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Th.1 : Contre la mise en place des chefs d’établissement et des EPEP dans les écoles primaires

vendredi 8 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


L’année dernière a vu un déferlement inédit d’attaques contre l’enseignement du 1er degré et ses personnels. Les enseignants étaient prêts – ils l’ont montré – à engager un combat déterminé en défense de l’école publique. Mais les directions de la Fsu et du Snuipp ont refusé d’affronter le gouvernement, préférant se concerter avec lui avec le terrible bilan que chacun connaît.

Aujourd’hui, le gouvernement pense qu’il lui est possible de réaliser une transformation radicale des écoles primaires par la mise en place de chefs d’établissement dans les écoles. Depuis des années, les directeurs d’école ont été surchargés de travail. Pour l’essentiel, il s’agissait d’en faire les vecteurs de la politique gouvernementale auprès de leurs collègues. Au lieu de combattre les multiples aspects d’une politique scolaire qui sapait les bases mêmes de l’enseignement public dans le 1er degré, les directions des principaux syndicats se sont contentés de réclamer plus de moyens pour que les directeurs puissent mettre en œuvre cette politique. De ce fait, on a assisté au développement de certaines organisations corporatistes de directeurs, comme le Groupement de défense des idées des directeurs (GDID), dont l’objectif essentiel est l’obtention d’un statut particulier qui correspond de fait à celui de chef d’établissement. Le gouvernement a compris tout le bénéfice qu’il pouvait escompter d’une revendication qui correspond à son objectif de placer un petit chef à son service dans chaque école. Reporté l’année dernière en plein mouvement lycéen, le projet de loi instaurant les établissements publics d’enseignement primaire (EPEP), est loin d’être abandonné.

Cet automne, L. Chatel a déclaré, en substance à l’Assemblée nationale, que le changement de statut des directeurs d’école était le point de passage pour l’instauration des EPEP. A la suite du GDID, le SE-Unsa a manifesté son intention d’aller de l’avant dans cette voie à l’occasion de son proche congrès. Déjà, on a pu voir de quelle manière avec la loi LRU et la contre-réforme du statut des enseignants-chercheurs, le gouvernement a développé l’autonomie des universités et le pouvoir de leur président afin de casser le statut des personnels. De même, à la faveur du projet de contre-réforme des lycées, c’est le même objectif qui est poursuivi avec le projet de décret sur la modification des EPLE qui accroît le pouvoir des chefs d’établissement.

La responsabilité de la Fsu et du Snuipp est d’engager le combat contre l’instauration d’un statut de chef d’établissement dans les écoles et la création d’EPEP. Que la Fsu et le Snuipp refusent toute concertation sur ces projets et qu’ils contribuent à la constitution d’un front uni des syndicats enseignants pour en obtenir le retrait pur et simple.


Yves Ankaoua (élu du courant Front unique au Cdfn et au Cdfd 34)


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