olivier Lestang (Front Unique)

mardi 5 décembre 2006  Enregistrer au format PDF


On apprend ce 28 novembre que l’armée française est intervenue aux côtés de l’armée centrafricaine. Ce même jour, l’Onu faisait avoir que le gouvernement Centrafricain protégé et armé par Paris se distingue en brûlant systématiquement les villages suspectés de rébellion, chassant leurs habitants dans la brousse. Il y a quelques années, un autre protégé de Chirac, Sassou NGuesso lançait une épuration ethnique au Congo dont la violence poussa des centaines de milliers de personnes à se réfugier dans les forêts... Le gouvernement français soutient, une nouvelle fois dans ce continent, le déchaînement de la pire des barbarie, comme il l’a fait en particulier il y a plus de dix ans au Rwanda.
Chirac, Sarkozy, Alliot-Marie et Villepin qui doit se rendre cette semaine en visite « d’amitié » au Tchad agissent froidement pour protéger le « pré carré » français en Afrique, défendre les intérêts des grands groupes capitalistes qui exploitent et pillent la région, tels Total, Bouygues, Bolloré, Pinault... L’enjeu immédiat pour eux est de sauver leur position au Tchad, plaque tournante du dispositif militaire qui leur est indispensable pour mener leur politique de puissance impérialiste, comme en Côte d’Ivoire où les militaires français ouvrirent le feu sur la foule en 2004.
On voit périodiquement dans la presse de no syndicats des articles évoquant au sujet de l’Afrique le « développement », la « démocratie », la « citoyenneté »...
Mensonges, que ces grands mots creux, tant que perdure la domination des firmes capitalistes qui font crever l’Afrique noire.
Mensonges, tant que n’a pas été extirpé ce véritable couteau planté dans les reins de l’Afrique subsaharienne que sont les troupes françaises.
Mensonge, tant que l’on accepte de discuter tranquillement en métropole, en bons « partenaires sociaux », avec ceux qui sont les responsables principaux de l’épouvantable situation faite à ces pays, avec les gouvernements français qui perpétuent l’oppression coloniale et soutiennent des régimes politique ignobles.
Le texte préparatoire au congrès (Cf. 3.1) ne se prononce pas inconditionnellement pour le retrait des troupes françaises d’Afrique. C’est inacceptable. La FSU doit se prononcer et agir pour « troupes françaises, hors d’Afrique », ce qui signifie combattre ouvertement, dans l’unité, contre les fauteurs de guerre, de pillage et de misère qui siègent à l’Elysée, à Matignon, et dans les ministères. Telle est l’une des responsabilités d’un congrès de la FSU.


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