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Réunion du secteur éducation le 8 octobre

vendredi 7 novembre 2008  Enregistrer au format PDF


Après un point sur la mobilisation nationale du 19 octobre (appel large de personnalités, d’organisations…), le secteur a traité de dossiers de manière plus approfondie.
En pièce jointe, une note SNETAP sur la situation dans l’enseignement agricole (mobilisation, rétention des notes…)

1. Stages de Formation Syndicale 2008-2009

Le secteur Education en propose deux :

- un stage FPQE (Formation Professionnelle Qualifications Emploi) .
Il s’inscrira dans la continuité de celui de l’année dernière( public : SD, CESR, CFR…)
Au programme : évolutions de la formation continue des salariés (dont financement, place des régions…), articulation emploi/qualifications/formations …
Animation et préparation par le groupe de travail FPQE, programmé début mars.

- un stage « inégalités sociales et difficultés scolaires ».
Il était prévu l’an dernier et a dû être reporté une 1e fois (grève du 24 janvier), reprogrammé et reporté une 2e fois (grève du 18 mars !). La décision a été prise de le reprogrammer « assez tôt » dans l’année 2008-2009.
Il s’agira dans un contexte social encore dégradé et de modifications profondes du système éducatif d’avancer dans la réflexion fédérale sur l’analyse des difficultés scolaires, leur articulation avec les inégalités (sociales et territoriales), les dispositifs existants (scolaires mais aussi politique de la ville) … et les propositions.
C’est dire qu’il s’adresse à la fois aux équipes des syndicats enseignants mais aussi aux syndicats du secteur social , de la santé, de l’animation… et aux SD, des syndicats des personnels
Est déjà retenue la participation de Stéphane Bonnery (Université Paris 8), prévu si possible début février
- D’autres stages « transversaux » proposés par le secteur formation de la FSU concernent le secteur Education. Stage « Europe » notamment

2. Nouvelle réforme de l’ordonnance des mineurs de 1945

La commission Varinard doit rendre ses conclusions à la mi-novembre.
Extrêmes inquiétudes des professionnels sur un sabordage des spécificités de la justice des mineurs (notamment la dimension éducative). Les solutions d’enfermement (CEF, EPM) prennent déjà le pas sur les solutions éducatives.
Inquiétudes confortées par l’actualité du fichier Edvige (fichage de mineurs dès 13 ans) : cf. mobilisation en cours et journée du 16 octobre.
Les questions liées à la justice des mineurs (mineurs dangereux, mineurs en danger...) croisent celles de l’éducation, la formation, la place des enfants et des jeunes dans la société. C’est aussi à ce titre que la FSU, la FCPE sont sollicitées.
Le CLEJ (Collectif Libertés Egalité Justice) qui avait été créé en septembre 2007 (suite à la question des « peines-plancher ») et avait organisé la « nuit des libertés » centrée sur la loi sur la rétention de sûreté est réactivé pour l’occasion.
- Un tract (4 pages) grand public est en préparation.
- Une action spécifique mi-novembre sur l’ordonnance de 45 sera envisagée au moment de la parution du rapport de la commission.

3. Initiative SSIG (Services Sociaux d’Intérêt Général) jeunes sans qualifications

information sur une question traitée dans le groupe FPQE
Les signataires de l’appel (ARF / UROF / Collectif SSIG) invitent le gouvernement à inscrire les formations destinées aux jeunes sortis prématurément sans qualification et/ou aux demandeurs d’emploi (niveau V, voire IV) dans la catégorie Services Sociaux d’Intérêt Général, ce qui les exclut du régime de
l’appel d’offre public et les réintroduit dans la procédure du conventionnement. Les signataires en appellent aux partenaires sociaux pour soutenir leur démarche. Il est prévu que la FSU soit interpellée en tant que telle. Elle le sera par ailleurs via les CESR. La revendication est légitime. Le problème est que l’ARF inscrit clairement cette demande dans la cadre de sa démarche de construction d’une "formation initiale différée" à destination de ce type de public dont elle revendique la responsabilité de la mise en oeuvre. Un texte préparatoire sera élaboré dans le cadre FPQE pour servir de point d’appui à la définition de la position nationale de la FSU

4. Formation des enseignants. Suite des Etats-Généraux de la formation

Le ministère a poursuivi dans une précipitation unanimement dénoncée et une grande opacité « sa réforme » de la formation des maîtres et notamment des concours, refusant de discuter sur l’ensemble de la problématique liée à la formation des enseignants.
Un groupe de travail spécifique (syndicats enseignants et ca du secteur éducatif) a suivi ce dossier.
Avec plus de 400 participants à Paris Créteil Université le 4 octobre, les Etats généraux de la formation ont été un succès. Ils ont débouché sur un appel national .
Cette initiative « Etats généraux » doit rapidement être démultipliée dans les académies, associant enseignants, universitaires, formateurs IUFM, conseillers pédagogiques, inspecteurs, élus … Ils doivent s’attacher notamment à construire des argumentaires pour la défense des sites départementaux et le lien avec la formation continue.
Cf. note spécifique aux SD et au CDFN le 22 octobre

5. Evaluation 1er degré et livrets de compétence

C’est encore par voie de presse que le ministère a fait connaître de nouveaux éléments sur les évaluations nationales CE1 et CM2, sans avoir consulté quiconque au préalable. Contrairement à ce qui avait été annoncé à plusieurs reprises l’an dernier, les résultats ne seront pas rendus publics école par école. Le SNUipp, qui avait alerté du danger de mise en concurrence entre écoles par une telle publication des résultats, se félicite d’avoir été entendu sur ce point. Les évaluations auront lieu du fin janvier en CM2 et du fin mai en CE1, avec transmission « confidentielle » des résultats aux familles. Rien de nouveau pour les enseignants qui informent très régulièrement les parents d’élèves sur la base d’un travail continu d’évaluation, d’information et de dialogue.
Par contre, ces évaluations marquent un changement de cap, passant d’une logique diagnostique à une mesure des résultats des élèves. Cette mesure doit permettre de repérer les élèves en difficulté, mais aussi servir au ministère à "repérer les marges de progrès, fixer des cibles nationales, académiques et départementales et mobiliser les équipes". Le pilotage du système par l’évaluation est passé à la phase de mise en place des dispositifs. Les résultats devront permettre de déterminer quatre groupes d’élèves en fonction de leur taux de réussite, les plus faibles seront considérés comme "en grande difficulté scolaire" et seront la cible privilégiée des dispositifs d’aide personnalisée et de stages de remise à niveau. Non seulement aucun bilan ’a été fait des évaluations des années précédentes, mais aucun étalonnage des nouveaux items n’aura été réalisé dans la précipitation à mettre en oeuvre l’ensemble des réformes.
A ce jour, aucune information n’a filtré concernant la mise en place des livrets de compétence prévue pour janvier 2009. La DGESCO a indiqué, suite à l’expérimentation des 2 livrets en 2007/2008, qu’un effort sera fait pour harmoniser le lexique dans les différents documents de référence (programmes, livrets de compétences, outils d’évaluation) et que les compétences évaluées seront basées sur le socle commun et les nouveaux programmes. Des livrets différents seraient mis en place à l’école et au collège.

6. Réforme du lycée

Depuis le CDFN du 16 septembre, les choses se sont accélérées : dépêche de l’AEF le jour même présentant les propositions De Gaudemar comme étant définitivement actées et faisant l’objet d’un consensus et, plus récemment, article du JDD allant dans le même sens. Ces propositions reprennent les pistes tracées par Darcos en juillet qui n’ont fait l’objet d’aucun examen en multilatérale mais on sait qu’elles sont soutenues par le SE et le SGEN.
Le SNES et le SNEP sont entrés dans les discussions pour peser sur le dossier sur la base des mandats qu’ils portent. Mais les choses semblent désormais bloquées et le SNES envisage de claquer la porte des discussions. Il conteste la méthode utilisée (aucun document de travail, une seule réunion multilatérale, des rumeurs diffusées dans la presse jamais démenties par le ministère, aucune consultation des personnels), le calendrier imposé (entrée en vigueur de la nouvelle 2nde dès la rentrée 2009). Il ne défend pas le statu quo mais il récuse notamment la réduction de l’horaire élève à 27H hebdomadaires, l’organisation « tout modulaire » des enseignements, la constitution du « tronc commun de seconde » ; de réelles menaces pèsent sur le maintien de la spécificité de la voie technologique, la définition hebdomadaire des services des enseignants, le baccalauréat.
Le SNEP prendra également sa décision dans les jours qui viennent.
Pour le SNUEP, cette réforme risque d’avoir de lourdes conséquences sur le technique et le professionnel : transfert du professionnel vers les régions, et des formations techniques vers le LP, devenant lui aussi « tout modulaire ». Le SNETAP craint des conséquences de la généralisation du bac pro en 3 ans et de la réforme du lycée sur l’enseignement agricole (où les 3 voies existent) et précise que les personnels des lycées agricoles sont actuellement très mobilisés contre le budget (cf note jointe).Le SNESUP souligne la proximité de cette réforme avec celle du LMD et précise que les universités s’affranchissent peu à peu de cette organisation modulaire pour proposer des parcours moins « à la carte ».

7. Note SNETAP Enseignement agricole mobilisé

Depuis la rentrée, de nombreux lycées agricoles publics se mobilisent pour obtenir un autre budget .
L’action “ Rétention des notes et non transmission des documents relatifs à la mise en œuvre des CCF” s’étend .


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