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« Réunification syndicale »

mardi 5 décembre 2006  Enregistrer au format PDF


Gaelle Verove (secrétaire départementale FSU 50), Françoise Podeur-Rayon (SNUIPP 50), Franck Laulier (SNUIPP 50), Jean-Paul de Roubin (SNUIPP 50), Jean-Michel Blimer (SNUIPP 50), Bruno Sureau (Membre CESR BN),Pierre Timsit (SNUIPP 51), Jacky Gaillet (retraité FSU 50), Alain Genot (SNUIPP 25), Jacques Lejamtel (Membre CESR BN), Pascal Besuelle (SNES 50), François Ferrette (co-secrétaire académique SNASUB 61), Benoît Delannoy (Bureau académique SNASUB 61), Ralph Lejamtel (co-secrétaire départemental FSU 50), Nicolas Blier (secrétaire départemental SNEP 50), Alain Canu (SNUPDEN 14), Caroline Tourneur (SNASUB Caen, Bureau académique)

Pour engager un processus de réunification syndicale au congrès de Marseille...
La FSU dans le droit fil de ses objectifs initiaux et notamment l’article 4 de ses statuts, doit se saisir du congrès pour envoyer un signal fort manifestant à nouveau son intention d’œuvrer à une réunification syndicale dont la CGT serait le pivot et n’écartant aucune des composantes favorables à un syndicalisme de transformation sociale. Il est en effet urgent pour le syndicalisme de s’organiser afin de remplir plus efficacement son rôle de contre pouvoir. Le renoncement et la complaisance incarnés par le syndicalisme d’accompagnement pèsent bien sûr très lourd sur notre capacité à engranger de nouvelles victoires sociales.
Mais cette raison n’explique pas seule les difficultés pour la FSU à tenir en échec les récentes offensives contre le secteur de l’éducation.
Forte de ce diagnostic, la FSU doit éviter au congrès de Marseille à la fois le piège du statu quo et du repli sur soi, ainsi que celui plus néfaste encore qui consisterait de fait à créer une nouvelle confédération.
La FSU qui occupe une place singulière sur l’échiquier hexagonal peut assumer la responsabilité historique de rompre avec son autonomie ; dans cette optique les décisions prises lors du dernier congrès de PERPIGNAN pouvaient être lues comme une tentative pour rompre le cadre strict de celle ci.
Mais cette ouverture n’a pas débouché sur un surcroît de combativité dans la fonction publique.
De plus, la FSU devient un concurrent syndical dans des secteurs où l’éparpillement est déjà fort, et cela en contradiction avec son identité.
Nous pensons qu’à l’heure où une nouvelle génération s’inscrit peut être dans une perspective durable de combativité sociale (lutte CPE), la FSU n’a rien à craindre en osant envisager son propre dépassement.
De ce point de vue même si les textes préparatoires au congrès formulent les alternatives stratégiques possibles (réunification, confédéralisation, organisation en Union de syndicats), il apparaît bien que la démarche entreprise soit celle d’une consolidation de l’ancrage dans les fonctions publiques couplée à une option exprimée et défendu conduisant de fait à notre confédéralisation.

La vraie tendance lourde est donc bien celle inscrit dans le processus de Perpignan conduisant à une union syndicale de type UNSA ou une confédération sans le dire.
Un processus que certaines modifications statutaires proposées ne feraient qu’accélérer. (article 1 article 4 notamment)
Nous devons à la fois éviter au prochain congrès l’impasse d’une nouvelle étape dans le processus de Perpignan et faire entendre la nécessité d’une réorientation stratégique.


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