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Roland Michel (Front Unique)

mardi 5 décembre 2006  Enregistrer au format PDF


Pour le retrait du projet gouvernemental de liquidation du décret de 50,Les syndicats de la FSU doivent décider le boycott jusqu’au bout du CTPM de décembre.

La liquidation des garanties statutaires des enseignants du second degré est un enjeu non seulement pour l’ensemble des personnels de l’éducation nationale, mais au-delà pour l’ensemble des fonctionnaires . Il s’inscrit dans l’offensive générale du gouvernement Chirac Villepin Sarkozy pour liquider le statut de la fonction publique, les qualifications des différents corps( cf le projet d’accord sur la « formation professionnelle tout au long de la vie » qui fait disparaître toute condition de diplôme pour accéder aux concours)
Défaire le gouvernement, le contraindre à retirer le projet de décret de « réécriture » du décret de 50 est un enjeu pour toute la FSU.
Les organisations syndicales se sont prononcées pour le « retrait du projet gouvernemental » . Mais cette prise de position n’est qu’un couteau sans lame si aucune conséquence n’en est tirée sur les moyens effectifs d’y arriver.
Le chemin du gouvernement pour faire passer son décret scélérat est connu. Il passe par la convocation du CTPM le 11 décembre ou 18 décembre. Après le CTPM, l’exécution peut intervenir à tout moment. Qu’importe que le CTPM vote majoritairement « pour »ou « contre ». Récemment on a vu le gouvernement faire passer la loi Fillon, et ses décrets après que les dirigeants syndicaux se soient fendus de solennelles déclarations de protestation. Le gouvernement n’en a cure : l’essentiel , c’est qu’ils participent.
A cet égard la prise de position du dernier Conseil national du SNES ne répond à aucun moment à la volonté massivement exprimée de voir maintenu la totalité du décret de 50 et les garanties statutaires. Si elle évoque le CTPM, elle n’indique pasque la direction du SNES boycottera jusqu’au bout ce CTPM.
Ce n’est pas sans rapport avec l’étrange « dispositif d’action » préconisé. Il consiste à appeler à une manifestation à Paris un samedi fin Janvier : on est sûr ce jour là qu’aucune confrontation avec le pouvoir n’aura lieu ! Et en outre , selon toute probabilité, que le décret aura alors été promulgué. En effet le gouvernement doit le faire avant que ne soient convoqués les CTP qui dans toutes les académies vont mettre en application les suppressions de poste qu’il implique .
Les enseignants des lycées et collèges ne peuvent accepter que les dirigeants laissent la voie libre au gouvernement.
Ils exigeront massivement que les dirigeants syndicaux - et en premier lieu ceux des syndicats nationaux de la FSU - prennent les décisions visant effectivement à défaire le gouvernement :

- qu’ils exigent que ne soit pas touché au décret de 50
- qu’ils décident de boycotter jusqu’au bout le CTPM , de refuser toute discussion sur la réécriture du décret de 50.
C’est là la première et indispensable étape pour permettre la mobilisation du personnel visant à défaire le gouvernement.


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