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Th.1 : Contribution du SNUEP

vendredi 8 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


La jeunesse est la première victime de la crise économique et subit les contrecoups d’un marché de l’emploi fortement détérioré. Les politiques développées depuis plusieurs mois en faveur de l’emploi et de la formation des jeunes sont loin de répondre à leurs préoccupations. Elles n’ont pour objectif que de satisfaire les besoins immédiats de certains secteurs en accélérant l’insertion professionnelle, au détriment d’une formation complète nécessaire à une insertion durable sur le marché de l’emploi.

La transformation néolibérale de l’école se traduit depuis une dizaine d’années par des attaques de plus en plus importantes contre l’enseignement professionnel, par la réforme du Bac Pro 3ans ou par la volonté de délester vers l’apprentissage les élèves les plus éloignés de la culture scolaire.

Le développement de l’apprentissage public, par la création de CFA académiques et la transformation des lycées professionnels en lycées des Métiers, est la nouvelle arme utilisée pour en finir avec le modèle de l’enseignement professionnel. Dans les années à venir, le développement de parcours mixtes (scolaire puis apprentissage) à l’intérieur du lycée des Métiers permettra de continuer la démolition du service public de la formation professionnelle initiale.

Le SNUEP considère la formation de tous les PLP (« généralistes » ou « professionnels ») comme fondamentale, et il tient particulièrement à la garantie de professionnalisation des IUFM.
Si les finalités de la formation, le niveau de qualification et de recrutement doivent être identiques pour l’ensemble des PLP, l’entrée dans la formation doit pouvoir prendre en compte les particularités de l’enseignement professionnel (reconversion professionnelle, disciplines « métiers » sans réels parcours universitaires...). Ainsi, si l’admission peut se situer en fin de M2 pour l’ensemble des disciplines, on peut envisager une admissibilité qui pourrait être variable (de L3 à M2) en fonction des choix et des parcours des candidats : la formation doit permettre de les armer pour mieux faire réussir les élèves.

Combattre l’échec scolaire passe aussi par une gratuité réelle de tout ce qui est afférent aux études. Nous savons que ce qui décide certains élèves à aller vers l’apprentissage est le coût financier des études.
Le SNUEP estime que pour combattre l’échec scolaire, il est impératif de mutualiser les expériences pédagogiques aussi bien entre les 3 voies de formation du lycée qu’avec le collège. Le collège ne peut pas être laissé de côté, il doit être refondé afin de devenir un collège pour tous. La FSU doit se donner-là un vrai mandat d’étude.


Le secrétariat national du SNUEP


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