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Rapport d’activités 2004-2005

jeudi 29 septembre 2005  Enregistrer au format PDF

L’assemblée générale s’est réunie le 21 septembre, en marge du CDFN de la FSU, dans les locaux du SNUIPP, rue Cabanis à Paris.
Le rapport d’activité 2004-2005 et le projet de programme 2005-2006 ont été adoptés à l’unanimité moins une abstention. Les documents de la trésorerie (rapport financier, compte de résultats 2004, bilan et budget prévisionnel 2006) ont été adoptés à l’unanimité, ainsi que le quitus à le trésorière, Jackie Viel.

Louis Weber, président de l’Institut de recherches de la FSU


Depuis la dernière assemblée générale en septembre 2004, les diverses activités de l’Institut se sont poursuivies à un rythme que l’on peut qualifier de soutenu. Certaines d’entre elles, notamment les publications, ont connu un développement important.

Tout en continuant notre collaboration avec les éditions Syllepse, nous sommes allés un peu plus loin en lançant nos propres collections d’ouvrages.

Il convient de noter à ce propos que nous avons un accord avec cette maison d’édition, mais que cela n’exclut en aucune façon, les deux partenaires sont d’accord là-dessus, des projets possibles avec d’autres éditeurs.

La situation financière est restée équilibrée, l’augmentation des ressources propres y ayant fortement contribué. Cependant, les deux tiers de nos « produits » viennent encore de la convention signée avec la FSU pour l’utilisation de la subvention Fonction publique qu’elle reçoit pour la formation des militants. Nous avons pu ainsi face aux dépenses de fonctionnement, en augmentation du fait même de l’élargissement de nos activités. Au cours de l’année qui vient, nous aurons à résoudre un problème difficile du fait de l’arrêt, en septembre 2006, de la subvention que nous percevons au titre de l’emploi-jeune.

I - Les chantiers

I - 1 Histoire du syndicalisme

C’est le plus ancien chantier de l’Institut. Le gros de l’activité de cette année a tourné autour de la préparation du Colloque déjà annoncé sur la naissance de la FSU. Des documents ont été réalisés. Ils feront l’objet de présentations au Colloque, le principe général étant d’organiser les débats du Colloque à partir des contributions des acteurs des événements qui ont précédé et suivi la naissance de la FSU.
On peut d’ores et déjà noter le grand intérêt des historiens pour ce Colloque.

Mais l’activité de l’Institut dans ce domaine de l’histoire du syndicalisme a d’autres dimensions :

- nous avons créé l’association HIMASE avec, principalement, le centre d’Histoire sociale de l’université Paris 1 (c’est une unité mixte de recherche CNRS/Université) et le Centre Henri Aigueperse, qui est l’ancien Centre fédéral de la FEN. L’objet est d’encourager les travaux de recherche sur les militants du syndicalisme enseignant, et plus généralement des militants des diverses formes d’associations qui existent dans l’enseignement (mouvements pédagogiques, etc.). Toutes les organisations et individus s’intéressant à l’histoire du syndicalisme enseignant auront vocation à adhérer à l’HIMASE, qui travaillera en étroite relation avec les équipes du « Maitron ».

- nous avons fait l’essentiel du chemin pour créer une nouvelle collection de livres avec Syllepse, ayant vocation à publier des écrits historiques de ou sur les militants syndicaux dans l’enseignement.

I - 2 L’enseignement de l’économie

Il s’agit d’une activité que nous menons en partenariat avec de nombreuses organisations, l’Institut et ATTAC en étant cependant à la fois les maîtres d’œuvre et les chevilles ouvrières. Un deuxième livre est paru, Enseigner l’entreprise, qui reprend les principales contributions faites au cours des deuxièmes Rencontres nationales, qui ont eu lieu en mai 2004.

I - 3 L’économie de la connaissance

Un séminaire s’est réuni sur ce thème au cours de l’année scolaire 2004-2005. Il a été conçu par Thomas Lamarche et Philippe Hugon. Les contributions des nombreux chercheurs qui ont animé les séances sont en cours de révision, l’objectif étant de réaliser une publication au cours de cette année.

II. Les publications

II - 1 Nouveaux regards

La conception de la revue a progressivement évolué. Pendant une longue période, les dossiers de la revue étaient souvent conçus à partir des débats que nous organisions. Le travail de rédaction était certes important mais il s’agissait surtout d’organiser des textes qui existaient déjà et de les compléter par quelques articles et de la documentation. Depuis plus de deux ans, le contenu des dossiers est devenu sensiblement plus ambitieux, avec des contributions (articles ou interviews) directement sollicitées auprès d’auteurs en général extérieurs à l’Institut (dont les membres écrivent cependant de nombreux articles).

Ce glissement vers une formule plus proche d’une revue de recherche a eu pour conséquence une réorganisation interne du travail. L’équipe de l’Institut joue dans les faits le rôle de Comité de rédaction. C’est elle qui discute et adopte les documents définissant le contenu des dossiers, en général préparés par la rédaction. La rédaction met ensuite en œuvre.
Les questions principales qui se posent sont :

- La diffusion : elle progresse lentement. La nouveauté de l’année a été notre adhésion à la coopérative Co-errances, qui diffuse plusieurs autres revues aux fins non strictement commerciales.

Nous allons reprendre une campagne d’abonnements et publierons un numéro à pagination réduite à cette fin. Il sera diffusé à plusieurs milliers d’exemplaires grâce à des fichiers provenant d’accords que nous avons avec d’autres publications : celles du groupe Le Monde (le Monde de l’éducation, Le monde diplomatique, le quotidien Le Monde), le mensuel Regards. Nous continuerons à servir des abonnements gratuits (environ 300) à des militant-e-s dont les syndicats nationaux nous fourniront la liste. Cet envoi gratuit est une façon de contribuer à l’effort général de formation des militants, qui est la tâche première du centre de formation de la FSU, mais l’Institut se sent bien sûr pleinement concerné par cette dimension de l’activité syndicale.

- l’articulation avec la FSU, les syndicats nationaux et les sections départementales : les échos que nous recevons sont positifs. Mais l’impression prévaut quand même que le potentiel que la revue représente est largement sous-utilisé. C’est pourquoi nous continuerons nos efforts pour constituer un comité de rédaction élargi, comprenant l’équipe de l’Institut et des représentants des syndicats. Cette structure pourrait se réunir une fois par trimestre pour discuter du contenu des numéros à venir et permettre ainsi à la revue de prendre davantage en compte le point de vue des syndicats. En tout état de cause, nous nous efforcerons de diffuser largement nos projets et sommaires en temps utile, afin de recueillir tous les avis possibles au sein des syndicats et de la fédération.

II - 2 Les livres

Les relations Syllepse/Nouveaux regards ont permis la publication de plusieurs ouvrages avec des statuts différents.

- dans la collection Nouveaux regards/Syllepse, des livres d’auteurs, proposés par des groupes ou des personnes ayant conduit des travaux d’enquête et de recherches.
Dans cette catégorie, nous avons publié cette année un livre de Francis Vergne sur l’orientation, des contributions collectées par le Centre EPS et société sur la guerre d’Algérie, une anthologie des textes de Jaurès sur l’éducation.

- dans la collection Comprendre et agir, nous publions principalement des analyses individuelles ou collectives sur des sujets liés à l’activité de la FSU.
Ont été publiés cette année des livres sur les politiques de l’emploi, en liaison avec le Snu-ANPE, sur l’enseignement de l’entreprise, sur la Constitution européenne, sur la VAE. Ces livres, à prix très raisonnable, reçoivent généralement un accueil très favorables dans et hors de la FSU.
Deux autres directions de travail sont proposées pour l’année à venir :

- créer une troisième collection d’ouvrages en collaboration avec Syllepse, pour accueillir les (nombreuses) publications potentielles sur la « mémoire militante » ;

- poursuivre la publication d’une collection propre à l’Institut pour répondre à des demandes spécifiques venant de la FSU ou des syndicats et pour lesquelles la diffusion attendue est principalement interne à la FSU. Un premier Mémento a ainsi été publié sur les retraites. Il a été très bien accueilli (3000 exemplaires vendus) et est en cours de réédition cette année, avec les actualisations nécessaires.

Ces collections ont rendu obsolètes les collections plus artisanales qui nous servaient de support il y a quelques années (Les Dossiers et les Cahiers de l’Institut). Ce qui ne nous empêchera pas bien entendu de les relancer éventuellement, en cas de besoin.

II - 3 Le site Internet (http://www.institut.fsu.fr)

Il continue à se développer. Nous avons progressivement mis en ligne les publications épuisées ou celles (c’est le cas de Nouveaux regards) publiées depuis un certain temps.
Mais il est clair qu’au rythme où vont les choses dans ce domaine, les formules utilisées sont assez rapidement dépassées dans tous les secteurs d’activité. Une des propositions pour l’année qui vient est donc de remettre ce qui existe à plat, avec si nécessaire la contribution de professionnels.

III L’administration de l’Institut

III - 1 Le secrétariat général

Marc Starek a pris sa retraite professionnelle il y a deux ans déjà. Il participe toujours à l’équipe mais n’a pas été remplacé dans sa fonction de secrétaire général, faute de proposition de la FSU. Ce qui crée un manque important au cœur même du dispositif fonctionnel de l’Institut. Pour l’instant, nous avons « fait avec » au détriment de quelques-unes des tâches normalement dévolues au secrétariat général, notamment la tenue régulière des instances et la continuation du travail que nous avions commencé sur les statuts afin de rendre le fonctionnement de l’Institut plus simple, plus transparent et surtout plus réaliste. Selon la lettre des statuts, le Bureau devrait avoir... une quarantaine de membres issus de la seule FSU, ce qui rend illusoire toute idée de réunir le quorum, prévu par les mêmes statuts.

Elire un-e secrétaire général-e nous paraît donc constituer une priorité, la situation actuelle ayant aussi pour effet de confondre dans les faits les fonctions de président et de secrétaire général, ce qui fait beaucoup pour une seule personne !

III - 2 L’équipe

Elle se réunit régulièrement, au rythme d’une fois par mois à peu près. Elle comprend aujourd’hui plus de 20 personnes, qui participent régulièrement aux réunions et permettent réellement une animation collective de l’Institut, même si le temps consacré et l’implication peuvent varier selon les personnes, selon qu’elles résident à Paris ou non, selon qu’elles ont une décharge ou non, selon leurs autres responsabilités dans la FSU ou les syndicats, etc.

L’équipe rassemble des militants toujours en activité (les plus nombreux) et des retraités toujours actifs. Nous avons pu aussi en grande partie corriger les déséquilibres anciens entre femmes et hommes par exemple, et même entre syndicats de la FSU (mais il reste beaucoup à faire de ce point de vue !).

IV - Conclusion

Comme il a été dit l’an dernier, il y a aujourd’hui au sein de la FSU et hors de la FSU, reconnaissance du rôle original que joue notre Institut.

Rôle original en effet, à la fois comme une association étroitement liée à la FSU et à ses syndicats, cherchant en même temps à étudier les questions posées très en amont du débat syndical et de la prise de position. Cela suppose une autonomie suffisante sur le plan scientifique et administratif.

Il reste que la situation peut sembler un peu paradoxale. Nous, c’est-à-dire les personnes qui travaillent à l’Institut, avons parfois l’impression que notre travail est mieux connu à l’extérieur qu’au sein même de la structure syndicale. Nous avons essayé d’y remédier en diffusant davantage d’informations et en diffusant notre revue et nos livres.

Cette situation veut dire aussi qu’il y a de la marge pour progresser ! L’équipe qui en discute souvent, est convaincue qu’un double effort peut être fait (et doit être fait si on estime que l’Institut est utile à la FSU et qu’il doit se développer).

Pour l’Institut, cela veut dire s’interroger en permanence sur la pertinence de ses activités et du contenu de ses publications au regard des demandes des syndicats et leurs membres.
Pour la FSU et les syndicats nationaux, il faut en retour, selon nous, mieux intégrer dans leur réflexion et leur stratégie le fait que l’Institut existe, qu’il contribue à l’image de la FSU et qu’il peut être un outil - ce qui ne veut pas dire qu’il peut être instrumentalisé - pour la réflexion syndicale. Cela est particulièrement vrai dans les domaines peu défrichés en temps ordinaire et ceux, souvent les mêmes, qui nécessitent une confrontation ouverte des opinions et des points de vue.

Paris, le 21 septembre 2005

P.-S.

RAPPORT FINANCIER - année 2004

Les « produits » ou recettes de l’Institut proviennent, pour les deux tiers, de la convention signée avec la FSU pour l’utilisation de la subvention Fonction publique qu’elle reçoit pour la formation de ses militants. La part des ressources propres (principalement la vente des publications), en constante augmentation, a représenté en 2004 près de 20% de ces produits.
Pour l’année 2004 après une diffusion exceptionnelle du livre sur les retraites en 2003, il convient de noter un bon niveau des ventes des différentes publications, notamment la revue « Nouveaux regards » en progression constante. Il n’est pas tenu compte dans ce bilan des services gratuits (plus de 300) dont bénéficient, conformément à la convention déjà mentionnée, les militants de la FSU désignés par leur syndicat.
Ces ressources permettent à l’Institut de participer à de nombreux salons, conférences et manifestations.
Le résultat de cet exercice comptable est positif. En valeur, il est légèrement supérieur à la subvention reçue au titre d’un salarié emploi-jeune. La perte, programmée en septembre 2006, de cette subvention va cependant poser des problèmes qu’on ne peut pas, à ce stade, considérer comme surmontés.

Le 21 septembre 2005


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