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Th.1 : « Réforme » des lycées : il est plus que temps pour la FSU d’engager le combat, d’exiger le retrait, et de rompre les discussions avec le gouvernement.

vendredi 8 janvier 2010  Enregistrer au format PDF


Au CSE du 10 décembre, Chatel en faisant adopter la « réforme des lycées » et la modification du statut des EPLE a déclaré, « je ne reviendrai sur rien ». Il confirme ainsi qu’il n‘y a d’autre moyen, pour obtenir le retrait de cette « réforme » que d’aller à l’affrontement avec le gouvernement.

Cet affrontement est nécessaire vu les enjeux : tout le monde est d’accord, aujourd’hui, la « réforme » des lycées est un moyen d’économiser un volant de poste permettant de poursuivre la politique budgétaire engagée par le gouvernement. L’autonomie est un moyen d’exploser le cadre national des horaires, et les statuts des enseignants. Ce qui est en cause c’est une dévalorisation et une déqualification de l’enseignement pour les élèves. Il s’agit aussi de liquider un corps entier, celui des CO-Psys, et d’alourdir la charge de travail des enseignants, en s’éloignant toujours plus de leur métier, et de leur matière, bref de mettre le doigt dans l’engrenage de la destruction des statuts définis par les décrets de 1950.

Cet affrontement est nécessaire, et il faut rompre avec l’orientation de confusion de la fédération et de ses syndicats : le 13 octobre, G. Aschiéri voyait dans l’annonce de la réforme par Sarkozy, la reprise d’exigences formulées par la FSU. Les représentants des syndicats se sont alors rendus à la convocation du gouvernement, jusqu’à ce que celui-ci puisse rendre publique sa grille horaire, le 19 novembre. La FSU a appelé le 24 novembre à une journée de grève, notamment pour « une réforme ambitieuse » du lycée et non pour son retrait. Quant aux journées d’action du mois de décembre, sans appel à la grève, elles ne pouvaient avoir aucun effet ! D’autant que la direction de la FSU a accompagné jusqu’au bout la « concertation », y compris au CSE dont l’issue était connue par avance, reconnaissant de fait le cadre de la « réforme ».

Afin d’éviter une défaite mortifère pour les enseignants et leurs syndicats, il est temps, plus que temps d’engager le combat ! Or ce combat ne peut être mené que dans la clarté, bien sûr du mot d’ordre : retrait de la « réforme » des lycées, retrait du décret sur les EPLE, mais aussi de cesser en toute occasion de réclamer de « nouvelles discussions », discussions qui aboutissent toujours à la même conclusion ! La même contre-réforme des lycées. La fédération doit organiser la manifestation de toute la profession, à Paris, au siège du pouvoir pour exiger le retrait de la « réforme » Chatel.

Julien Barathon, Front Unique, secrétaire de S1 du Snes, membre de la CA académique de Clermont.


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