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Th.1 : La succession des journées d’action est éprouvante et inefficace

vendredi 8 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


J’adresse à Pour Info la motion adoptée dans mon établissement ; je pense que ces problèmes nous concernent tous et doivent être débattus par tous.

Les personnels du collège Croix d’Argent ( Montpellier) réunis jeudi 17 décembre 2009 avec leurs organisations syndicales SNES-FSU, CGT Educ’Action, SN-FO-LC se félicitent de l’unité intersyndicale forgée autour de l’exigence d’abandon de la « réforme » du lycée présentée par le ministre Châtel.

Cette réforme, tout comme celle portant sur la masterisation des concours, s’effectue dans le cadre des 43 000 suppressions de postes depuis 2003, des 16 000 prévues en 2010.
Elle ampute les horaires disciplinaires, non seulement en histoire-géographie, mais dans toutes les disciplines (langues, mathématiques, sciences…), tout en maintenant des effectifs par classe élevés. Par ailleurs avec un tiers des dotations horaires affectées par établissement, que peut-il rester du baccalauréat examen national terminal, anonyme ?

La réforme va dégrader une fois de plus l’enseignement dispensé au lycée et elle met en cause les statuts des enseignants dont elle alourdit les services en multipliant les classes, supprimant les dédoublements, tout en introduisant des missions qui ne sont pas les leurs, au détriment des autres personnels dont les COPsy.

Cette réforme n’est pas amendable, pas plus que le décret portant sur les EPLE qui l’accompagne et aggrave la déréglementation dans les collèges. Elle est inacceptable et nous n’en voulons pas !

C’est pourquoi nous exigeons :
- le retrait des décrets portant sur la réforme des lycées et des EPLE,
- à nouveau l’abrogation du décret de juillet 2009 sur la masterisation des concours, et de sa circulaire d’application du 20 août,
- le maintien des garanties statutaires de tous les personnels, des décrets de 1950 pour les enseignants du second degré, du recrutement sur concours à bac+ 3 pour les certifiés, CPE, PE, COPsy…, bac + 4 pour les agrégés, l’arrêt des suppressions de postes et la restitution des postes supprimés.

Le ministre refuse d’entendre ces revendications et veut passer en force. Il a maintenu les décrets relatifs à la réforme des lycées à l’ordre du jour du CSE du 10 décembre.

Nous sommes tous persuadés que la succession de journées d’action est éprouvante pour les personnels et inefficace. Face à l’entêtement du gouvernement et la gravité des attaques, aujourd’hui pour nous c’est la grève jusqu’au retrait, dans l’unité des personnels et de leurs organisations syndicales, sur leurs revendications, qui peut faire plier le ministre.

Audrey Marc, élue PRSI au CDFN


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