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Philippe Castel (SNES) Christine Birbaum (SNESUP), Patricia Lefevre (SNE), Patrick Montfort (SNCS), Daniel Labaquère (SNUipp), Jacques Mancione (FSU 33) Marie-Caroline Guérin (SNUEP 75)

mardi 5 décembre 2006  Enregistrer au format PDF


Egalité des droits hétérosexuels /homosexuels, transphobie, des questions pleinement syndicales

La FSU revendique dans l’article 2 de ses statuts de promouvoir un syndicalisme « au service des aspirations et des revendications des personnels qu’elle regroupe », et d’oeuvrer « en faveur de choix éducatifs, économiques et sociaux de justice, d’égalité ». Dans l’article 3 de ces mêmes statuts, elle veut défendre « l’étude et la défense des intérêts matériels et moraux des personnels actifs et retraités », « la lutte pour le respect et l’extension des droits sociaux », « la lutte pour l’égalité des droits, contre les discriminations de toute nature ». Elle doit donc entendre la demande des personnels homosexuels et transsexuels d’une égalité des droits pleine et entière.
En effet, pour les couples homosexuels qui souhaitent bénéficier de quelques garanties, l’interdiction du mariage ne leur laisse pour seul choix que celui de contracter un PACS qui n’offre pas les mêmes droits que le mariage (droits de succession, de pension de réversion, d’accès à la nationalité). Les offrirait-il d’ailleurs qu’il ne doit pas nous apparaître souhaitable que des citoyens, en fonction de leur appartenance à telle ou telle catégorie, se voient proposer des droits spécifiques. Seule l’égalité des droits entre tou-te-s les citoyen-ne-s respecte le contrat républicain.
En matière de parentalité,, en cas de séparation, rien ne vient protéger l’enfant d’une rupture avec la personne qu’il considère comme son parent mais qui n’en a pas le statut légal. Les droits accordés aux familles dans le cadre hétéroparental ne le sont pas à la famille homoparentale, comme le droit au congé de paternité, le congé pour enfant malade ou le congé parental que ne peut pas prendre le « parent social » de l’enfant. Pour les fonctionnaires de même sexe, l’enfant n’est pas pris en compte dans le calcul des points donnant droit à mutation.
En ce qui concerne le transsexualisme, les employeurs licencient souvent la personne lorsqu’elle commence à changer physiquement. Les tribunaux exigent un suivi par un psychiatre pour le changement d’état civil et une opération chirurgicale obligatoire que tou-te-s les transsexuel-le-s ne souhaitent pas, la vivant comme une castration et souhaitant se contenter des traitements hormonaux.
Il est du ressort de notre organisation de porter un projet de société qui fasse avancer celle-ci vers la reconnaissance de l’ensemble des citoyens qui la composent. La CGT ne s’y est pas trompée qui a organisé le 4 octobre dernier une journée de réflexion sur ces questions ouverte à l’ensemble de ses adhérent-e-s.
A l’heure où les forces politiques de gauche portent cette revendication à l’occasion d’échéances électorales importantes, à l’heure où de nombreux autres pays ont déjà fait ce choix, la FSU doit prendre position et exiger que notre pays accorde enfin aux homosexuels et aux transsexuels une pleine égalité des droits. Notre prochain congrès nous en offre là l’occasion.


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