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Sécurisation des parcours professionnels

mercredi 30 janvier 2008  Enregistrer au format PDF

CDFN 4/5 décembre 2007 : Groupe Formation professionnelle/Qualifications/Emploi, Sécurisation des Parcours Professionnels (SPP)


1/ La Sécurisation des Parcours professionnels est au cœur des négociations en cours entre partenaires sociaux sur le contrat de travail.

2/ La FSU est doublement concernée par cette thématique
- D’une part, « structurellement », vu le poids déterminant de la formation dans sa relation avec l’emploi (aussi bien en termes d’insertion que de maintien ou retour à l’emploi)
- D’autre part, « conjoncturellement », parce que le CNFPTLV (Conseil National de la Formation professionnelle tout au Long de la Vie où siège la FSU) a mis cette question à l’ordre du jour de la réunion du 12 décembre.

3/ Mais cette entrée dans la question de la SPP par la seule formation peut être réductrice. Elle peut conduire à avaliser la "flexibilité" non seulement comme une donnée de la période mais comme la seule perspective dans l’évolution de l’emploi (confusion mobilité/employabilité). De ce fait, elle peut conduire à faire de la formation une simple "réparation", un remède à des situations difficiles au niveau de l’emploi. (Le MEDEF se cantonne à cet aspect dans le groupe de travail du CNFPTLV.)
On mentionnera à ce propos l’émergence dans le champ de la formation professionnelle d’un nouveau concept : le « parcours professionnel », dont la dimension fortement individuelle constitue sans doute l’aspect déterminant.

4/ En fait deux conceptions s’opposent sur ce terrain :
- L’une consiste à préconiser un donnant / donnant flexibilité / SPP. C’est ce qu’on retrouve clairement exprimé dans l’avis du CES adopté en mai 2007 (« Toute mobilité pourrait être acceptable, qu’elle soit initialement choisie ou non, dès lors que son environnement est sécurisé »), dans un rapport du CESR Bretagne de septembre 2007 (« Conjuguer flexibilité et sécurisation des parcours professionnels en Bretagne »), voire dans le projet de texte d’orientations à moyen terme du CEREQ présenté au CA le 28 courant (« La FTLV comme levier d’un nouveau consensus social à même de concilier flexibilité du travail et sécurité sociale »)

- L’autre affirme que la meilleure garantie de l’emploi repose sur un niveau de formation initiale élevé combiné avec le maintien des avantages acquis via le contrat de travail, quelle que soit la situation du salarié (en activité, en formation, en recherche d’emploi). Le financement de cette garantie (hors FI) étant assuré par un fonds mutualisé auquel cotisent entreprises et salariés avec un système de bonus / malus.( cf. par exemple le projet de Sécurité Sociale Professionnelle de la CGT).

Les mandats en cours de la FSU sur le lien emploi/qualifications la positionnent sur la deuxième option. Un travail sur ces questions avec les partenaires syndicaux semble nécessaire et urgent.

Annexe : L’orientation des adultes : existant et difficultés

Un adulte qui cherche une aide à l’orientation, qu’il soit salarié ou demandeur d’emploi, se heurte à une grande dispersion et une grande segmentation de l’offre, ce qui a pour conséquence un manque de transparence et de lisibilité.
Entre 18 et 26 ans, il peut s’adresser à la Mission Locale ou à la PAIO ;
Quelque soit son age, il peut passer par l’ANPE, l’AFPA, les Centres de Bilan, les MIFE (Maisons de l’information sur la formation et l’emploi) dans certains bassins d’emploi, ainsi que par les CIO qui sont ouverts à toute personne à la recherche d’aide, de conseil et d’information sur les métiers et les professions.

Les cadres peuvent également s’adresser à l’APEC ou l’APECITA.
D’autres réseaux interviennent également, sur des publics peut être moins nombreux :
- Centres consulaires d’information et d’orientation pour l’apprentissage,
- Centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDF),
- Fonds de gestion du congé individuel de formation (FONGECIF),
- Maisons de l’emploi et de la formation,
- Points relais conseils pour la VAE (validation des acquis de l’expérience),
- Réseau CAP EMPLOI,
- Réseau information jeunesse,
- Service d’information et d’orientation universitaire

Pour sa part, l’ANPE peut assurer directement la prestation d’orientation, mais elle la sous-traite le plus souvent à des organismes de formation tels que les GRETA, mais aussi à des organismes associatifs ou même privés.

Chaque organisme propose des outils d’orientation différents : service personnalisé d’appui à la définition du projet de formation, bilan de compétences, entretien d’orientation professionnelle, guidance professionnelle personnalisée, prestation d’orientation en groupe.
Si certains organismes travaillent sur le problème général d’orientation de l’individu, d’autres ont un champ d’action plus limité.
A tous il manque un élément essentiel : la connaissance exacte du marché du travail, de ses débouchés, des salaires, du nombre d’emplois dans chaque métier, des évolutions en cours.

Mais le problème majeur qui reste à l’issue d’une procédure d’orientation, c’est de trouver le financement pour la formation choisie, quand ce n’est pas d’attendre des mois, parfois des années pour des formations déjà financées. D’autres difficultés se rajoutent concernant les niveaux de rémunération, les frais de transport et d’hébergement, …tous éléments qui sont des freins puissants à l’orientation.


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