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jeudi 29 septembre 2005  Enregistrer au format PDF


Le gouvernement poursuit dans sa volonté de mettre en oeuvre une politique de remise en cause des droits des salariés et des services publics et de développement de la précarité notamment pour les jeunes. Ce faisant il rejoint les souhaits explicites du MEDEF.

Cela se traduit par la mise en place du Contrat de Nouvelle Embauche qui porte un coup considérable au droit du travail et instaure pour l’insertion dans l’emploi une forme nouvelle de précarité dont le MEDEF et les tenants du néolibéralisme souhaitent déjà l’extension. Cela se traduit également par un contrôle renforcé des chômeurs et l’accentuation d’une politique qui vise à les rendre responsable du chômage alors que rien n’est fait pour contrer les licenciements économiques qui se multiplient.
Les jeunes et notamment ceux des milieux défavorisés feront prioritairement les frais de cette politique.

Aucune réponse n’est apportée aux légitimes revendications salariales ni à l’exigence d’un rééquilibrage dans le partage de la valeur ajoutée. La réforme annoncée de l’impôt sur le revenu est porteuse de nouvelles injustices, renforcera les inégalités et privera encore plus les services publics des moyens d’accomplir leurs missions.

De même il poursuit sa politique d’abandon ou de transfert de ses responsabilités et de privatisation des services publics dans des secteurs comme les transports ou l’énergie. Il ignore les besoins en formation et en qualifications et impulse une politique éducative de régression. Il engage le service public d’enseignement supérieur et de la recherche dans une recomposition libérale.

De nouvelles tragédies montrent les conséquences dramatiques de l’absence d’une véritable politique du logement social.
Tandis que se développent l’exclusion, la précarité, les inégalités, le gouvernement poursuit des politiques d’atteinte aux libertés, de répression, de pénalisation de la pauvreté qui s’accélèrent avec notamment la chasse aux sans papiers y compris en direction des enfants et des jeunes avec leur cortège d’arbitraires et d’injustices. Ces politiques se traduisent aussi par un développement de l’enfermement et de l’incarcération des mineurs les plus en difficultés.

La répression contre les mouvements sociaux s’accentue avec les poursuites contre les lycéens ou à Millau contre divers acteurs du mouvement.

Cette politique est inacceptable. Elle va à l’inverse de ce qui serait nécessaire pour répondre aux besoins, lutter contre le chômage et pour de véritables solidarités.
En matière de fonction publique le gouvernement a choisi également le passage en force avec notamment le PACTE et les CDI.

Même s’il semble mettre en sourdine son projet de cadres statutaires il n’en poursuit pas moins une politique de remise en cause des statuts. Alors que le passif accumulé en matière de pouvoir d’achat des salaires et pensions reste inchangé et court le risque d’une nouvelle dégradation, que les bas salaires restent à un niveau inacceptable et que les possibilités de carrière sont sans cesse réduites, il retarde l’échéance de négociations salariales et essaye de biaiser avec les revendications tandis qu’un projet de réforme de l’IRCANTEC dessine de nouvelles dégradations en matière de retraite pour les non-titulaires et de nombreux retraités. Des menaces se précisent sur la protection sociale complémentaire des fonctionnaires. De nouvelles suppressions d’emplois sont annoncées qui viennent s’ajouter à celles intervenues les années précédentes. Le transfert des missions et des personnels aux collectivités territoriales, après une pause, se poursuit en dépit de l’opposition massive des personnels.

En matière d’éducation et de recherche cette rentrée se fait sous le signe de nouvelles régressions. Elle est marquée par l’ampleur des suppressions d’emplois dans le 2nd degré et les savoirs et l’insuffisance des créations dans le 1er degré qui vont se traduire par une dégradation rarement égalée des conditions d’enseignement et de travail et un surcroît de précarité et de chômage dans un service public affaibli (transfert des TOS...). La rentrée est marquée également par la volonté d’imposer l’application de la loi Fillon pourtant rejetée par l’ensemble de la communauté éducative, une loi qui tourne le dos à la réussite de tous les jeunes ; elle est marquée aussi par le refus d’entendre les propositions de la communauté scientifique et de négocier le contenu de la loi recherche tandis que se mettent en oeuvre des mesures qui vont à l’encontre de ces propositions.

Cette situation qui ne permettra pas au service public d’assurer toutes ses missions s’accompagne du retour en force d’un discours réactionnaire sur l’école qui ignore la réalité et les besoins d’une politique faisant accéder tous les jeunes aux qualifications aujourd’hui indispensables. En même temps le ministre relaye les revendications budgétaires de l’enseignement privé justifiant ainsi de manière scandaleuse le dualisme scolaire.

La préparation du budget 2006 se fait sur la base de nouvelles suppressions s’ajoutant aux coupes intervenues ces dernières années.

L’annonce d’une nouvelle vague d’emplois aidés ne répond ni en nombre aux emplois disparus ces dernières années ni en qualité d’emplois aux besoins. Le gouvernement institutionnalise ainsi et aggrave la précarité comme moyen de couvrir des besoins permanents des services publics. La FSU y oppose l’exigence d’emplois statutaires, stables et qualifiés.

Cette politique rencontre une opposition forte des salariés du privé comme du public mais également des usagers.

La rencontre d’Angoulème pour la défense des services publics le montre tout comme les actions contre les reconduites à la frontière ou les manifestations pour le droit au logement.

Pour la première fois depuis longtemps une journée d’action interprofessionnelle de grèves et de manifestations, rassemblant la totalité du mouvement syndical, offre la perspective d’une puissante mobilisation unitaire. La FSU qui avait souhaité contribuer à une telle perspective s’en félicite.

C’est pourquoi le CDFN appelle l’ensemble des personnels, actifs et retraités à faire grève et manifester le 4 octobre
pour une politique ambitieuse en matière de salaires et de pensions

- pour la défense et le développement de l’emploi et contre la précarité et les remises en cause des droits et garanties des salariés et des chômeurs tant dans le privé que dans le public (CNE, PACTE junior, CDI dans la fonction publique, développement des emplois précaires...)

- pour la défense et l’amélioration des services publics répondant à l’ensemble des besoins

- pour un service public laïque d’éducation qui assure la réussite de tous, ce qui implique à la fois des moyens budgétaires à la hauteur des besoins, une autre politique d’éducation et l’abandon de la loi Fillon et de ses décrets d’application.

- pour le développement de la recherche (publique et privée), contre les manoeuvres du pouvoir et pour une véritable négociation de la loi recherche.
- Contre le transfert des missions et des personnels aux collectivités territoriales et le maintien des TOS dans l’équipe éducative et la FPE

La FSU entend tout faire pour assurer la réussite de cette journée d’action qui doit constituer une étape d’un mouvement interprofessionnel puissant et durable dans lequel la FSU entend s’inscrire pour mettre en échec la politique régressive du gouvernement.

Elle recherchera avec les autres fédérations de fonctionnaires les moyens d’une action d’ampleur nationale de grèves ou manifestations pour la défense de leurs revendications et leur proposera d’organiser en commun une initiative publique de débats autour des besoins de la fonction publique au XXIème siècle.

En matière d’éducation et de recherche, le CDFN appelle les sections départementales et les sections d’établissements à utiliser le 4 pages FSU pour impulser sans attendre des initiatives diversifiées au plus près du terrain pour dénoncer la politique gouvernementale et faire connaître les propositions et les revendications de la FSU, rechercher le soutien de l’opinion, intervenir dans tous les départements auprès des députés et sénateurs,etc.. Le CDFN propose de faire de la semaine du 17 au 22 octobre une semaine de diffusion du 4 pages FSU sur les questions scolaires.

En même temps il propose aux personnels de mettre en débat, notamment dans les AG le 4 octobre, une action nationale de haut niveau (grève, manifestations à caractère national...) après les vacances de la Toussaint dans le cadre le plus unitaire possible. Un BDFN dans la semaine du 10 au 15 octobre fera le bilan de ce débat et en tirera les conclusions.

La FSU participera à la manifestation nationale pour la défense des services publics le 19 novembre à Paris.

Elle poursuivra son action contre la directive Bolkestein tant en direction du gouvernement que de ses partenaires syndicaux et sociaux. Elle participera aux actions unitaires qui se préparent.

Elle participera à la manifestation de Genève le 15 octobre dans le cadre de la préparation du prochain sommet de l’OMC à Honk Kong.

Elle continuera à contribuer à la défense des lycéens et militants poursuivis notamment à Millau, à travailler dans le collectif de soutien. Elle exige l’application de l’avis du CSFPE concernant Roland Veuillet.

Elle poursuivra son action contre les expulsions de sans papiers, notamment les jeunes scolarisés en liaison avec le réseau ESF pour leur régularisation et plus généralement contre la politique de remise en cause des droits et libertés (postiers de Bègles sanctionnés et licenciés), dans des cadres aussi unitaires que possibles. Elle s’opposera aux politiques répressives et de mise à l’écart de la jeunesse en difficulté en participant notamment aux collectifs contre la construction des établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) qui se mettra en place.

Elle dénonce la situation scandaleuse du logement social et ses conséquences dramatiques (incendies de l’été) et les expulsions de squats de personnes en attente de relogement.

Elle participera à la manifestation pour le droit au logement pour tous sans discrimination le 15 octobre.

Elle cherchera avec toutes les forces disponibles les possibilités de construire dans un cadre large une initiative pour exprimer le refus de l’exclusion, des discriminations, de la grande pauvreté en exigeant un logement décent pour tous et une régularisation des sans papiers.

La FSU reste très profondément attachée aux principes de laïcité dont la loi du 9 décembre 1905 est l’un des élément important. Elle appelle à la réussite du colloque du 10 décembre 2005 à Paris qu’elle organise avec toutes les grandes organisations laïques. Elle appelle aussi à réussir, dans la même unité, les initiatives locales qui peuvent être décidées.

Pour : 94 - contre : 8 - abst : 6 - nppv : 0


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