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Ouverture du débat sur le projet de loi de financement

vendredi 26 octobre 2007  Enregistrer au format PDF


Alors que s’ouvre le débat sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, la FSU souhaite rappeler son opposition aux franchises médicales contenues dans le texte de loi.

Malgré des mobilisations importantes et une opposition unanime des organisations syndicales, des prises de position de professionnels de santé et des caisses de sécurité sociale ; une opinion publique clairement hostile à ces nouveaux désengagements, le président et son gouvernement campent pour l’instant sur leur position, au mépris des enjeux de santé publique. Il y a en effet danger pour la santé lorsque des mécanismes tels que les franchises sont mis en place, les plus modestes pouvant être amenés à renoncer aux soins ou à les retarder, ce qui peut entraîner des pathologies plus lourdes. C’est évidemment contre-productif pour l’assurance maladie, tout retard de prise en charge des maladies occasionnant des dépenses supplémentaires. Les franchises aggraveront encore les inégalités sociales de santé, déjà importantes comme en témoignent les écarts d’espérance de vie.
Ces franchises visent à rompre les principes de solidarité entre malades et bien portants. Les malades vont devoir, encore un peu plus, payer pour les malades. Cette logique d’autofinancement est inacceptable.

La FSU, demande que s’ouvre un débat sur le financement de la protection sociale en maintenant les principes sur lesquels est fondée la sécurité sociale : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Chaque décision nouvelle de déremboursement éloigne de cette conception solidaire. C’est en agissant pour une politique dynamique d’emploi et de salaires que se résorbera le déficit de la Sécurité sociale ; les financements solidaires doivent être maintenus et s’élargir aux revenus financiers. La proposition d’une cotisation sur les stocks options irait dans le bon sens.
Il est également indispensable de réfléchir à l’organisation du système de soins, pour le transformer en un véritable « système de santé », dont les acteurs doivent être présents sur l’ensemble du territoire. La FSU rappelle son opposition à la tarification à l’activité et la nécessité de donner à l’hôpital public les moyens de ses missions. Elle estime qu’ il faut mettre au cœur des préoccupations le travail qui « rend malade ».

Le PLFSS, centré sur des logiques essentiellement financières, manque singulièrement d’ambition en ces domaines.

Communiqué FSU du 23 octobre 2007


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