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Seconde carrière des enseignants : de qui se moque t-on ?

jeudi 3 novembre 2005  Enregistrer au format PDF


Après avoir attendu plus de deux ans après la publication de la loi pour élaborer les textes d’application, le ministère de l’Éducation Nationale vient de repousser à au moins une année la mise en œuvre du dispositif de seconde carrière des enseignants.

Les travaux effectués par le conseil d’orientation des retraites avant la réforme de 2003 avaient mis en évidence que la quasi-totalité des enseignants partaient en retraite dès qu’ils le pouvaient. Exerçant un métier exposé, ils choisissaient la retraite quand bien même la prolongation de leur activité leur auraient permis d’obtenir une pension de retraite plus élevée.

Face à leur mobilisation de 2003, le gouvernement a inscrit dans son projet de loi la création d’un dispositif particulier de mobilité au sein de la Fonction Publique. Cette prétendue « contre partie » à une loi qui dégradait profondément les conditions d’exercice de fin de carrière est vite apparue comme un effet d’annonce tant elle semblait en contradiction avec les prévisions de suppression d’emplois. Elle a cependant entretenu l’aspiration d’un nombre important d’enseignants à une mobilité professionnelle.

La FSU a contesté au moment de l’élaboration du décret d’application que soient écartés du bénéfice de la seconde carrière, les enseignants du supérieur, les personnels d’éducation et d’orientation.

C’est aujourd’hui l’ensemble des enseignants qui vient d’apprendre le report de la mise en œuvre. C’est d’autant moins explicable que les corps enseignants accueillent chaque année des dizaines de fonctionnaires de catégorie A.
La FSU a contesté ce report devant le comité technique paritaire réuni le 18 octobre, sans obtenir aucune réponse du représentant du ministre.

Elle dénonce l’absence de volonté politique du gouvernement et demande solennellement au ministre de l’Éducation Nationale de prendre de manière urgente toute disposition lui permettant de ne plus repousser le moment d’appliquer la loi.


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